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L’art de (bien) camper dans sa voiture

Par Jean-Sébastien Massicotte

Et si la clé de l’ultime refuge pour s’évader et fuir en nature pour une nuit — ou plus! — était déjà accrochée à votre trousseau? Que camper était aussi simple que de sauter derrière le volant de sa voiture? Bouclez votre ceinture, votre prochaine aventure risque de prendre une tournure inattendue. Bienvenue dans l’univers du camping… à bord de son automobile!

Mikaël Rondeau | © Sépaq

Oubliez les aménagements coûteux pour convertir votre véhicule. Pas de spacieuses fourgonnettes aménagées ici, mais plutôt la simplicité du camping dans sa voiture, cet usage de la voiture de tous les jours comme outil pour partir à l’aventure. Une vie sur la route et en nature dans un espace réduit qui est étonnamment efficace et économique.

À preuve, l’expérience solo vécue par Katleen Beaudoin à bord de sa minuscule Toyota Yaris 2009 deux portes à hayon. Un tour des États-Unis en 2018 de 16 500 km, soit 27 états en 27 jours! Aussi bien dire que la jeune femme a testé l’efficacité du « véhicule récréatif » format mini!

« On avait tout enlevé, sauf mon siège », se souvient Katleen au sujet de l’aménagement réalisé pour transformer sa voiture. De manière ingénieuse, c’est son père qui a imaginé la plateforme intérieure.

À partir de rien et avec la mission de maximiser l’espace, le duo père-fille a ainsi préparé l’intérieur de la voiture en travaillant le bois. Une transformation temporaire qui permettait à la voiture de retrouver sa fonction régulière assez simplement, en revissant le siège passager et la banquette arrière.

« Je souhaitais dépenser le moins possible », précise la voyageuse, visiblement encore sous le charme de cette grande virée américaine. « Ma petite voiture a été ma maison pendant un mois. La plus belle expérience de ma vie! »

Une glacière régulière, un petit réchaud de camping, des rideaux et plusieurs bacs pour le rangement et le tour était joué! Katleen était alors libre de s’arrêter comme bon lui semblait et d’avoir son campement toujours prêt!

Mais pas besoin d’aller aussi loin, aussi longtemps, ou encore d’enlever les sièges de l’auto pour tirer avantage de la voiture comme refuge!

Katleen Beaudoin | © Sépaq
Katleen Beaudoin | © Sépaq
Mikaël Rondeau | © Sépaq
Mikaël Rondeau | © Sépaq

De plus gros à... plus petit

Pour le photographe d’aventure Mikaël Rondeau et sa copine, ce sont les escapades dans leur fourgonnette qui ont mené à une transition vers du plus petit et du plus mobile. « Notre deuxième véhicule n’était plus nécessaire ». Par ailleurs, le couple avait un désir de gagner en flexibilité et de pouvoir plus facilement faire des arrêts sur la route, tout en étant plus discrets.

La vieille fourgonnette Chevrolet Express a donc fait place à un Honda Pilot 4x4. Un véhicule sport utilitaire plein format fiable qui possède assez d’espace à l’arrière avec les deux rangées de banquettes rabattues pour offrir un endroit confortable où dormir.

Et à l’amorce de son deuxième été derrière le volant du Pilot, Mikaël ne reviendrait pas en arrière. La plateforme qu’il a fabriquée s’installe rapidement et peut rester ou non en position durant les déplacements, selon les besoins et les passagers. Un matelas de style futon permet de faire de beaux rêves.

Une boîte sur le toit pour le rangement, des rideaux à ventouses faits maison et des moustiquaires dénichés sur Internet complètent l’aménagement qui n’est en rien permanent. Pour le reste (glacière, réchaud, etc.), il s’agit d’équipement de camping régulier. Une douche confectionnée avec un tuyau de plomberie noir (pour absorber la chaleur et chauffer l’eau) accrochée sur le support de toit est le prochain ajout planifié.

Après le Québec, dont une virée jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine l’été dernier, l’artiste rêve déjà de reprendre la route de cette manière, qui convient totalement à sa quête de lumière et de beaux paysages.

Un chez-soi partout sur la route

Pour Lucas Holmes, du blogue plein air Le Backyard, l’usage d’un petit véhicule comme refuge mobile ne date pas d’hier. « J’ai toujours été un adepte de la chose », lance en riant le sportif, régulièrement sur la route pour ses aventures qu’il partage généreusement avec les internautes.

Depuis une douzaine d’années déjà, il fait comme le chante Richard Desjardins et il « couche dans son char ». « Ce que j’aime, c’est que tu es super agile. La seule limite, c’est la créativité! »

Longtemps au volant d’un VUS compact Nissan X-Trail, il a apprécié la plateforme bien droite de 4 pieds par 6 pieds à l’arrière. « C’était le véhicule idéal », estime le sportif qui a déjà cumulé par le passé 60 000 km en une année pour notamment aller surfer sur la côte Est. « J’ai fait beaucoup de voyages de quatre à cinq jours. »

Un vieux matelas de tente-roulotte recyclé, des rideaux et un coffre de rangement sur le toit du véhicule, et Lucas avait un chez-soi partout sur la route. « C’est économique, pas énergivore, et caméléon », apprécie l’aventurier. « Tu es super ninja! » illustre-t-il de manière colorée.

Aujourd’hui propriétaire d’une camionnette équipée d’une plateforme faite maison dans la boîte arrière, il utilise encore la même approche pour certaines de ses missions. « Tous ceux qui apprécient dormir dans une tente deux places peuvent le faire. J’encourage les gens à l’essayer! »

Lucas A. Holmes | © Sépaq
Lucas A. Holmes | © Sépaq

Envie de tester le camping dans la voiture?

Voici quelques trucs et conseils de nos trois campeurs automobiles.

1. Priorité confort

De la plateforme où l’on s’étendra, au contrôle de la lumière et de l’intimité avec les rideaux, l’aménagement prioritaire à faire est celui pour le dodo. « Le sommeil est super important », rappelle Lucas Holmes. Un bon matelas et un sac de couchage ou des couvertures adaptés à la température sont obligatoires. Le seul mot d’ordre : « confort »! Négliger cet aspect aura assurément un impact négatif sur l’expérience du voyage en cours.

2. De l’air, s’il vous plaît!

Pour assurer le confort des campeurs à bord, il est essentiel de permettre une circulation d’air dans le véhicule à l’arrêt. Mikaël, Katleen et Lucas ont tous trouvé une façon d’installer simplement et à peu de frais un grillage moustiquaire pour éviter les visiteurs indésirables. « C’est un essentiel! » tranche Mikaël. De son côté, Lucas suggère d’ouvrir en tout temps au moins deux fenêtres opposées, au minimum d’un pouce ou deux, pour favoriser l’aération et minimiser la condensation. Et évitez de laisser tourner le moteur, même par temps froid. Une question de pollution, mais aussi de sécurité face à une possible intoxication au monoxyde de carbone.

3. Voyager organisé

L’organisation est incontournable pour camper dans sa voiture. Si Katleen a pu si bien se débrouiller avec sa petite Yaris — malgré les 5’7’’ de la voyageuse —, c’est parce qu’elle était bien organisée. Bacs ou sacs de rangement, filet suspendu au plafond de l’auto, boîte sur le toit… il est nécessaire de garder en ordre l’espace de vie. Sinon ça devient vite problématique. « Ça s’applique à tout », précise la jeune femme, qui n’avait rien laissé au hasard dans sa préparation.

4. Planifier dans la légalité

Du camping dans un parc national ou une réserve faunique à un stationnement de rue, le terrain de jeu des campeurs automobiles est vaste. Mais encore faut-il faire ses recherches et, là aussi, planifier à l’avance. Question de sécurité, de légalité et de respect des endroits visités et des habitants locaux. « C’est souvent le bout qui est sacrifié », déplore Lucas. L’aventurier suggère donc de toujours y accorder l’importance nécessaire à l’avance et d’avoir différents plans pour éviter les mauvaises surprises. Pour s’aider à trouver des endroits intéressants et appropriés, l’application mobile iOverlander s’avère fort pratique.

5. De l’inspiration à profusion

De Pinterest à YouTube en passant par lnstagram, le Web est une mine d’or pour les curieux qui veulent expérimenter le camping dans leur voiture. Les mots-clics #carliving, #carcamping ou même #vanlife et #truckbedliving ouvriront la porte sur un vaste univers à explorer sans modération. Mikaël, Katleen et Lucas ont tous puisé sur les réseaux sociaux l’inspiration pour organiser et choisir les accessoires de leurs aménagements respectifs. Sur Facebook, Katleen suggère aussi l’adhésion à certains groupes spécialisés, comme Dormir dans sa voiture (Québec), qui regroupe plus de 1 400 membres.

6. Agrandir par l’extérieur

Pour Mikaël, le passage de la fourgonnette au VUS s’est fait sans grand sacrifice. « Tu réalises que la voiture, c’est juste pour dormir. » Ce qui fait qu’avec quelques accessoires comme une bâche pour les jours de pluie, des chaises pliantes ou encore un hamac, il est facile d’agrandir son espace de vie et son confort sans trop d’encombrement. Côté cuisine, Lucas suggère d’ailleurs de ne pas le faire à l’intérieur. « C’est beau sur les photos, mais tu crées de l’humidité. »

7. Respecter la nature et les précautions d’usage

Gestion des déchets, circulation en terrains naturels fragiles, précautions avec la faune… le camping automobile commande tout de même quelques précautions. Que l’on soit dans un parc national ou pas, le concept du sans trace s’applique tout autant et il faut s’assurer de penser à ceux qui passeront après nous. Il est bon de se rappeler que notre comportement responsable — ou non! — pourrait avoir un impact sur la nature et sur l’accès à certains lieux pour ce type de camping. Quant aux animaux, ours compris, ils sont rarement un danger pour les campeurs, encore moins à bord d’un véhicule. Cependant, en auto comme en tente, il est bon de rester vigilant et de toujours suivre les bonnes pratiques de l’endroit visité. Assurez-vous également d’observer les animaux à distance et de ne pas les nourrir, car leur bien-être en dépend.

8. Expérimenter et s’adapter

Question de s’assurer de la meilleure expérience, Lucas suggère de tester l’aménagement dans l’auto une première fois dans sa cour. 
« Je recommande de l’essayer une première fois… et de le refaire au moins trois ou quatre fois après. » Il s’agit d’une manière de s’adapter à ce nouveau type de camping et d’y découvrir quelques trucs et astuces au fil des essais. « On devient vite meilleur! »

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