Instants de nature inédits

En collaboration avec le photographe Éric Deschamps.

Prenez un moment pour vous laisser émerveiller par les clichés de ce jeune photographe bourré de talent qu'est Éric Deschamps. Ce qui rend son travail unique? Son regard authentique, sa passion contagieuse, son habileté à capter des instants empreints de magie, mais surtout, le grand respect qu’il témoigne à l’objet de ses découvertes, cette nature grandiose.  

À notre grand bonheur, il a accepté de partager avec nous ses meilleurs moments. Prêts? On y va!

Éric Deschamps | © Sépaq

Lever du soleil en kayak sur le Grand lac Touladi

Éric Deschamps | © Sépaq

J'étais sur l’eau depuis 4 h 30 ce matin-là et c’était vraiment génial! L’ambiance était unique et j’ai pu y faire des dizaines et des dizaines d’observations d’oiseaux, en plus d'admirer le lever du soleil. Vous reconnaissez l’oiseau que l’on entend dans cette vidéo?

Ciel étoilé dans les Chic-Chocs

Éric Deschamps | © Sépaq

Laissez-vous transporter, pour quelques secondes, dans un moment complètement magique. Cet instant a été capté lors d'une nuit d'été dans les montagnes des Chic-Chocs où le vent brillait par son absence. Vous pouvez bien voir le coucher de la planète Jupiter à droite de la voie céleste. Vous y verrez aussi de nombreuses étoiles filantes. 

La richesse de la faune qui se renouvelle

Éric Deschamps | © Sépaq

La saison estivale est un moment où la richesse de la faune est à son meilleur. De nouveaux occupants font leur apparition, comme les jeunes orignaux qui sont nés entre la mi-mai et le début juin. Avez-vous eu l’opportunité d’en voir?

La sieste matinale du renardeau

Éric Deschamps | © Sépaq

Les succès de l'observation de la faune sauvage résident vraiment dans votre état d'esprit. En m'approchant de cette tanière ce matin-là, les petits renardeaux et la mère m'ont rapidement fait confiance, la maman ne faisant pas de cri d'alarme et me jetant que quelques coups d’œil. Vers 6 h 15, le soleil commençait à percer la forêt et la mère est retournée à la chasse. Quant aux petits, ils se sont couchés pour la sieste. Le petit que vous voyez sur cette photo était directement sur le terrier. Il était près de rentrer sous terre pour la sieste, mais il avait assez confiance en moi pour rester à l'extérieur et se reposer. Une position idéale pour quelques clichés.

Le jaseur boréal, tout un gourmand

Éric Deschamps | © Sépaq

J’étais dans la salle à manger de l’Auberge de montagnes des Chic-Chocs lorsque j’ai vu un groupe d’une cinquantaine de jaseurs boréaux en train de se nourrir de petits fruits. J’ai donc enfilé mes vêtements de neige et je suis allé dehors pour les photographier. C’est un des plus beaux oiseaux à observer en période hivernale. Il peut manger jusqu’à 3 fois son poids en 24 heures pour subvenir à ses besoins énergétiques. Impressionnant!

L'orignal gaspésien et le halo de givre

Éric Deschamps | © Sépaq

Un matin de décembre complètement unique dans le parc national de la Gaspésie. Il était environ 11 h et la température était très froide. Ce halo de givre a été visible pendant quelques minutes seulement. Testons vos yeux! Avez-vous vu la main? Le cœur? Le deuxième orignal? 

La lune au premier rayon de soleil au sommet du mont Ernest-Laforce

Éric Deschamps | © Sépaq

Le 5 novembre dernier, je me suis rendu dans l'un de mes endroits de prédilection, le parc national de la Gaspésie. J'ai commencé mon ascension du mont Ernest-Laforce avant le lever du jour pour m'assurer de saisir la lune au premier rayon de soleil. J'ai atteint le sommet au parfait moment. La vue était absolument superbe. Il y avait de la neige au sol et la température avoisinait les -14 degrés Celsius. Le soleil était d'un côté et je pouvais apercevoir la lune de l'autre. J'ai fermé les yeux, pris une grande respiration et j'ai remercié la vie de m'offrir le privilège de vivre des moments comme celui-ci. 

La femelle cerf de Virginie

Éric Deschamps | © Sépaq

Au début du mois de novembre, je me suis rendu au parc national du Bic pour y observer des cerfs de Virginie. Le lever du soleil était superbe et la lumière, parfaite. La température avoisinait les 0 degré Celsius. Je me suis rendu à la ferme Rioux pour faire la randonnée du Cap-à-l’Orignal. Après avoir repéré un groupe de quatre femelles, je suis demeuré immobile en espérant que l'une d'elles se positionne dans un endroit où je pourrais mettre en évidence le paysage typique de ce parc dans une ambiance chaleureuse. Avec un peu de patience, je crois y être arrivé. Le parc national du Bic est mon endroit préféré au Québec pour observer le cerf de Virginie.

La paruline noir et blanc

Éric Deschamps | © Sépaq

Ce jour-là, je souhaitais photographier un plan d’eau du parc national de la Yamaska. Je savais que le paysage à cet endroit était superbe, mais je me disais aussi qu’il y avait de bonnes chances d’observer certaines variétés d’oiseaux qui aiment bien se tenir près des zones humides. Je suis arrivé tôt le matin et j’ai loué un pédalo pour me rendre où bon me semblait sur l’eau. Pour dîner, je me suis rendu à un endroit calme et magnifique, où il y avait une petite plage déserte.

Rapidement, j’ai entendu le chant d’un oiseau qui me rappelait celui de la paruline noir et blanc. Tout de suite, j’ai pris mon appareil photo. J’ai alors aperçu deux parulines qui étaient à quelques mètres de moi seulement, en train de s’alimenter. C’est à ce moment que j’ai pu capturer la scène. Observer de si petits oiseaux dans un instant comme celui-là est un réel privilège.

Le regard intense et doux d’un orignal mâle

Éric Deschamps | © Sépaq

Les orignaux sont mes animaux favoris. Ils ont un comportement très intéressant qui se rapproche du nôtre à plusieurs niveaux. J’ai rencontré cet orignal vers 17 h 30 près de l’Auberge de montagne des Chic-Chocs. J’étais assez loin et je l’observais s’alimenter de fougère et d’érable à épis. Il s’est approché de plus en plus, mais j’ai décidé de rester bien en place parce qu’il y avait des arbres entre lui et moi. Lorsqu’il est arrivé de l’autre côté des arbres, il a arrêté et m’a regardé directement dans les yeux. C’est à ce moment précis que j’ai capté la scène.

Cet orignal a une blessure à son œil gauche, ce qui modifie complètement son regard. Cachez la partie gauche de la photo et observez son regard. Faites la même chose, mais avec la partie droite. Vous verrez que l’on pourrait facilement y déceler 2 émotions complètement différentes.

Le ciel étoilé aux Mines Madeleine

Éric Deschamps | © Sépaq

Pour moi, connecter avec les étoiles fait partie des plus beaux moments que l’on peut vivre en nature. C’est tellement ressourçant. Dans l’immensité du parc national de la Gaspésie, il n’y a rien pour distraire notre attention des étoiles. Pas un son et surtout, aucune pollution lumineuse. C’est mon endroit favori pour observer la voie céleste. J’y ai souvent aperçu des satellites ou des étoiles filantes également.

La femelle orignal et son petit

Éric Deschamps | © Sépaq

Ça faisait un moment que je ne m’étais pas rendu au mont Ernest-Laforce du parc national de la Gaspésie. Une montagne magnifique réputée pour l’observation des orignaux. Cet endroit est un peu comme le sanctuaire des orignaux du coin : il n’est pas rare d’en apercevoir plusieurs à la fois. C’est aussi une montagne qui offre des paysages à couper le souffle. J’ai eu le plaisir de rencontrer quelques orignaux ce soir-là, dont une mère et son petit qui s’alimentaient tranquillement.

Au début, j’ai eu le réflexe de « zoomer » sur les bêtes pour les photographier de près. Puis, en regardant le paysage derrière eux, j’ai réalisé que d’inclure dans ma photo ces immenses montagnes était essentiel pour que l’on comprenne bien l’environnement dans lequel les orignaux évoluent. Après avoir immortalisé ce moment, j’ai constaté à quel point les instants de pure connexion avec la nature sont magiques. J’étais là, sur la montagne, à écouter le vent et à regarder deux magnifiques animaux dans leur environnement sans que ma présence change quoi que ce soit.

À propos d'Éric Deschamps

Après avoir entamé des études en actuariat à l’Université du Québec à Montréal, Éric Deschamps a pris une décision qui allait faire dévier sa trajectoire. Quitter les statistiques, dire au revoir à la métropole qu’il habitait depuis toujours et plier bagage. Son plan de match? Partir à l’aventure. Il s’installe alors à Cap-Chat en Gaspésie pour y apprendre la photographie comme autodidacte. Caméra en main, il sillonne les forêts du Québec à la recherche de moments inédits.

Éric a remporté, en septembre 2018, le Prix Focus dans la catégorie Relève du Musée National de la Photographie.

Suivez aussi ses aventures sur sa page Facebook Nature en vue.

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