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S’expatrier dans l’Est

Les superlatifs manquent pour décrire ce coin du Québec. Ceux et celles qui ont déjà posé les yeux sur le Bas-Saint-Laurent ou la Gaspésie peuvent le confirmer. Entre les flots du fleuve et la cime des Chic-Chocs, personne ne reste indifférent aux charmes de la vie dans l’Est.

Parc national de la Gaspésie Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie Mikaël Rondeau | © Sépaq

« C’est un pays extraordinaire! » résume avec conviction Claudine Roy, propriétaire de l’Auberge sous les arbres, à Gaspé, et présidente des Traversées de la Gaspésie. Cette femme d’affaires et organisatrice d’événements en plein air ne se lasse tout simplement pas de sa terre natale.

Au fil de ses 66 printemps, elle a eu la chance de voyager, mais chaque fois, elle rentre à la maison avec la même satisfaction. De retour d’un récent séjour à Chamonix, dans les Alpes, la native de Pointe-à-la-Frégate reste convaincue que les paysages gaspésiens n’ont rien à envier aux autres régions du monde. « À Chamonix, il faut grimper les montagnes pour avoir une vue! » s’exclame la dynamique sportive.

Une vue dégagée de la « mer », l’appel des sommets de plus de 1000 mètres, un environnement riche, varié et inspirant… tant de raisons pour inciter les amoureux et amoureuses de la nature à suivre la route 132 pour aller explorer la région.

Parc national du Bic
Parc national du Bic Paul Dussault | © Sépaq
Auberge de montagne des Chic-Chocs
Auberge de montagne des Chic-Chocs Mikaël Rondeau | © Sépaq

D’un été en van à une vie à Métis-sur-Mer

Et certaines personnes sous le charme s’y arrêtent pour s’y installer. C’est le cas de Nancy Guignard, photographe et rédactrice indépendante. Au volant de la Sépaqmobile à l’été 2019, elle a parcouru près de 9000 km pour découvrir les parcs nationaux du Québec, séjournant en Gaspésie pour la première fois.

« J’ai été complètement éblouie par les paysages », se souvient la créatrice de contenu. Après cette rencontre marquante avec les beautés de l’Est, la Montréalaise d’origine a continué sa carrière sur la route, particulièrement attirée par les gens et les paysages du Bas-Saint-Laurent.

Au fur et à mesure de ses visites, la nomade numérique est tombée en amour avec le rythme de vie de Métis-sur-Mer. Elle y réside à l’année depuis maintenant trois ans. « C’est parfait, entre les parcs du Bic et de la Gaspésie », précise Nancy, dont les photos mettent souvent en valeur les attraits de ces deux parcs.

Loin de la grande ville, elle apprécie chaque instant de sa nouvelle vie (comme la pêche de son premier saumon sur la rivière Matapédia!). Si l’offre culturelle de Montréal lui manque parfois, elle n’a pas l’impression d’en être perdante. « Ici, c’est nourrissant autrement », assure-t-elle.

Profitant de son propre havre de paix devant le fleuve, elle encourage les gens à repenser le concept de chalet en choisissant, comme elle, un quotidien en nature et des « bains de ville » de temps à autre.

Nancy Guignard Jeanne Rondeau-Ducharme | © Sépaq
Parc national du Bic
Parc national du Bic Nancy Guignard | © Sépaq
Nancy Guignard à bord de la Sépaqmobile © Sépaq
Nancy Guignard | © Sépaq

Une carrière artistique née dans les Chic-Chocs

Avant son arrivée à Cap-Chat en 2016, Éric Deschamps était à la recherche de sa vraie nature. Parti dans l’Est sans emploi en vue, il est vite devenu responsable de l’accueil à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, un poste qu’il a occupé pendant quatre ans.

À la Sépaq, une nouvelle porte s’est ouverte pour celui qui se destinait alors à une carrière en actuariat. « Je ne savais pas ce que je voulais faire. Mais je savais ce que je ne voulais pas faire… », philosophe le trentenaire en racontant son parcours. Les montagnes l’ont chamboulé et il a décidé que la nature serait au cœur de ses activités.

Ayant grandi sur la Rive-Sud de Montréal, Éric n’avait jusque-là jamais mis les pieds dans un parc national. « Je n’ai même pas de souvenir d’avoir regardé le ciel! » avoue-t-il. Maintenant un ambassadeur Sépaq, il est reconnu pour ses magnifiques photos d’animaux et de nature. Tout un revirement!

Le travailleur autonome s’est notamment fait connaître grâce à ses images intimes des orignaux de la Gaspésie. Entre une randonnée pédestre et une sortie en kayak, le résident de Cap-Chat perfectionne son art dans le parc national et les réserves fauniques à proximité.

D’ailleurs, c’est pour partager son expérience dans les Chic-Chocs avec sa famille qu’il s’est procuré son premier appareil photo. Puis, en novembre 2016, il a vécu un moment magique qui allait transformer sa carrière : sa première rencontre avec des orignaux sur le mont Ernest-Laforce.

Selon l’artiste, l’environnement de travail unique de l’Auberge de montagne lui a permis de s’épanouir personnellement et professionnellement. « Je voyais des orignaux presque tous les jours! » s’enthousiasme-t-il. Aujourd’hui, grâce à ses années de pratique et à ce contact privilégié avec la nature, le photographe rejoint des dizaines de milliers de personnes sur Facebook.

L’ancien employé de la Sépaq n’a qu’un conseil pour ceux et celles qui aimeraient suivre ses traces dans l’Est : « Osez! Pourquoi pas? »

Éric Deschamps Nancy Guignard | © Sépaq
Parc national du Bic
Parc national du Bic Éric Deschamps | © Sépaq
Réserve faunique des Chic-Chocs
Réserve faunique des Chic-Chocs Éric Deschamps | © Sépaq
Réserve faunique des Chic-Chocs
Réserve faunique des Chic-Chocs Mikaël Rondeau | © Sépaq

Une conciliation travail-loisir populaire

À la tête du parc national de la Gaspésie, Pascal Lévesque est aux premières loges de l’arrivée dans l’Est d’aventuriers et aventurières en tous genres. « On peut désormais dire : “Go East, young man!” » rigole-t-il en expliquant que malgré ses splendeurs, l’Ouest canadien n’offre pas le même accès à la mer et à la montagne que l’Est québécois.

Chaque année, la qualité des candidatures que le directeur reçoit l’impressionne davantage. Les efforts de recrutement y sont pour quelque chose, mais le désir de reconnecter avec la nature se fait sentir plus que jamais. Même avant la pandémie, plusieurs choisissaient la Gaspésie pour retrouver un rythme de vie plus sain.

Des avocats et avocates, des gens d’affaires, des jeunes, des retraités et retraitées… le bassin de talents est diversifié. Et bonne nouvelle pour ceux et celles qui voudraient travailler dans l’Est, de nombreuses initiatives ont été mises en place par la Sépaq pour les encourager à faire le saut et à revenir saison après saison.

Par exemple, Pascal explique que l’équipe du parc de la Gaspésie a redoublé d’efforts pour bonifier l’expérience de travail de son personnel. Récemment, un complexe d’hébergement de type appartement a même été bâti derrière le Gîte du Mont-Albert. Comme ailleurs dans le réseau, les employés et employées ont à leur disposition une variété d’options pour se loger.

De toute évidence, travailler dans un parc national offre une foule de possibilités. Par exemple, plusieurs membres du personnel ont un horaire de trois ou quatre jours par semaine pour profiter de l’environnement unique qui les entoure. Difficile de faire mieux comme conciliation travail-loisir!

De l’équipement de plein air est également accessible pour goûter aux joies de la nature plus facilement. Qui n’aimerait pas skier dans la poudreuse des Chic-Chocs entre deux quarts de travail? Le directeur du parc national de la Gaspésie note d’ailleurs qu’un nombre grandissant d’adeptes de la course en sentier vient travailler et s’entraîner dans son immense terrain de jeu.

Suivre les traces de Ricardo Larrivée

Qu’importe l’expérience des recrues, des emplois pour tous les profils sont disponibles, du parc national de la Gaspésie au Gîte du Mont-Albert, en passant par l’Auberge de montagne des Chic-Chocs et les réserves fauniques de Matane, des Chic-Chocs et de Port-Daniel. Avec l’engouement du public pour les espaces verts, les besoins en main-d’œuvre sont grands et l’offre de postes est variée. Faire carrière à la Sépaq est certainement possible!

Et l’organisation tient à favoriser le recrutement et la rétention de son personnel. L’équipe de l’acquisition de talents à la Sépaq explique que des mesures de soutien aux déplacements et à la mobilité durable ont notamment été mises en place. Une allocation de transport est ainsi versée aux travailleurs et travailleuses de certaines régions, tandis qu’une autre incite les gens à choisir le transport durable pour se rendre au travail.

Si les besoins en personnel sont particulièrement criants en hôtellerie et en restauration, les avantages de déménager dans l’Est québécois pour ce type d’emploi ne manquent pas. « On finit par l’oublier, mais Ricardo a commencé sa carrière ici », lance un membre de l'équipe au sujet du passage du populaire chef et animateur dans la cuisine du Gîte du Mont-Albert.

La qualité des ingrédients du terroir gaspésien a de quoi attirer à elle seule les talents du monde culinaire. Il y a, d’abord, le plaisir de créer des plats avec des produits de la mer frais, puis le bonheur de s’amuser tant en cuisine qu’en nature. Enfin, il y a la fierté de contribuer à la réputation d’établissements comme le Gîte du Mont-Albert ou l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, des tables uniques au Québec.

Il est également important de mentionner que les postes en hôtellerie à la Sépaq diffèrent des emplois typiques du domaine. Entre le prêt-à-camper, les chalets EXP. et les refuges en montagne, les tâches changent selon le type d’hébergement et la saison, ça n’a rien à voir avec l’entretien ménager habituel! 

Gîte du Mont-Albert
Gîte du Mont-Albert Nancy Guignard | © Sépaq
Auberge de montagne des Chic-Chocs
Auberge de montagne des Chic-Chocs Mikaël Rondeau | © Sépaq
Auberge de montagne des Chic-Chocs
Auberge de montagne des Chic-Chocs Mikaël Rondeau | © Sépaq
Mikaël Rondeau | © Sépaq

Des sentiers ouverts à tout le monde

C’est vrai que quand on peut croiser un orignal, un renard ou un oiseau de proie en marchant entre deux bâtiments, le travail revêt une tout autre couleur! En plus, le personnel peut décompresser dans des lieux de villégiature exceptionnels. Vous avez dit « rando-boulot-dodo »?

« Une job à la Sépaq? C’est une chance incroyable », résume Claudine, qui se réjouit toujours autant de voir de nouveaux visages dans son coin de pays. Elle pense entre autres aux jeunes familles, qui peuvent profiter pleinement des vastes espaces verts de la Sépaq.

Avec un solde migratoire positif depuis 2017, un phénomène qui s’accélère depuis 2020, les régions de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent se développent rapidement. Claudine ne s’en plaint pas : elle souhaite plutôt que l’arrivée de résidents et résidentes se poursuive. « Le territoire est grand… Il reste de la place en masse! » garantit la Gaspésienne en souriant.

L’invitation est lancée.

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