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5 trucs pour repérer la présence d’un orignal

Lorsque vous marcherez dans les bois, restez attentif! Vous décèlerez les traces qui révèlent la présence discrète de nombreux animaux, dont le roi de nos forêts. Voici d’ailleurs quelques trucs répertoriés par Michel Therrien, véritable passionné de la faune, et qui vous permettront de suivre la piste d’un orignal.

Auberge de montagne des Chic-Chocs Auberge de montagne des Chic-Chocs
Auberge de montagne des Chic-Chocs © Sépaq

Des sentiers tracés dans la forêt

Les orignaux sont des animaux parfois assez routiniers. Pour conserver un maximum d'énergie, ils évitent les obstacles comme les milieux inondés et les escarpements. Ainsi, ils passent souvent au même endroit et comme un troupeau de bovins, ils empruntent des sentiers trahissant leur passage répété. Considérant sa taille et son poids, le chemin dessiné par les allers-retours entre un site de nourriture et un site de repos est facilement repérable.

Des arbres frottés

À l’automne, alors que les orignaux mâles sont en rut, ceux-ci frottent constamment les arbres et les arbustes avec leur panache dépourvu des velours. Ce comportement permet aux mâles de mieux se préparer à des combats potentiels, tout en développant davantage les muscles de leur cou. Les arbres frottés laissent alors voir des signes de blessures, car sous la force des panaches, les écorces éclatent en lambeaux. À l’occasion, les mâles briseront même le haut de petits arbres qui, parfois, demeure emprisonné temporairement dans leur panache.

En général, les frottages se retrouvent entre 3 à 6 pieds de hauteur. Occasionnellement, le mâle défiera aussi hostilement plusieurs petits buissons plus bas en hauteur en balayant son panache dans divers types de bosquets.

Il est rare qu’un orignal mâle agisse agressivement à l’endroit d’un humain, mais il est important de se rappeler que la forêt leur appartient. Ceux-ci semblent vouloir nous la rappeler, particulièrement en automne. Donnez donc la priorité aux orignaux lorsque nous tombons face à l’un d’entre eux dans un sentier.

Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Beside | © Sépaq
Parc national de la Jacques-Cartier
Parc national de la Jacques-Cartier Steve Deschênes | © Sépaq
Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Steve Deschênes | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Beside | © Sépaq

Des traces de dents sur des écorces

Lorsque les feuilles se font plus rares sur les arbres, les orignaux ont tendance à dérober certaines écorces avec leurs incisives afin de s’alimenter. L’écorce de l’érable rouge est souvent la cible des orignaux, mais ceux-ci consomment également certaines autres écorces de feuillus. Les plus fins observateurs découvriront ce type de vestiges à diverses hauteurs, selon la présence ou non de neige au sol.

À certains endroits, les randonneurs pourront même repérer des regroupements d’arbres touchés par ce comportement de l’orignal. Lorsque les cicatrices sont fraîches et que la sève de l’arbre est encore odorante, il arrive de surprendre une bête dans les alentours, alors soyez attentifs!

Des excréments au sol

Les excréments d’orignaux varient selon les saisons et leur régime. À partir du moment où il n’y a plus de feuilles aux arbres et de plantes aquatiques disponibles, les excréments atteignent 1 pouce en longueur et ils sont fibreux. En été, les excréments sont plutôt sous forme de grappe et ils sont plus brunâtres. Lorsque les orignaux se nourrissent abondamment des plantes et d’herbes aquatiques, nous retrouvons parfois des excréments sous forme plus boueuse. Les randonneurs peuvent ainsi déterminer si les souvenirs laissés par les orignaux sont frais en fonction de la saison.

Frottage d'orignal © Sépaq
© Sépaq

Une souille de mâle

Les orignaux mâles courtisent les femelles en se parfumant le corps et en laissant des odeurs au sol dans les souilles qu’ils créent. C’est la diminution de la lumière du jour qui engendre l’avènement de la période de reproduction chez l’orignal et les souilles des mâles jouent un rôle important chez ce cervidé, car la période de réceptivité sexuelle des femelles est très brève.

Une souille est un trou que le mâle creuse avec ses pattes avant et qui est composé de terre fraîche et d’urine.  En agissant ainsi, le mâle parfume le devant de son corps, sa barbiche et le revers de ses bois. Puis, en se déplaçant dans la forêt, le mâle entre en contact avec des arbustes, ce qui disperse son parfum de rut tout autour. Il est possible de découvrir une souille simplement à l’odeur qu’elle diffuse, particulièrement lorsqu’elle est fraîche. Les randonneurs peuvent reconnaître rapidement une souille par le trou anormal et très distinctif dans la forêt.  Sachez que le mâle est souvent proche de sa souille lorsque son urine déposée au sol est encore très odorante.

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