COVID-19 : mesures préventives, guide du visiteur, ainsi qu'activités et services offerts


Vous avez des questions? Consultez les réponses aux questions fréquemment posées par nos clients.

Observation de la faune

Les meilleures pratiques

En collaboration avec Julie Audet, photographe animalière

Nature. Respect. Voilà deux mots qui devraient toujours coexister, notamment lorsqu’il est question d’observation de la faune. Voici quelques pistes pour profiter pleinement de cette activité, tout en prenant soin de la nature. En prime, ces conseils judicieux vous permettront de faire des observations encore plus intéressantes.

Julie Audet | © Sépaq

Depuis le début de la pandémie, la nature est plus fréquentée que jamais. Normal : face aux contraintes qui affectent nos vies, ses bienfaits ont l’avantage d’être restés relativement accessibles. Dans la foulée, l’observation de la faune et la photographie animalière ont aussi gagné en popularité. Bien qu’il n’existe pas de mode d’emploi universel, voici cinq avenues à adopter pour bien respecter la nature.

1. La reconnaissance

La nature n’appartient à personne. Observer un animal sauvage dans son habitat naturel n’est pas un droit acquis, c’est un privilège, une occasion unique, un moment emprunté où l’homme s’invite lui-même. Observer un animal sauvage, c’est profiter d’une connexion intime avec la nature. Par conséquent, la localisation d’une espèce précise devrait toujours rester protégée, particulièrement s’il s’agit d’une espèce peu commune et encore plus si son statut est précaire ou menacé. Cette discrétion permet d’éviter les attroupements qui perturbent cette intimité.

2. Le silence

Le silence est de mise, en déplacement comme en mode observation. Crier pour réveiller un animal, simuler un chant pour attirer un oiseau ou reproduire un cri d’une autre nature pour provoquer intentionnellement un comportement à des fins d’observation ou de photographie n’est pas approprié. Pourquoi ? Parce que l’attention de l’animal risque d’être détournée, le rendant — ainsi que ses petits — vulnérable aux dangers. Cela risque également de lui faire dépenser inutilement son énergie, par le simple fait de répondre en retour ou de se déplacer à la recherche de la provenance du bruit. Bonne nouvelle : opter pour le silence est non seulement un geste respectueux, c’est aussi un facteur qui accroît les chances d’observation, leur durée ainsi que leur qualité.

Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq

3. L’environnement

Aucune observation ou photographie ne mérite qu’on abîme l’environnement. La présence humaine doit avoir le moins d’impact possible lors d’une activité en nature. Des obstacles visuels nuisent à l’observation ? On passe son tour sans poser de gestes susceptibles de détruire ou de modifier les lieux, une meilleure occasion se présentera. Et bien sûr, on s’assure de ne laisser aucun déchet derrière soi.

Dans plusieurs endroits, notamment les parcs nationaux, il est aussi interdit de circuler hors des sentiers, notamment pour assurer la préservation d’endroits où la végétation est fragilisée ou en régénération. Ces secteurs peuvent également protéger des aires de nidification, de reproduction, de repos ou d’alimentation pour des espèces déterminées. En laissant la nature s’autogérer, on l’aide à maintenir son équilibre.

4. La zone sécuritaire

Pour réussir des observations intéressantes et éthiques, il est essentiel de respecter une zone de confort et de sécurité entre l’humain et l’animal. Les jumelles et le téléobjectif sont des outils essentiels pour créer cette limite physique. Ils permettent des observations sans dérangement, en plus de donner accès à des scènes beaucoup plus riches en comportements naturels.

Autre point à garder en tête : un animal qui se sent menacé ou coincé peut adopter un comportement imprévisible et agressif, voire dangereux. Certains animaux sont aussi plus vulnérables face à l’homme, car ils ont très peu de moyens de défense. La mise en scène photographique et la manipulation de ces espèces (les amphibiens et reptiles, notamment) sont de grandes sources de stress pour l’animal.

Peu importe l’espèce, si l’animal fuit, c’est qu’il se sent inconfortable ou menacé. Aucune action supplémentaire ne devrait alors être effectuée. Si on lui fait dépenser de l’énergie en le pourchassant, on le prive des réserves dont il a besoin pour chasser, se nourrir ou assurer la protection de sa progéniture. Le stress engendré peut le rendre vulnérable et le mettre en danger. Cela peut aussi le pousser à relocaliser ses petits, parfois même à quitter les lieux en les abandonnant. En période de reproduction, ce principe est encore plus important. La discrétion est donc essentielle près des terriers et des nids.

Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq
Julie Audet | © Sépaq

5. Le nourrissage

Nourrir un animal sauvage, c’est parfois tentant. Mais même avec les meilleures intentions du monde, ce geste a des conséquences néfastes. En effet, chaque espèce possède des besoins spécifiques en nutriments, qui varient selon les saisons, le climat et le mode de vie. Les animaux puisent en nature tout ce dont ils ont besoin. À l’inverse, certains aliments donnés par l’homme ne conviennent pas du tout aux animaux : ils peuvent causer des problèmes de malnutrition, des maladies et même la mort, en plus de modifier les comportements naturels.

L’un des impacts du nourrissage est l’habituation, qui mène à une dépendance envers l’homme. Les animaux perdent alors peu à peu leurs capacités et leurs instincts de subsistance, en plus d’associer l’humain à la nourriture. Leur méfiance naturelle diminue ou disparaît complètement, ce qui accroît les risques d’exposition au danger. Cette dépendance incite les animaux à se rapprocher des villes et à emprunter plus fréquemment les routes, causant une augmentation de la présence faunique dans les milieux urbains. Les conséquences se traduisent par des risques plus élevés de collisions et de décès routiers, ainsi que par la multiplication de problèmes avec certaines espèces menaçantes, inusitées, envahissantes ou nuisibles. À cela s’ajoute le risque de propagation de maladies et de surpopulation. Souvent, une capture s’impose...

--

À petite échelle, certains gestes posés en nature peuvent sembler banals et peu conséquents. Mais lorsqu’ils sont répétés chaque jour par des milliers de personnes, leur effet cumulatif s’avère très dommageable pour l’environnement. Pour profiter pleinement des bienfaits de la nature et faire des observations fascinantes, agir avec respect et délicatesse est une formule gagnante.

Photographier les animaux est un passe-temps merveilleux. Envie de vous lancer? Voici quelques trucs pour partir du bon pied.

Julie Audet

À propos de Julie Audet

Passionnée d’animaux et de nature, c’est avec ses lentilles que Julie Audet aime capter et partager les moments qu’elle rencontre lors de ses sorties. La vision unique de la nature qu’elle présente dans ses photos est à la fois très personnelle et empreinte d’une grande sensibilité. On décrit souvent ses photos comme une forme de poésie en images, puisqu’elle sait faire briller les émotions dans chaque ambiance qu’elle capte. Son objectif, développer l’intérêt pour la nature chez les gens!

Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.

S'inscrire