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Initier sa famille à la chasse au petit gibier

L'histoire de la famille Laplante

« C’était comme un voyage dans le temps… dans le passé, mais aussi dans le futur! » remarque d’emblée Éric Laplante lorsqu’on lui parle de son week‑end de chasse au petit gibier. Le sourire aux lèvres, le père de famille n’a pas à se faire prier pour raconter son expérience.

Réserve faunique de Portneuf Réserve faunique de Portneuf
Réserve faunique de Portneuf Hooké | © Sépaq

De doux souvenirs

Derrière ce récent séjour en nature, il y a d’abord l’histoire d’Éric. « J’étais haut comme trois pommes quand je suis allé à la chasse au petit gibier avec mon père pour la première fois. Je m’en souviens comme si c’était hier! Quand il m’a vu avec mon premier gibier, son regard… ça valait de l’or. Les émotions qu’on vit à la chasse, c’est puissant », se remémore‑t‑il.

Une partie de lui avait envie de revivre ces émotions de jeunesse. L’autre, celle qui le motivait le plus à organiser ces quelques jours de chasse dans la réserve faunique de Portneuf? Son désir de faire ressentir la même chose à sa conjointe et à leurs deux adolescentes, qui en étaient à leurs débuts.

« C’était d’abord pour leur transmettre ma passion », avoue‑t‑il. Suivant les traces de son père, Éric voulait accompagner ses filles lors de leur première expérience de chasse. « Si elles n’avaient pas aimé ça, ça aurait été correct, et j’aurais été très à l’aise avec ça. C’est sûr que c’était une possibilité », poursuit‑il.

Un week‑end sous le signe de la réflexion

Aux yeux d’Éric, la chasse est un monde parallèle riche en apprentissages. « J’y ai énormément appris sur la débrouillardise, la nature, le respect et l’importance de bien faire les choses », énumère‑t‑il. Pour lui, c’est une question de paix intérieure.

Conscient que la chasse est une activité suscitant son lot de débats et de sentiments ambivalents, Éric souhaitait tout de même que ses filles tentent le coup.

Plusieurs critiquent la pratique, et la famille Laplante ne s’en est pas cachée pendant son week‑end en nature. « Pour nous, le dialogue, c’est important. Il n’y a pas de questions que je voulais éviter », affirme Éric. Il désirait que ses enfants soient témoins de l’ensemble du processus : « On mange de la viande de bois chaque année. Oui, c’est cute, une perdrix, mais… au-delà de ça, c’est une proie, un souper sur la table, un poulet dont tu connais la provenance. »

Réserve faunique de Portneuf
Réserve faunique de Portneuf Hooké | © Sépaq
Réserve faunique de Portneuf
Réserve faunique de Portneuf Hooké | © Sépaq

Le partage avant tout

Le père de famille a choisi de commencer par le petit gibier non seulement par tradition familiale, mais aussi parce qu’il savait que ça rendrait l’expérience plus chaleureuse. « C’est une chasse conviviale : on marche, on jase, et il n’y a pas de long silence ou d’attente interminable », décrit‑il. 

Comme on ne peut pas prévoir les émotions vécues la première fois, Éric souhaitait y aller graduellement. « Ça nous a permis d’accompagner les filles à mesure que les choses se déroulaient », indique‑t‑il. Ce dernier voulait leur laisser l’espace pour vivre les différentes étapes à leur rythme : « Je voulais qu’elles le vivent d’elles‑mêmes. La valse des émotions qui accompagnent la traque et le tir, c’est propre à chacun. »

Sa passion est contagieuse, et on sent que la chasse est pour lui une activité nourrie de réflexion. « En fin de compte, c’est l’expérience de la vie et de la mort, le grand cercle! » s’anime‑t‑il.

Avec le recul, on comprend cependant que ce sont les précieuses heures en famille qui priment pour Éric. « Ce week‑end‑là, ça faisait longtemps que j’en rêvais », confie‑t‑il. Il poursuit en riant : « Les filles ne s’en cachaient pas : elles étaient surtout là pour moi. Mais je n’ai pas eu à insister pour qu’elles viennent. Elles sont toujours partantes pour essayer de nouvelles affaires. »

L’entendre parler de chasse année après année leur a probablement donné envie de faire partie de l’expérience. Pour la famille, ça aura été un moment riche en découvertes. « J’étais vraiment content de voir la surprise dans leur visage quand elles ont essayé les fusils, de voir leur concentration quand on marchait dans les sentiers, raconte-t-il, et ma blonde n’avait jamais vu de perdrix, alors elle a embarqué à 100 %! »

Réserve faunique de Portneuf
Réserve faunique de Portneuf Hooké | © Sépaq
Réserve faunique de Portneuf
Réserve faunique de Portneuf Hooké | © Sépaq

Une aventure à répéter

Visiblement, l’expérience a été à la hauteur des attentes. « Je ne savais pas comment elles réagiraient en voyant leur premier gibier. Quand j’ai aperçu une petite flamme dans leurs yeux alors qu’on se tenait devant nos premières gélinottes, ça m’a fait plaisir », relate Éric.

Satisfaite, la famille a bien l’intention d’y retourner : « Mes filles m’ont déjà demandé de répéter l’expérience du petit gibier l’an prochain. C’est un bon début! » Il admet vouloir poursuivre cette exploration en famille, tout en douceur. « Elles ont participé à tout le processus, de la planification du voyage à la préparation de la viande. Je suis super fier d’elles, dit‑il avec émotion, mais je ne les trainerai pas de force à l’orignal ou au chevreuil l’an prochain! »

Il voit la suite avec philosophie, espérant avant tout que le parcours de chasse de ses deux adolescentes vienne d’elles. « Avec ma perspective de papa, je comprends maintenant que ce n’était pas le gibier que je tenais qui a rendu mon père si fier quand j’étais jeune. C’était de voir la passion en moi et de voir que la chasse, ça continuerait avec moi », exprime Éric, absorbé dans ses pensées. 

La prochaine étape pour les Laplante? Continuer la tradition familiale de chasse au petit gibier et, surtout, créer ses propres traditions. « Je veux savourer ce processus‑là avec ma famille à mon tour », résume le père de famille.

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