La longue randonnée d’hiver

Mythes et réalités

Pour ceux et celles qui ne l’ont jamais essayé, la longue randonnée d’hiver, celle que l’on accomplit sur plus d’une journée, peut paraître inaccessible. Pourtant, il s’agit d’une expérience hivernale tellement plaisante! Et contrairement aux croyances, il faut peu de préparation et peu d’équipement pour profiter d’un séjour agréable.

Pour mieux vous convaincre de tenter l’expérience pour une première fois, nous avons identifié 10 mythes que l’on entend souvent et qui ne devraient pas freiner votre envie de l’essayer.

Parc national de la Gaspésie Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq

La longue randonnée d’hiver est difficile physiquement et réservée aux randonneurs experts

Faux. Il existe des sentiers de longue randonnée pour tous les goûts, de tous les niveaux de difficulté. Que vous soyez un randonneur expérimenté ou simplement un marcheur en forme, il existe un sentier adapté à votre style. Et si vous ne souhaitez pas transporter votre sac à dos pendant tout le trajet, certaines destinations offrent même le transport de bagages.

Partir en longue randonnée nécessite beaucoup d’équipement spécialisé

Faux. Contrairement aux croyances, la longue randonnée nécessite peu d’équipement. De bons vêtements d’hiver et quelques accessoires pour cuisiner suffisent.

En refuge, on mange seulement des sachets de nourriture déshydratée

Faux. Dépendamment du nombre de journées que durera votre expédition, vous pouvez cuisiner de délicieux repas dans un refuge. Aussi bons qu’à la maison! Risotto aux champignons sauvages, fondue au fromage, cari de pois chiches, pâtes au pesto… tout ce dont vous aurez besoin pour cuisiner ces délicieuses recettes, c’est d’un peu de préparation à l’avance, d’un petit chaudron, d’un brûleur et de vos goûteurs préférés, bien entendu.

Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq
Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq
Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq
Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq

Il faut absolument marcher très longtemps pour se rendre à son refuge

Faux. Certains refuges sont situés à quelques kilomètres à peine du point de départ. Si vous souhaitez marcher moins de trois heures pour vous rendre à destination, c’est possible. Choisissez un sentier qui correspondra à vos critères, tout simplement.

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La longue randonnée est risquée, on peut se perdre en forêt

Faux… avec un petit bémol. La longue randonnée d’hiver n’est pas plus risquée que la randonnée d’hiver en général. Restez dans les sentiers et assurez-vous toujours de consulter la carte du parc avant de vous engager dans un nouvel embranchement.

Mais surtout, ne sous-estimez pas les conditions hivernales. Avant de planifier votre aventure, consultez les prévisions météo, assurez-vous d’apporter des vêtements adaptés et soyez vigilants si vous devez composer avec de bonnes bordées de neige.

Lorsque l’on fait de la longue randonnée, il faut s’habiller très chaudement

Faux. Même qu’il est recommandé de s’habiller assez légèrement pour avoir un peu froid au moment du départ. Il faut se rappeler que lorsque l’on marche en raquette, avec un sac à dos chargé, on se réchauffe naturellement au bout d’une quinzaine de minutes. La meilleure stratégie demeure de s’habiller en multicouches, de sorte que vous pouvez ajouter ou retirer un vêtement, selon l’intensité de votre effort physique et des conditions hivernales. Privilégiez le lainage (de type mérinos) et le polaire, comme ces tissus sèchent plus vite.

Vous avez du mal à supporter le froid? Traînez avec vous des petits coussinets chauffants, aussi appelés hot pads. Pour moins de 5 $, vos pieds et vos mains seront au chaud tout au long de votre randonnée, et ce, même à -30°C.

Il fait froid dans un refuge

Faux. Les refuges sont tous équipés d’un bon poêle à bois, et ceux-ci fournissent une bonne source de chaleur. À l’arrivée cependant, il est vrai qu’il fait froid dans un refuge. Mais une fois le feu allumé, il ne faut qu’attendre quelques minutes pour sentir la chaleur se diffuser. Au bout d’environ une heure, le refuge est normalement bien réchauffé. D’ailleurs, il faut prévoir un sac de couchage plutôt léger, puisque de façon générale, il fait même chaud dans un refuge.

Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq
Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Nancy Guignard | © Sépaq

On dort mal dans un refuge

Faux. Après une belle journée au grand air, à dévaler les sentiers enneigés au cœur de la forêt, la plupart des gens disent qu’ils ressentent « l’effet nature » et qu’ils dorment à poings fermés dans leur sac de couchage.

Il y a cuisine et salle de bain dans un refuge

Faux. Les refuges sont généralement équipés d’un grand comptoir pour préparer les aliments, mais puisqu’il n’y a ni électricité ni eau courante, il n’y a ni cuisine ni salle de bain. À l’arrière du refuge cependant, on y trouve une toilette sèche, généralement munie de papier hygiénique. Des petites lingettes nettoyantes peuvent être utiles pour ceux qui souhaitent se rafraîchir après une journée en plein air.

On peut arriver dans un refuge sans réservation

Faux. Si l’on souhaite partir en longue randonnée et passer la nuit en refuge, il faut réserver sa place à l’avance, comme on le fait pour un emplacement de camping ou pour un chalet. À noter que les refuges sont des espaces communautaires. Donc si vous passez la nuit dans un refuge pour 8, mais que vous êtes 4, vous pourriez passer la soirée avec un autre groupe de randonneurs. La bonne nouvelle? Les randonneurs sont des gens gentils et les parties de cartes improvisées avec de nouveaux amis sont toujours les plus agréables.

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