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Les outils incontournables de la chasse à l’orignal

Par Michel Therrien, guide de chasse et chroniqueur.

Avec la collaboration de Claude Bissonnette, passionné de chasse et gestionnaire de la catégorie chasse et Martin Léonard, acheteur dans la catégorie chasse chez SAIL plein air.

Émile David | © Sépaq

Les caméras de surveillance

J’aime beaucoup comprendre et espionner le comportement des orignaux. C’est pourquoi l’apport des caméras de surveillance est devenu un incontournable pour moi.

Personnellement, j’aime bien capter en images les orignaux qui empruntent des passages naturels, tel le bord des milieux nourriciers, comme des bûchers et des savanes regorgeant d’aulnes. J’aime également espionner des sentiers d’orignaux ou des milieux ouverts tels des petits étangs reculés en forêt, ainsi que des milieux humides comme des tourbières non inondées, laissant voir une répétition de traces autour.

Je sais que la plupart des caméras sont installées devant des salines, mais vous apprendrez une multitude d’informations nouvelles en installant également vos caméras en fonction des habitats d’automnes que les orignaux affectionnent. À ce chapitre, je trouve qu’il est important aussi d’espionner les secteurs où les mâles ont l’habitude de faire des souilles et des frottages. C’est d’ailleurs en faisant ce type d’espionnage que l’on parvient à identifier les lieux automnaux plus intimes des orignaux, c’est-à-dire là où ils se regroupent en petite communauté autour de la période du rut. J’ai souvent capturé en photo des « bucks » en action à moins d’un kilomètre d’une saline qu’ils n’avaient pourtant pas fréquenté durant l’été.

Enfin, comme la plupart des caméras de surveillance indiquent la météo au moment du déclenchement de la photo, j’utilise cette technologie à titre de « microstation » de météo liée à mon secteur de chasse. Avec ces précieuses informations, je tire des conclusions sur les comportements des orignaux en fonction du temps qu’il fait.

Bref, je n’espionne pas seulement les orignaux, mais aussi le lien qui unit l’animal au milieu forestier qui l’abrite, en fonction des fluctuations du climat. À mon avis, ce sont souvent les informations sur les comportements d’automne des orignaux qui feront la différence sur votre succès de chasse, et non pas toujours les informations obtenues en lien avec une saline populaire en juillet et en août auprès des mêmes orignaux qui, une fois l’automne venu, délaisseront parfois la saline en question.

Les conseils de Claude et de Martin

Très populaire parmi les chasseurs, la caméra cellulaire peut être un atout de taille lors de vos parties de chasse. Si le réseau le permet, ce type de caméra envoie les images captées à votre téléphone intelligent. Les marques Spypoint et Moultrie sont parmi celles qui offrent cette technologie. Il est aussi possible de se procurer un produit « cell link » qui permettra de brancher le produit à votre caméra afin de le connecter à votre cellulaire pour y recevoir les photos. Sachez qu’il existe aussi des modèles de GPS avec lesquels il vous est possible d’enregistrer vos endroits favoris, vous permettant ainsi de traquer encore mieux la bête.

Des vêtements qui auront l’effet d’une peau de loup

Quand vous allez dans un commerce pour acheter un habit de chasse, la première information que vous devriez transmettre au vendeur est le type de chasse que vous prévoyez faire. En effet, un chasseur qui traquera un orignal en se déplaçant furtivement comme un animal n’aura pas les mêmes exigences qu’un autre qui fera de la chasse plus immobile à partir d’un site d’affût.

Parmi les options, il existe des vêtements offrant des membranes résistantes qui ont un effet contre le vent et la pluie. En général, ces vêtements sont adaptés à une chasse plus passive où le froid peut être plus contraignant dans un contexte d’attente. Cependant, ce type de vêtement n‘offre pas toujours la discrétion souhaitable quand on enjambe des obstacles et quand un frottement survient contre leur surface spéciale. En contrepartie, quand un chasseur se déplace en silence, il ne veut pas être trop emmitouflé et il est préférable qu’il demeure discret dans ses mouvements. Son choix se tournera donc vers des options présentant une composition matérielle qui n’émet pas de bruit, soit idéalement un vêtement silencieux qui respire bien.

Personnellement, j’aime bien les vêtements relativement légers et je mise suivant le mercure affiché sur des sous-vêtements de corps de qualité pour le matin et les fins de journées. Quand le mercure fluctue en chaleur, je range les sous-vêtements compacts en question dans mon petit sac de chasse qui prend place à la ceinture. Par ailleurs, j’aime avoir les épaules dégagées pour pivoter rapidement sur moi-même, soit pour tirer au besoin, soit pour « caller » confortablement ou encore pour faire dynamiquement du « rattling ».

L’option d’avoir plusieurs poches rapidement accessibles dans nos vêtements représente un autre élément à considérer, car il y a des articles qui ne doivent pas être rangés trop loin. Quand je guide, j’aime bien avoir mon GPS proche et protégé dans une poche avec une fermeture. Je trouve utile aussi d’avoir un deuxième chargeur prêt dans une poche et non pas des balles libres qui s’entrechoquent bruyamment entre elles. Avec l’application Avenza Maps, j’aime bien avoir mon téléphone intelligent dans un petit sac de plastique, et ce, dans une pochette de manteau comprenant une fermeture sur ma poitrine. Il existe aussi des étuis étanches pour vos téléphones intelligents. Ainsi, il est possible de partir relativement léger et en transportant juste ce qui est utile et essentiel.

Les conseils de Claude et de Martin

En plus de penser au type de chasse que vous prévoyez faire, il est tout aussi important de prendre en considération les conditions météorologiques pour choisir judicieusement ses vêtements de chasse. Cette information toute simple vous aidera à déterminer si vous avez besoin de vêtements plus légers ou plus chauds, étanches ou pas. Selon le type de chasse que vous pratiquez, le moment et la fréquence à laquelle vous prévoyez aller chasser, nos experts chasse chez SAIL pourront orienter vos recherches vers des modèles adéquats qui conviennent aussi à votre portefeuille.

Émile David | © Sépaq
Émile David | © Sépaq

Soyez toujours bien chaussé

Je ne vous dévoilerai pas le nombre de bottes de chasse que j’ai, car ça pourrait passer pour… légèrement excessif! Cependant, il faut comprendre que mon métier de guide sous-entend des expéditions de chasse d’un secteur à l’autre, soit de la Gaspésie à la Côte-Nord, en passant parfois par l’Abitibi et le Nouveau-Brunswick. On me demande souvent : est-ce que la parfaite botte de chasse existe ? Et bien en toute transparence, je dois vous dire que non. Surtout si vous passez d’un type d’écosystème à un autre, et ce, durant diverses périodes.

Par ailleurs, il existe des modèles qui sont très bien adaptés au lieu et au type de terrain qui se retrouvent là où votre chasse se déroulera. À titre d’exemple, je commence souvent très tôt ma saison de guidage là où il fait plus frais, au tout début du mois de septembre, comme dans les montagnes de Charlevoix et parfois des Chic-Chocs. Or, ce sont des endroits relativement accidentés et dans ce type d’endroit sec, le port d’une botte longue et pesante en caoutchouc serait un véritable enfer pour le chasseur randonneur qui m’accompagnerait. Ainsi, lors de cette période spécifique et dans ce type de forêt, j’utilise justement des bottes de randonnée très résistantes à l’eau, légères et qui offrent un excellent support à la cheville. Puis plus tard, suivant le nouvel habitat visité, j’opte pour une botte de chasse légère en cuir ou en tissu imperméable résistant. Encore là, je mise sur la légèreté de la botte et sur la qualité d’une semelle relativement flexible, qui dérape peu dans des pentes.

Quand l’habitat comporte des milieux plus humides, j’opte pour des bottes offrant un caoutchouc d’une très haute qualité. Il existe des modèles moins hauts, soit entre le haut de la cheville et le milieu du mollet. J’utilise les modèles plus hauts et plus chauds en fin de saison quand l’habitat concerné regorge de milieux humides.

Les guides de chasse qui ont des horaires de travail s’échelonnant sur de longues saisons ont souvent de bons conseils à offrir en la matière, et ce, en fonction du territoire de chasse mis en cause. Pour ma part, j’ai fait plusieurs essais et j’ai appris à tenir compte des grands déplacements que j’effectue en milieu souvent diversifié. En ce sens, pour rester confortable, dynamique, voire même sportif, je choisis toujours une bonne paire de bottes de qualité, bien adaptée au contexte de chasse qui m’attend.

Les conseils de Claude et de Martin

De la marque SAIL à Lacrosse, une panoplie de modèles s’offre aux chasseurs. Comme l’explique si bien Michel Therrien, le type de milieu dans lequel se déroule vos parties de chasse reste le meilleur indicateur pour trouver chaussure à votre pied.

Tout voir… et bien voir!

Combien de fois j’ai tiré mon épingle du jeu à la chasse en regardant et en découvrant, à l’aide de mes jumelles, le bout d’un panache partiellement camouflé dans une savane. Pour réaliser cet objectif, et pour ne pas répandre mes odeurs partout inutilement, je scrute constamment l’habitat des orignaux à l’aide de mes précieuses lunettes d’approche.

Au cours des 15 dernières années, les marques ont tellement innové qu’il est possible aujourd’hui d’avoir des lunettes d’approche de qualité à très bon prix. J’utilise aussi un harnais à jumelles adaptable qui garde mon outil optique bien serré sur ma poitrine, sans mouvement dérangeant de balancement.

Pour les plus passionnés et pour les chasseurs soucieux d’effectuer des tirs de qualité, je suggère l’usage de jumelles combinant un télémètre (« rangefinder ») intégré. En effet, il est possible d’utiliser dorénavant 2 outils d’optique réunis en un seul, Nikon et Zeiss vous offrent cette option. La jumelle avec télémètre intégré offre à la fois l’agrandissement de la vision et l’évaluation rapide de la distance existante entre l’animal et le chasseur, et ce, au mètre près.

Ce qui étonne avec les jumelles télémètres, c’est la rapidité avec laquelle la mire laser interne vous transmet l’information sur la distance vous séparant de votre orignal. Conséquemment, si vous connaissez bien les performances balistiques de votre arme, vous saurez comment effectuer un tir moins hasardeux en connaissant exactement la distance qui vous sépare de l’orignal. Cette dimension est aussi très importante quand vous chassez à l’arc ou à l’arbalète.

Au moment de faire un choix lié à vos outils d’optique, je vous recommande de faire vos devoirs sur les formules de garantie que les compagnies proposent. À la chasse, il faut « avoir des yeux tout le tour de la tête ». Mais, comme l’orignal vit dans de grands habitats, je vous suggère aussi d’avoir des jumelles adaptées à vos besoins, car ce sera parfois cet œil bionique qui fera toute la différence.

Les coups de cœur de Claude et de Martin

Les produits Vortex Crossfire ou Dimondback. Les produits Simmons Laser Venture ou les produits Bushnell sont aussi de très bons choix qu’il est possible de se procurer avec ou sans télémètre intégré, selon vos préférences.

Beside | © Sépaq
Émile David | © Sépaq

Choisir son arme en fonction de sa physionomie et de son style de chasse

Je suis encore étonné de voir que certains chasseurs parlent et débattent encore abondamment du type de calibre à choisir, mais très peu se questionnent à propos de la réputation d’un mécanisme et encore moins au sujet du poids de l’arme.

Au Québec, et les recherches le prouvent, les orignaux que nous traquons pèsent rarement au-delà de 950 lb une fois éviscérées. En outre, la plupart des orignaux prélevés ont entre 1 an et demi et 2 ans et demi, donc ceux-ci présentent un poids beaucoup moindre qu’un sujet mature. Or, en considérant ces informations, est-ce vraiment nécessaire d’avoir un gros calibre de type MAGNUM pour placer un tir mortel dans les larges et hauts poumons d’un orignal ?

Pour bien tirer, il faut minimalement aimer son expérience de tir et surtout ne pas avoir peur de son arme. J’estime qu’il y a des armes présentant un esthétisme et un équilibre qui convient bien à la taille et à la longueur des bras de tous.

Au-delà du calibre, ma première question pour un chasseur soucieux de choisir la bonne arme pour lui serait de lui demander dans quel type d’habitat et de conditions chassera-t-il, et surtout, quelle sera l’approche privilégiée ?

Un marcheur traqueur mesurant de 5 pieds 7 pouces et pesant 160 lb aura une physionomie différente d’un grand gaillard de 6 pieds 3 pesant 250 lb. Il faut aussi tenir compte du mécanisme avec lequel le chasseur sera le plus à l’aise, soit à l’aide d’une arme à verrou présentant un mécanisme simple d’usage et robuste, ou encore à levier ou autres à essayer et à manipuler au besoin.

Pour ma part, j’aime voir quand les chasseurs que j’accompagne affectionnent l’art du tir et je suis assez en faveur de la mise en valeur des calibres plus modestes, tels les 308, 30-06, 270, 7 mm-08. D’ailleurs, j’affectionne particulièrement le modèle 6.5 creedmoor pour les besoins des chasseurs québécois. Notre arme devrait être, en quelque sorte, un « outil ami » que l’on aime transporter, nettoyer et plus tard léguer.

Les conseils de Claude et de Martin

Le choix de l’arme dépend encore une fois de l’expérience de chasse désirée. Sur le plan technique, avec une carabine, vous pourrez atteindre un orignal à 200 verges de celui-ci. L’arbalète, quant à elle, vous permettra d’être plus proche de l’animal. On parle ici d’un 30 ou d’un 40 verges. Pour l’arbalète, on vous suggère la populaire Excalibur. La Micro 360 Takedown est aussi une belle option, tout comme l’Assassin 420. Pensez aussi à prendre en considération le poids lors du choix de l’arme.

Gardez en tête que plus vous vivrez des expériences fructueuses avec votre arme, plus celle-ci sera associée à des formules de visualisations positives l’impliquant. Ainsi, elle traversera les années en figurant sur vos plus belles photos de souvenirs de chasse.

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