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Un été 100 % surprenant!

Par Éric Deschamps

Encore une fois cette année, j’ai eu l’immense privilège d’aller visiter trois établissements de plein air de la Sépaq, soit deux parcs nationaux et, une nouveauté cet été, une réserve faunique!

Retour sur un incroyable été d’exploration.

Réserve faunique de Matane Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Éric Deschamps | © Sépaq

Un oiseau rare à Oka

J’ai commencé mon été par la visite du parc national d’Oka. Quand la Sépaq m’a demandé de partir à la découverte de la faune et de la flore de ce parc à proximité de la métropole, honnêtement, je ne savais pas trop comment réagir. J’avais vécu tout près pendant 25 ans sans jamais même y mettre les pieds, croyant qu’Oka était une destination plage plutôt que camping et nature.

Mais je me trompais. J’y ai passé quatre jours et je suis encore sous le choc quand je pense à ce que j’ai eu la chance d’observer dans les environnements diversifiés du parc. C’est plus d’une soixantaine d’espèces d’oiseaux que j’ai aperçus et entendus. Et c’est sans compter les nombreux amphibiens et les quelques mustélidés rencontrés!

Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Petit Blongios Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Moucherolle phébi Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Loutre de rivière Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Chouette rayée Éric Deschamps | © Sépaq

J’ai même pu photographier trois espèces d’oiseaux que je n’avais jamais vus de ma vie, dont le petit blongios, une espèce menacée dépendante des milieux humides qu’il est rare d’observer. Dans le secteur de la Grande Baie, un écosystème humide très bien préservé, ce n’est pas un, pas deux, mais bien cinq petits blongios que j’ai pu apercevoir. Je n’en croyais tout simplement pas mes yeux : j’avais devant moi, dans un parc à proximité de la ville, plusieurs oiseaux de cette espèce rare et en danger.

En plus du petit blongios, j’ai vu une myriade d’oiseaux typiques des milieux humides, comme le bihoreau gris, le héron vert, la grande aigrette, le grand héron, la gallinule d’Amérique, le grèbe à bec bigarré et le râle de Virginie. J’ai aussi eu droit à la visite surprise d’une loutre, qui semblait autant étonnée que moi de notre rencontre.

Outre ses zones humides, le parc regorge de forêts matures impressionnantes. J’ai notamment été fasciné par la forêt diversifiée et les immenses arbres du secteur du Calvaire d’Oka. D’ailleurs, j’ai eu le privilège d’y croiser deux chouettes rayées qui vocalisaient au crépuscule.

Décidément, l’environnement envoutant du parc national d’Oka a été l’un de mes grands coups de cœur de l’été!

Une curieuse famille à Matane

Un peu plus tard dans l’été, je me suis rendu à la réserve faunique de Matane, située juste à côté de chez moi, en Gaspésie. L’ayant visitée souvent, principalement en montagne, je connaissais déjà la réserve. Cette fois, j’étais particulièrement enthousiaste à l’idée de découvrir ses nombreux lacs.

Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane - Orignal Éric Deschamps | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane - Plongeon huard Éric Deschamps | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane - Loutre de rivière Éric Deschamps | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane - Gélinotte huppée Éric Deschamps | © Sépaq

À mon grand bonheur, j’ai pu y observer plusieurs oiseaux. Et une espèce était pratiquement partout, le plongeon huard. À l’occasion, je voyais aussi passer des bihoreaux gris, de grands hérons, des fuligules à collier, des pygargues à tête blanche, des garrots à œil d’or, des martins-pêcheurs et bien d’autres.

Côté mammifères, j’ai été très choyé! En effet, j’ai croisé une belle femelle orignal dans la brume matinale de l’heure bleue. Cependant, ma rencontre la plus surprenante de la réserve reste sans aucun doute celle d’une curieuse famille de loutres, observée depuis mon kayak alors que les plus jeunes jouaient dans l’eau et mangeaient de petits poissons.

En plus de son époustouflante richesse faunique, la réserve m’a charmé par ses magnifiques paysages et par les fascinantes couleurs de ses levers et couchers de soleil quotidiens. J’ai pu en profiter tous les jours où j’y étais.

Le souffle coupé au Fjord-du-Saguenay

Finalement, j’ai visité le parc national du Fjord-du-Saguenay, où j’ai contemplé la majestuosité du fjord dans deux secteurs bien précis : celui de la Baie-Éternité et celui de la Baie-Sainte-Marguerite.

Quelques mois plus tôt, lors de ma descente du fjord en kayak, la baie Éternité m’avait impressionné par ses falaises vertigineuses et la beauté de son paysage. J’avais hâte de revenir sur ce territoire avec plus de connaissances sur l’histoire du Fjord-du-Saguenay, qui a commencé il y a plus de 350 millions d’années! Imaginez!

Ayant lu des articles sur les différents épisodes géologiques de la région, je comprenais mieux le phénomène de vallée glaciaire derrière toute l’ampleur du panorama. En naviguant dans le fjord, j’ai pu constater de mes propres yeux la faille et ses vastes parois rocheuses. Aujourd’hui, des animaux exceptionnels, notamment le béluga, peuvent circuler et se reproduire dans les eaux du fjord.

Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay - Phoque commun Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay Éric Deschamps | © Sépaq
Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay - Plongeon huard Éric Deschamps | © Sépaq

D’ailleurs, j’ai été témoin d’une trentaine de bélugas à la surface dans le secteur de la Baie-Sainte-Marguerite : certains ne faisaient que souffler et d’autres avaient des comportements que je n’avais jamais vus auparavant. J’aurais bien voulu m’approcher en kayak, mais lors de la période de mise bas, il n’est pas recommandé de le faire. Même s’ils étaient trop loin pour que je puisse les prendre en photo, j’ai eu du plaisir à les regarder aux jumelles.

En y ajoutant les dizaines de phoques communs, les chevaliers grivelés et les plongeons huards observés et photographiés dans les différents secteurs du parc national, j’ai une fois de plus noté l’abondance de faune aquatique dans le Fjord-du-Saguenay. Toutefois, c’est le paysage et les grandes falaises aux mille et une textures qui m’ont vraiment marqué lors de mon séjour.

Pour moi, cet endroit est un véritable paradis! On y trouve tout ce que la nature a de plus beau à nous offrir.

Bref, pendant la saison estivale, j’ai découvert un parc fort populaire que je sous-estimais, j’ai été épaté par la diversité d’une réserve que je pensais connaître et j’ai consolidé mon amour pour les paysages d’un parc déjà visité. Si j’avais à résumer mon été en un mot, je dirais… surprenant!

À propos d'Éric Deschamps

Après avoir entamé des études en actuariat à l’Université du Québec à Montréal, Éric Deschamps a pris une décision qui allait faire dévier sa trajectoire. Quitter les statistiques, dire au revoir à la métropole qu’il habitait depuis toujours et plier bagage. Son plan de match? Partir à l’aventure. Il s’installe alors à Cap-Chat en Gaspésie pour y apprendre la photographie comme autodidacte. Caméra en main, il sillonne les forêts du Québec à la recherche de moments inédits.

Éric a remporté, en septembre 2018, le Prix Focus dans la catégorie Relève du Musée National de la Photographie.

Suivez aussi ses aventures sur sa page Facebook Nature en vue.

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