10 rencontres surprenantes à faire au Festival des insectes

Ne les jugez pas trop vite à leur petite taille! Poilus, colorés, cornus, scintillants, agiles et parfois même mythiques, les insectes sont des êtres surprenants.

Le Festival des insectes de l'Aquarium du Québec vous propose un tête-à-tête avec 10 000 petites bestioles plus grandes de nature. Entrez dans leur univers et laissez-les vous dévoiler leurs secrets les mieux enterrés. C'est un rendez-vous du 20 au 22 avril 2018.

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Aquarium du Québec Aquarium du Québec
Aquarium du Québec Steve Deschênes | © Sépaq

Mante religieuse

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les mantes religieuses sont en ville et pas seulement durant le Festival des insectes! Bien qu'introduites sur le continent nord-américain depuis plus de 100 ans, elles sont communes dans la ville de Québec que depuis quelques années. Il est préférable de les chercher vers la fin de l'été alors qu'elles atteignent leur taille maximale de 5 à 6 cm de long. Particulièrement bien camouflées dans les herbes hautes, la technique de la battue à l'aide d'un filet à papillons permet de révéler leur présence dans les champs naturels.

Piérides

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les piérides sont de magnifiques papillons diurnes arborant des couleurs chaudes sur une base de blanc. Particulièrement communs, ces petits volatiles sont faciles à observer dans les prés et les jardins. Il est possible de les attirer chez soi en leur offrant des tranches de fruits coupés. Toutefois, ils sont également friands de sels minéraux, lesquels se retrouvent en grande concentration dans les urines! Les spécimens sur la photo s'amalgament ensemble possiblement à l'endroit où un mammifère avait marqué son territoire. Leurs couleurs verte et jaune leur confèrent un camouflage de choix.

Dynastes

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les dynastes sont une grande famille de scarabées dont la majorité des espèces arborent des couleurs terreuses. Ils sont toutefois impressionnants de par leur corne démesurée, d’où leur surnom de scarabées rhinocéros. Les mâles s'en servent lors de combats contrôlant l'accès aux femelles, tout comme le font les cerfs de Virginie et les orignaux pendant l'automne. L'élevage de ces insectes est populaire parmi les entomologistes qui prennent un grand soin des larves. En leur offrant un compost de bois de qualité, leur pupe ainsi que leur taille à l’âge adulte seront plus grosses.

Sauterelle

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Cette sauterelle est munie d'un camouflage exceptionnel lui permettant de survivre dans le milieu compétitif des jungles tropicales. À l'approche d'un prédateur, plusieurs choisissent l'immobilité totale plutôt que la fuite. Bien que la majorité se nourrisse de feuillage, certains individus ne s'attaqueront qu'aux fruits, alors que de plus rares espèces sont carnivores! Le pic immense au bout de leur abdomen est en fait un ovipositeur. Ce dernier n'est présent que chez les femelles qui s'en servent pour pondre leurs œufs à l'intérieur de la terre. Ainsi, à l'abri des prédateurs, ils seront en sécurité jusqu'à l'éclosion.

Copaxa

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

L'homme observe depuis des millénaires les papillons de nuit s'envoler vers les flammes des feux de camp. L'expression anglaise « like a moth to a flamme » fait d'ailleurs référence à une attirance inébranlable, mais toutefois mortelle. Il y a quelques décennies, les lampes artificielles prenaient le relais pour détourner et épuiser mortellement d’innombrables spécimens. Heureusement, les nouvelles technologies de l'éclairage produisent des lumières plus écoénergétiques qui, par hasard, n'attirent plus autant les insectes nocturnes, de quoi leur offrir un peu de répit dans nos environnements urbains. Les plus gros papillons de nuit, comme ce Copaxa, sont dépourvus d'un appareil buccal leur permettant de se nourrir. Ainsi, l'adulte ne survit pas à l’épuisement de ses ressources de graisses accumulées à l'état larvaire, ce qui limite son espérance de vie à quelques jours seulement.

Abeille

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

L'exploitation de la canne à sucre nous a permis de le rendre omniprésent dans notre alimentation. Toutefois, l'homme a longtemps eu besoin d'être plus audacieux pour se « sucrer le bec ». L'une des méthodes consistait à braver les piqûres des abeilles sauvages pour se procurer leur précieux miel. Encore de nos jours, la récolte artisanale en milieu sauvage reste pratiquée, bien que la domestication de l'abeille fournisse la majorité du miel consommé. De plus en plus populaire, l'apiculture urbaine nous permet d'être en contact avec ces insectes qui étaient autrefois plus présents dans les environnements sauvages.

Scarabée d'or

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Le scarabée d'or fut longtemps une figure mythique de l'entomologie, pour ne pas dire une légende des hautes montagnes d'Amérique latine. Autrefois, il fallait secouer les feuilles des jeunes arbres pour espérer faire tomber et capturer quelques spécimens. De nos jours, la majorité des spécimens sont trouvés la nuit près des lumières artificielles, tout comme le sont nos fameux hannetons québécois que l'on surnomme "barbot". Toujours d'une beauté exceptionnelle, les scarabées dorés sont toutefois communs, comme d'ailleurs tout insecte en milieu naturel. Cependant, leur habitat limité au sommet des hautes montagnes et leur difficulté d'observation nous a longtemps laissé croire qu'ils étaient en fait beaucoup plus rares.

Morpho

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les papillons bleus sont d'une rare popularité au Québec, et ce, depuis la sortie du film « Le papillon bleu » de Léa Pool. Le nom commun fait référence au genre Morpho qui comprend près de 30 espèces réparties dans les Amériques. La plus nordique ne franchit à peine que la frontière des États-Unis. Il est donc nécessaire de visiter les tropiques pour les apercevoir. Appréciant les rivières, il y est souvent possible s'observer les mâles patrouiller leur territoire, ces derniers n'hésitant pas à chasser les intrus. Les femelles arborent quant à elles des couleurs moins éclatantes, préférant l'ombre et la sécurité des sous-bois.

Fourmis coupeuses de feuilles

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les fourmis coupe-feuilles sont d'une omniprésence rare dans les jungles néotropicales. Travailleuses inépuisables, elles collectent des feuilles qu'elles mâchent dans leur nid souterrain pour en faire un substrat organique. Celui-ci sera inoculé d'un champignon qui servira ensuite de nourriture pour la colonie. Ces fourmis sont donc de véritables agricultrices! Néanmoins, elles donnent parfois des cauchemars aux fermiers locaux qui peuvent voir leurs récoltes drastiquement endommagées par l'arrivée de ces insectes.

Longicorne géant africain

Pierre-Olivier Ouellet | © Sépaq

Les longicornes sont des coléoptères portant toujours de très longues antennes. Bien que certaines espèces pondent sur le bois mort dont se nourriront leurs larves, certaines s'attaquent aux arbres encore vivants. La présence du longicorne asiatique, une espèce envahissante au Canada, menace d'ailleurs la santé de nos érablières. Le longicorne géant africain s'attaque de son côté aux acacias. Munis d'un camouflage imitant l'écorce, les adultes passent leur journée au repos sur les troncs, refusant même de s'envoler lorsqu’ils sont touchés.

À propos de la Bibitte Mobile

La Bibitte Mobile est un insectarium ambulant propageant la science des insectes aux quatre coins de la province. Initiative de l'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet, ce dernier n'hésite pas à voyager sur tous les continents pour documenter sa passion. Dévoué à rendre accessible les connaissances, son équipe propose divers services toujours offerts sous des formats uniques, de quoi réinventer l'éducation de l'entomologie.

Cherchant l'endroit idéal pour la mise en place d'un événement d'envergure à caractère entomologique, l'Aquarium du Québec est retenu comme partenaire de choix pour la mise en place du premier Festival des insectes. Intéressé par le concept, l'établissement accueille la première édition en avril 2015.

Pierre-Olivier élargit maintenant ses ambitions en se consacrant à la gestion et conservation de la biodiversité dans les pays en voie de développement. Ses nouvelles initiatives viseront à restructurer nos perceptions quant à l'exploitation des ressources fauniques en milieu naturel.

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