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Photographier la faune

Trucs et conseils pour débuter

En collaboration avec Julie Audet, photographe animalière.

La photographie de faune sauvage est un passe-temps qui peut se pratiquer presque n’importe où et qui n’est pas réservé uniquement aux photographes professionnels. En fait, si vous avez un intérêt ou que vous êtes passionnés de faune, vous possédez déjà le premier atout qui vous sera non seulement important, mais aussi essentiel pour la pratique de cette activité.

Julie Audet | © Sépaq

La base

Au-delà de votre intérêt pour la faune, il vous faudra posséder ces trois critères de base afin de pouvoir la photographier, quel que soit votre niveau de confort avec le fonctionnement d’une caméra : la patience, la persévérance et le respect.

Parce que les animaux sauvages restent des animaux sauvages et que les surprises, bonnes ou mauvaises, peuvent se produire n’importe quand! Il faut se montrer patient envers la nature et ses imprévisibilités, et être reconnaissant de pouvoir profiter de cette belle richesse. Faire de la photographie animalière, c’est aussi savoir accepter les échecs et les situations hors de notre contrôle, être motivé à devoir attendre, souvent dans des conditions difficiles, et surtout, recommencer, encore et encore. Tout ça, toujours dans une optique visant le plus grand des respects envers la faune et l’environnement dans laquelle elle se trouve, par la façon dont vous poserez chacune de vos actions.

Les compléments

Dans un deuxième temps, trois critères complémentaires, mais tout aussi pertinents sauront vous aider à être mieux outillé : la connaissance, l’observation et l’approche.

Connaître la faune, étudier le terrain, lire sur la nature, sur vos espèces favorites, leur habitat, leur mode de vie, savoir identifier les espèces par les traits physiques, les cris, les chants et les indices de présence, voilà tous des points qui vous aideront une fois dehors, souvent même en prévision de vos sorties. Sachez également que plus vous sortirez, plus vos expériences prendront de la valeur et agrémenteront vos connaissances personnelles. L’observation, elle, sera une qualité que vous apprendrez à développer aussi selon l’évolution de votre expérience.

Les comportements que vous adopterez sur le terrain devront également se faire dans un état harmonieux avec l’environnement dans lequel vous êtes. Ainsi, le silence est priorisé, non seulement pour faciliter les chances d’observation, mais aussi pour le respect des animaux qui habitent le territoire où vous circulez. Dans le même sens, les déplacements lents et feutrés seront aussi à privilégier. C’est là que le respect pour la nature prend tout son sens, car vous devrez effectuer vos déplacements et vos activités, en priorisant la préservation des lieux, en ne laissant aucune trace de votre passage et faire passer cette règle bien avant le besoin de photographier.

Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq

L’équipement

Bien entendu, le premier item qui devra se retrouver dans votre équipement sera une caméra. Pour l’animalier, il est préférable d’aller vers un appareil numérique de type « réflex ». Il existe une gamme énorme de boîtiers et de marques sur le marché, le but n’étant pas de faire la revue des modèles ici. Par contre, sachez que les 3 facteurs suivants sont les plus importants à considérer en premier lieu lors du choix de votre appareil : la performance de l’autofocus, la rapidité de prises de vue (mode en rafale) et la sensibilité élevée à la lumière (ISO).

À cela, l’ajout d’une bonne lentille sera nécessaire, de préférence un téléobjectif, parce que pour observer les animaux tout en respectant leur zone de confort, il vous faudra garder une bonne distance. Plus la focale sera grande, mieux ce sera. Deux choses importantes à ne pas négliger dans le choix de cette lentille : la stabilisation et l’ouverture (plus elle est grande, mieux c’est).

Pour compléter la base de votre équipement, de bonnes cartes mémoires et quelques batteries de rechange feront également partie des choses à ne pas oublier. Le trépied quant à lui, peut être très utile pour gagner davantage une meilleure stabilité dans la prise de vue et indispensable si vous souhaitez faire des vidéos. Les jumelles seront aussi un outil intéressant, quoique facultatif.

Ceci dit, la qualité de l’équipement est une chose, mais elle n’est évidemment pas gage de photographies réussies. Il faut voir le tout comme un joyeux mélange entre la maîtrise de la mécanique (les réglages de la caméra), la technique (les règles de base en photographie), l’adaptation au sujet et l’ingrédient magique, votre regard créatif et personnel. En d’autres termes, l’équipement ne fait pas le travail à lui seul!

Où aller?

(Dans un contexte hors COVID-19)

Vous débutez et vous vous demandez où aller? Vous souhaitez voir tout ce que vous n’avez jamais encore vu? Il faut prendre son mal en patience! Comme toute autre chose, vous devrez commencer par le début, aiguiser vos connaissances et bien vous préparer. Savoir où aller, quoi photographier, quand et comment : tout ça vient avec de l’expérience et de la pratique.

Il est bien de savoir aussi que contrairement à ce que plusieurs sont portés à croire, il n’est pas nécessaire de s’éloigner de la ville et d’effectuer de grands déplacements pour faire des observations d’animaux. Cela dépend aussi de ce que vous souhaitez observer, bien entendu! Mais si vous débutez en photographie animalière, sachez que les parcs municipaux et les parcs urbains sont les meilleurs endroits pour débuter ce loisir. Pourquoi? Parce qu’ils sont tout près, faciles d’accès et qu’on y retrouve surprenamment beaucoup d’activités fauniques. Le contexte d’observation y est facile, car les animaux présents cohabitent dans un environnement où la présence de l’homme est chose courante. Ce sont donc, d’excellents lieux pour apprendre, autant sur la faune et la nature, que sur les techniques en photographie que vous pourrez pratiquer de long en large.

Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq

Quoi faire pendant le confinement?

Vous vous demandez si de la maison il est possible de faire de la photographie animalière? Non seulement il est possible de le faire, mais c’est également très formateur, puisqu’en plus de profiter de la faune présente, c’est aussi un excellent moment pour parfaire ses techniques et même, se donner des défis personnels! Bien sûr, chacun doit s’adapter à sa propre situation. Mais ça n’a que du positif, puisque cela nous force à voir les choses différemment et à apprécier davantage cette chose précieuse qui nous unit tous, la nature!

Voici donc plusieurs suggestions d’activités à faire de la maison en lien avec la photographie animalière, réunies en trois grandes étapes :

1. Aiguisez votre sens de l’observation :

  • Les oiseaux : écoutez-les, observez-les! Associez les chants aux bons individus. Le printemps, c’est une période où ils vocalisent beaucoup et sont particulièrement très actifs.
  • Portez une attention particulière et différente aux détails de la nature : les bourgeons qui se déploient, les fleurs qui poussent, la vie macroscopique qui s’anime, les habitats qui renaissent.
  • Analysez l’extérieur de votre résidence et essayez d’y repérer et d’identifier tous les indices de présence, les plus récents comme les moins récents.
  • Prenez des notes sur les animaux qui vous visitent, pour mieux comprendre leurs comportements et leurs habitudes. Vous pourrez reproduire vos techniques plus tard sur le terrain.

2. Formez-vous :

  • Consultez Internet, lisez et élargissez vos connaissances sur la faune près de chez vous et celle que vous souhaiteriez observer.
  • Apprenez à identifier les oiseaux par les couleurs, le mode de vie, le vol, la silhouette, etc.
  • Étudiez une carte satellite de votre quartier et de votre ville, pour découvrir les espaces verts près de chez vous. Dressez une liste et soyez prêts à les visiter une fois la crise de la COVID-19 passée.
  • Écoutez des tutoriels techniques.
  • Relisez le manuel de votre caméra et testez les différents modes.

3. Pratiquez vos techniques :

  • Les sujets en mouvement, les oiseaux particulièrement (gestion de la vitesse)
  • La macrophotographie par les détails de la nature (flore et insectes)
  • Les différentes lumières (lever / coucher de soleil, midi, soirée, nuit)
  • La surexposition, la sous-exposition (comment corriger)
  • Les ombrages, les clairs-obscurs et les silhouettes
  • Les conditions nuageuses et pluvieuses (gestion des réglages)
  • Les compositions (soyez créatifs avec l’environnement disponible)
  • Les plans (élargissez la variété)
  • Les textures d’arrière-fond et les profondeurs de champ

Julie Audet

À propos de Julie Audet

Passionnée d’animaux et de nature, c’est avec ses lentilles que Julie Audet aime capter et partager les moments qu’elle rencontre lors de ses sorties. La vision unique de la nature qu’elle présente dans ses photos est à la fois très personnelle et empreinte d’une grande sensibilité. On décrit souvent ses photos comme une forme de poésie en images, puisqu’elle sait faire briller les émotions dans chaque ambiance qu’elle capte. Son objectif, développer l’intérêt pour la nature chez les gens!

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