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Notre petit guide pour prendre soin de la nature

Par Karine Husson

La popularité du plein air est en pleine croissance et cette année encore, on sera nombreux à en profiter pour pratiquer une foule d’activités, s’évader dans les grands espaces, observer la faune et faire le plein d’air pur. Cet engouement pour la nature n’a rien d’étonnant : c’est une vraie fontaine de jouvence. On y puise vitalité, apaisement, équilibre, réconfort… Et si on en profitait pour la cajoler en retour? Voici quelques pistes toutes simples pour prendre soin de la nature. En s’y mettant tous ensemble, gageons qu’on peut faire une énorme différence.

Parc national du Mont-Tremblant Parc national du Mont-Tremblant
Parc national du Mont-Tremblant Mathieu Dupuis | © Sépaq

Laisser les sentiers guider nos pas

Il y en a pour tous les goûts : larges et aménagés, sinueux et escarpés, nichés au cœur de la forêt ou s’étirant au bord des rivières… En nature, les sentiers n’ont pas été tracés au hasard. Leur parcours donne accès à des points de vue exceptionnels et offre une expérience optimale aux divers types de randonneurs.

En revanche, quand on s’aventure à l’extérieur des sentiers, on risque fort d’abîmer la flore et de nuire à sa régénération, ou de perturber des zones sensibles pour la faune, comme des lieux de nidification. Même en hiver, la circulation à l’extérieur des tracés est dommageable pour les petits arbres ensevelis sous la neige. Alors on évite les raccourcis et on laisse nos pas nous porter au milieu du sentier — même si celui-ci est boueux ou mouillé, question d’éviter l’érosion.

Envie d’en savoir plus? L’organisme Rando Québec propose diverses formations ainsi qu’une boite à outils comprenant notamment un code d’éthique du randonneur. Bien adaptées à nos territoires et à notre réalité, ces publications très utiles s’enrichissent régulièrement de nouveaux contenus.

Ne pas laisser de traces derrière soi

Après avoir gravi la montagne, quoi de plus fantastique que de savourer la vue et un bon pique-nique? On dirait que tout a plus de saveur en plein air, même le sandwich jambon-fromage est meilleur! Tout en appréciant la magie du moment, on garde toutefois un œil sur nos déchets. Un emballage de barre tendre est si vite parti au vent… Tout comme la bouteille d’eau qui glisse de notre sac pour s’échouer au bord du sentier ou le contenant de plastique qui termine sa course au milieu du lac. En plus d’affecter l’expérience des autres visiteurs, ces détritus présentent des dangers pour les animaux qui pourraient les ingurgiter. Un bon truc? Trainer un sac — c’est encore mieux s’il est lavable et réutilisable! — pour rassembler ses déchets et restes de nourriture. Et avant de partir vers de nouvelles aventures, on inspecte les lieux pour vérifier qu’on n’oublie rien sur place. (Psitt! Si les poubelles et contenants de recyclage sont pleins, on évite de les faire déborder et on rapporte plutôt nos détritus à la maison.)

Qu’en est-il des cœurs de pomme, pelures de banane ou croûtes de pain? Même s’ils sont biodégradables, les laisser sur place perturberait l’équilibre naturel des écosystèmes. Alors au lieu de les lancer au loin, on les place dans notre sac à déchets, ni vu ni connu!

Envie d’en faire plus? Rando Québec et Vélo Québec organisent des corvées bénévoles sur les sentiers du Québec. Pour connaître les corvées organisées dans votre secteur, jetez un coup d'œil au groupe Bénévolat en plein air au Québec.

Parc national de la Jacques-Cartier
Parc national de la Jacques-Cartier Mikaël Rondeau | © Sépaq
Auberge de montagne des Chic-Chocs
Auberge de montagne des Chic-Chocs Mathieu Dupuis | © Sépaq
Mikaël Rondeau | © Sépaq
Parc national du Mont-Tremblant
Parc national du Mont-Tremblant Mathieu Dupuis | © Sépaq
Parc national de la Yamaska
Parc national de la Yamaska Julie Audet | © Sépaq

Garder ses distances avec la faune

Observer les animaux est un passe-temps fascinant, surtout quand ils nous observent en retour. Les mignons petits écureuils, les cerfs de Virginie aux grands yeux doux, les phoques qui se prélassent au soleil et les renards au bout du nez frémissant nous attirent comme des aimants. Mais même si la tentation est forte de s’approcher pour mieux les contempler, ce n’est pas une bonne idée, rappelle René Charest, spécialiste en conservation à la Sépaq. « Pourquoi? Parce qu’on perturbe leurs activités. Et que s’ils sont dérangés à répétition, les animaux risquent de changer leur comportement, puis d’éprouver des difficultés à s’alimenter ou devenir plus téméraires, ce qui augmente leurs chances de finir sous les roues d’un véhicule ou de servir de repas à un prédateur. » De plus, en s’approchant des animaux sauvages ou en les laissant nous approcher, on risque de leur faire perdre leur crainte des humains et de mettre tout le monde en danger.

Alors, quelle distance doit-on respecter pour préserver leur tranquillité? De manière générale, on parle de 50 m (visualisez 3 autobus) avec un gros animal, comme un orignal, un cerf de Virginie, un caribou ou un phoque, et de 100 m (ne prenons pas de risque : grosso modo 10 autobus) avec un ours ou un loup. Pour les canards, renards et autres écureuils, la distance recommandée est d’environ 10 m. Mais au-delà de la mesure, l’idée est de ne pas perturber les animaux. Alors si on perçoit des signes de dérangement, même en respectant les distances mentionnées, on n’hésite pas à s’arrêter ou à revenir sur nos pas.

Pour ne pas bouder notre plaisir, on attrape des jumelles ou un appareil-photo muni d’un bon téléobjectif avant de partir dans les bois. On pourra ainsi faire des observations encore plus intéressantes, sans être vu. Envie d’améliorer vos habiletés en la matière? Jetez un coup d’œil aux conseils de la photographe animalière Julie Audet.

Ne pas nourrir les animaux

Lancer des bouts de pain aux canards, c’est une image idyllique qu’on a vue maintes fois au cinéma. Mais dans la nature, c’est une autre histoire. Certains de nos aliments peuvent rendre les animaux gravement malades, en plus de modifier leurs comportements naturels et d’affaiblir leurs instincts de subsistance. Mireille Boulianne, conseillère en conservation et éducation à la Sépaq, en sait quelque chose. « Dans un parc national, les ratons laveurs étaient devenus tellement familiers qu’ils ont ouvert le frigo extérieur d’une roulotte. Fins gourmets, ils ont laissé les saucisses à hot dog sur place… mais sont partis avec les filets mignons! ».

En perdant leur méfiance, les animaux sauvages fréquentent davantage les lieux aménagés et occupés par les humains, ce qui augmente l’occurrence des collisions routières et autres incidents fâcheux. Alors même si c’est parfois tentant, on se retient de partager notre collation avec cet écureuil tout mignon. Les animaux puisent en nature tout ce dont ils ont besoin, faisons-leur confiance et admirons-les de loin.

Parc national des Îles-de-Boucherville
Parc national des Îles-de-Boucherville Mikaël Rondeau | © Sépaq
Parc national de la Yamaska
Parc national de la Yamaska Julie Audet | © Sépaq

Mettre les provisions à l’abri

Les mêmes précautions s’appliquent en camping : on s’assure de ranger les victuailles et autres produits odorants (dentifrice, désodorisant, etc.) dans un contenant hermétique, qui emprisonne les odeurs, et on place le tout dans un véhicule verrouillé. (Surtout pas dans la tente, au risque de recevoir la visite inopinée d’un raton laveur insistant ou d’un ours gourmand.) « Il suffit que les animaux aient accès à de la nourriture ou à des déchets pour qu’ils en prennent l’habitude et collent à un terrain de camping », souligne Mireille Boulianne. La proximité d’un animal sauvage, dont le comportement peut être imprévisible, met en jeu la sécurité des visiteurs. Si l’animal persiste à s’approcher trop près, il s’expose à une capture et à une relocalisation, ce qui présente des risques pour sa survie. Ranger la nourriture hors de portée peut donc éviter bien des ennuis!

La nature nous fait du bien. À notre tour d’en prendre soin. Aimons-la et respectons-la de tout notre cœur, histoire que les générations futures puissent profiter de ses bienfaits et y puiser autant de bonheur.

Trousse de premiers soins pour Mère Nature

  • Rester dans les sentiers
  • Garder ses distances avec la faune
  • Ne pas nourrir les animaux
  • Ranger la nourriture en lieu sûr
  • Rapporter tous ses déchets
  • Ne pas ramasser d’éléments naturels (plantes, bois morts, etc.)
  • Camper aux endroits désignés
  • Privilégier l’emploi de savon biodégradable
  • Faire du feu seulement dans les endroits désignés et respecter les avis de danger d’incendie

Karine Husson

À propos de Karine Husson

Née en Abitibi au milieu des épinettes (et des mouches) noires, Karine a passé son enfance dans le bois, aux côtés d’un père chercheur d’or qui lui a fait découvrir les mille et un visages de la nature sauvage. Après une quinzaine d’années en agence de publicité, elle a décidé de changer de rythme pour pouvoir passer plus de temps… dehors. Elle vit aujourd’hui au Mont-Sainte-Anne et partage ses journées entre ses chiens, ses chevaux, ses skis et son vélo. Le reste du temps, elle déniche de belles histoires à raconter et met sa plume – ou son clavier – au service de sujets porteurs de sens.

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