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Le paysage humain

En collaboration avec Catherine Bernier

J’aime croire que nous ne faisons qu’un avec la nature. Qu’en prendre soin, c’est comme prendre soin de nous. Un travail perpétuel, quoi!

Amoureuse des grands espaces de la Sépaq, j’avais soif de découvrir les gens qui les dynamisent et les protègent. J’ai donc sorti mon appareil photo, un prétexte pour aller à la rencontre du paysage humain.

Ce que j’ai découvert a changé ma perception des lieux : de véritables milieux de vie animés par des gardiens bienveillants. Guide-animatrice, sauveteur, journalier, garde-parc naturaliste, patrouilleur, spécialiste en astronomie, commis au service à la clientèle… Chacun à sa manière, ils œuvrent tous à connecter les gens à la nature, sachant par expérience à quel point elle est salutaire.

En proposant leur candidature à la Sépaq, certains ont vu l’occasion de se forger une vie plus riche de sens et de contribuer à une mission collective d’envergure. D’autres étaient attirés par la possibilité d’amasser un solide bagage de compétences grâce au jumelage avec des collègues d’expérience, en plus de puiser des connaissances à même l’encyclopédie vivante des lieux. À l’unanimité, ces personnes se sentent choyées de faire partie d’une grande famille, sachant qu’elles peuvent toujours compter l’une sur l’autre, peu importe leur métier.

Parc national d'Oka Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Janick, responsable d’accueil © Sépaq

Janick

Responsable d’accueil

Il y a deux ans, Janick quittait son emploi de bureau avec le désir de se rapprocher de ses passions. Grande adepte de pêche, de randonnée à vélo et en raquettes, elle associe la pratique de ces activités de plein air au maintien de son bien-être physique et mental.

« C’est ma façon de me ressourcer, de prendre du recul pour me questionner et surtout, de retrouver ma quiétude. Le plein air a littéralement sauvé ma vie. »

Janick voulait partager les bienfaits du plein air, mais ne savait pas comment transposer ce souhait sur le plan professionnel. Expérimentée en service à la clientèle, elle a simplement décidé de proposer ses services aux ressources humaines de la Sépaq. Quelques semaines plus tard, elle entrait en poste comme responsable d’accueil au parc national d’Oka. Janick veille à ce que tout le monde se porte bien, que les employés comme les visiteurs vivent une expérience significative. Loin de la routine, elle gère toutes sortes de situations au quotidien. « J’ai une personnalité pour ça, car je suis positive. Il n’y a pas de problèmes, juste des solutions! » Aux dires de Janick, l’esprit d’équipe est tellement fort ici que tous les départements s’entraident.

Janick initie aussi des jeunes à différentes activités de plein air : elle organise notamment des olympiades de neige et des groupes de randonnée en ski de fond. « J’ai à cœur l’accessibilité du plein air, même si, pour certains, l’initiation amène son lot de défis. Si j’arrive à susciter leur intérêt dans un contexte sécurisant, alors j’ai rempli ma mission », confie-t-elle en me guidant dans le sentier de la Grande Baie, son préféré.

Josée

Préposée aux opérations terrain et aide-domestique

Josée entame son troisième été au parc national du Mont-Mégantic. Elle a grandi tout près et affectionne particulièrement l’endroit. « Toute petite, bien avant la création du parc, c’était mon terrain de jeu. Aujourd’hui, c’est mon milieu de vie. » Du sommet, elle pointe le village où elle a grandi et les cours d’eau où elle allait pêcher. Auparavant horticultrice-paysagiste à son compte, Josée a décidé de poser sa candidature pour un poste à la Sépaq afin de se doter d’une meilleure stabilité d’emploi et d’un environnement de travail motivant. Ses tâches sont variées et elle profite d’une grande liberté en tant que préposée aux opérations terrain. Ainsi, elle peut être amenée à réparer un escalier, ramasser du bois, entretenir les chalets locatifs, faire le ménage, entretenir les espaces verts, mais aussi répondre aux questions des visiteurs. « Il y a parfois des tâches moins intéressantes, mais la vue vaut toujours le détour! Je me laisse surprendre par la spontanéité de la nature qui m’entoure. Ce matin, j’observais les faucons qui se faisaient la cour et je me sentais privilégiée. »

Au moment de me quitter, Josée me promet un tour de motoneige l’hiver prochain. En mariant la patrouille à la plaisance, elle me fera découvrir les meilleurs points de vue du parc. Ça ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde!

Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Janick, responsable d’accueil Catherine Bernier | © Sépaq
Parc national du Mont-Mégantic
Parc national du Mont-Mégantic - Josée, préposée aux opérations terrain et aide-domestique Catherine Bernier | © Sépaq
Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Philippe, garde-parc Catherine Bernier | © Sépaq
Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Philippe, garde-parc Catherine Bernier | © Sépaq

Philippe

Garde-parc

J’ai rencontré Philippe en plein sauvetage d’une tortue reptile sur la piste cyclable du parc national d’Oka. Comme quoi, tout est possible dans le rôle de garde-parc ! Philippe gère toutes sortes de situations, des enfants qui échappent à leurs parents (opérations de recherche) aux premiers soins, en passant par les interventions de préservation pour s’assurer que les visiteurs restent dans les sentiers balisés. Difficile de s’ennuyer avec un tel territoire à couvrir ! Pour lui, être garde-parc, c’est bien plus que faire respecter les règlements : c’est avant tout une occasion de sensibiliser les gens.

Avant de faire de la forêt son bureau, Philippe a œuvré en politique, comme chroniqueur à la radio, intervenant en psychoéducation et comme garde de sécurité au Musée des beaux-arts de Montréal. Mais c’est comme garde-parc qu’il se réalise le plus. « L’accès à la nature est un service essentiel pour la population et on le réalise encore plus en temps de pandémie. » Philippe y voit aussi une occasion de participer concrètement à une mission collective : celle de la crise environnementale. « Réduire l’impact des changements climatiques demeure l’enjeu du 21e siècle. Je sens qu’ici, je contribue à améliorer la situation, du moins localement, en préservant l’écosystème. »

Profondément habité par les lieux, Philippe en a même fait sa deuxième maison. L’été, il campe au parc avec d’autres employés. « Parfois, on finit tard en raison de notre horaire atypique, mais on reste pour jaser. On prépare un feu entre collègues et on campe sur place. »

Julie

Garde-parc naturaliste

Après avoir obtenu une attestation d’études collégiales en écotourisme en Gaspésie, Julie s’est formée comme naturaliste de manière autodidacte. Il faut dire qu’elle a toujours eu de l’intérêt pour la faune, la flore et l’histoire des territoires québécois. C’est en réalisant un stage à la Sépaq, il y a 11 ans, qu’elle a trouvé sa place comme garde-parc naturaliste au parc national d’Oka. C’est aussi là qu’elle a rencontré son copain, journalier à la Sépaq depuis plus de 17 ans. « Je me sens privilégiée d’être payée pour apprendre et partager. »

Dans le cadre de son travail, qui est aussi sa passion, Julie va à la rencontre des visiteurs ainsi que dans les écoles. Elle crée des ateliers pour sensibiliser, enseigner et informer les gens, tant sur les aspects naturels que culturels du parc. Elle leur fait voir la beauté qu’ils n’ont pas encore perçue. C’est le défi qui l’anime au quotidien. « Les gens ne réalisent pas toujours le privilège qu’on a de pouvoir faire du camping dans l’une des dernières forêts de pin blanc de la région. Même si on est près de la ville, la beauté est riche, et ce, à plusieurs niveaux. On trouve des insectes rares, notamment le papillon impérial, des reptiles uniques, dont certaines espèces vulnérables, et des plantes particulières qui ont été détruites ailleurs. »

Si elle parvient à changer la perception des visiteurs, c’est mission accomplie pour Julie. « Les enfants s’émerveillent plus facilement que les adultes, mais lorsque j’y arrive, c’est ma petite réussite. » À ce sujet, Julie se remémore une mère qui lui a avoué récemment qu’elle redécouvrait le territoire dans les yeux de son fils de trois ans, lequel lui demande souvent de venir marcher au parc le week-end. « Son émerveillement préserve la flamme de ma curiosité! »

Parc national d'Oka
Parc national d'Oka - Julie, garde-parc naturaliste Catherine Bernier | © Sépaq
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Parc national d'Oka - Julie, garde-parc naturaliste Catherine Bernier | © Sépaq
Parc national du Mont-Mégantic
Parc national du Mont-Mégantic - Béatrice, étudiante, préposée à l’accueil Catherine Bernier | © Sépaq
Parc national du Mont-Mégantic
Parc national du Mont-Mégantic Catherine Bernier | © Sépaq

Béatrice

Étudiante, préposée à l’accueil

Béatrice est préposée à l’accueil au parc du Mont-Mégantic depuis trois saisons. Chaque hiver, depuis qu’elle est toute petite, elle trace les sentiers du parc en raquettes avec sa famille. Elle se sent tout simplement bien en plein air. D’emblée, c’est ce qui l’a motivée à postuler pour le poste. Étudiante en sciences de la nature, c’était aussi une occasion de se sortir la tête des livres et d’apprendre en temps réel. Elle se trouve chanceuse de côtoyer des collègues de travail érudits : des animateurs comme Guillaume Poulin et des spécialistes en astronomie comme Rémi Boucher.

Béatrice ne sait pas encore ce qu’elle veut faire plus tard, mais en étant en contact avec des professionnels variés, elle se fait tranquillement une idée. À la Sépaq, elle a beaucoup appris sur la nature, mais aussi sur la psychologie humaine. « J’ai appris à être là pour les gens et à développer mes aptitudes sociales, ce que je n’avais pas du tout avant, car j’étais trop gênée. Maintenant, je suis à l’aise et plus confiante! » Pour le moment, elle répond aux visiteurs, leur propose des activités et des découvertes personnelles, comme des randonnées qu’elle affectionne. Mais, qui sait, peut-être deviendra-t-elle animatrice ou spécialiste en astronomie au parc du Mont-Mégantic…

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À l’ère où le numérique s’impose dans nos vies quotidiennes, les rôles terrain de Janick, Josée, Philippe, Julie et Béatrice sont essentiels. Plus que jamais, nous avons besoin de nous connecter à la nature et de préserver les contacts humains. Amener les gens à s’arrêter devant la beauté de la nature par l’entremise de la sensibilisation, de la préservation ou de l’entretien des lieux est une mission qui mérite d’être valorisée. Merci aux petites abeilles de la Sépaq qui, par passion et dévouement, tissent des liens entre le territoire et les gens.

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Catherine Bernier

À propos de Catherine Bernier

Rédactrice et photographe indépendante, notamment pour Beside Magazine, Catherine Bernier use de sa créativité pour éveiller les gens à la conscience de soi, collective et environnementale. Originaire de Sainte-Flavie, en Gaspésie, elle entretient une relation significative avec la mer et les vastes territoires sauvages, qui teinte sa démarche photographique.

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