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Nouveau Camp Mercier

Destination ski de fond

En collaboration avec Jean-Sébastien Massicotte

Le sourire d’Alexandre Simard en disait long. Le gérant du Camp Mercier déambulait dans ses nouveaux quartiers aérés et baignés de lumière avec la satisfaction d’avoir sous les yeux le nouveau paradis des skieurs de fond. Déjà que la neige de la réserve faunique des Laurentides fait des jaloux, voilà que le tout nouveau bâtiment qui accueillera les sportifs cet hiver sera à la fine pointe sur tous les plans. « On sera LA destination ski de fond », garantit le responsable.

Réserve faunique des Laurentides Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq

Sitôt la porte d’entrée du bâtiment poussée, on peut déjà imaginer les discussions animées entre les skieurs qui se réchaufferont autour du foyer. Ou encore les éclats de rire des gens assis aux tables quand viendra le temps de faire une pause et de prendre une bouchée.

En attendant l’arrivée des premiers skieurs, dans la vaste salle d’équipement et de fartage à côté, on ressent presque l’effervescence des matinées d’hiver, le parfum des farts appliqués au fer sur les bases des skis en moins.    

Destination de choix pour les sportifs hivernaux depuis plus de 50 ans, le Camp Mercier était dû pour une mise à niveau de son chalet d’accueil, situé à une quarantaine de minutes de route au nord de Québec. « Sa vie utile était maintenant atteinte », rappelle Alexandre Simard au sujet des installations qui étaient à l’origine des camps forestiers provenant de la Baie-James.

Largement fenestré, le bâtiment fait une place de choix à la lumière naturelle et au paysage environnant qui met en vedette la forêt boréale. La ventilation a été conçue pour éviter les désagréments de l’application des farts, même lors des périodes de pointe dans la préparation des skis. Tout a été ici pensé pour agrémenter la visite des skieurs de fond et des raquetteurs. Un travail amorcé il y a plus de trois ans avec un budget de 10,4 millions de dollars.

Essentiellement de la même superficie que l’ancien bâtiment d’accueil, le nouveau Camp Mercier n’a cependant plus rien à voir avec l’ancienne construction vétuste. Un chalet d’accueil mieux organisé, où l’on a minimisé les pertes d’espace, souligne Alexandre Simard.

La circulation sera ainsi plus facile et le rangement des effets personnels des utilisateurs amélioré. Sans compter les banquettes tout le long des généreuses fenêtres, qui s’ajoutent aux 120 places assises aux tables.

Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq

Intégration à l’environnement

Les détails de la réalisation ont été pensés pour favoriser une construction plus écologique, mieux intégrée à l’environnement. On a tenu compte de l’ensoleillement et des vents dominants pour orienter le bâtiment qui repose à une altitude de plus de 700 mètres.

L’accès aux 70 kilomètres de pistes de ski de fond et à la trentaine de kilomètres de sentiers de raquette se fait ainsi à proximité d’une cour protégée où il fera bon se rassembler près du foyer extérieur. À quelques pas de là, une pente aménagée pour la nouvelle activité de glissade sur tube fera le bonheur des petits et des grands.  

Moderne, le nouveau Camp Mercier est aussi plus vert. Le chauffage du bâtiment se fait grâce à un système qui consomme de la biomasse. Et pour affronter les quelque 600 centimètres de neige qui s’accumulent dans le secteur en moyenne annuellement — le double de ce qui tombe sur Québec normalement —, la solide charpente du chalet d’accueil est fabriquée en poutres de bois. Le toit, qui présente une faible pente, est pour sa part étudié pour pouvoir se vider de la neige en grande partie sans intervention humaine, grâce à l’aide des vents dominants.

Une machine flambant neuve est aussi désormais dans l’arsenal pour l’entretien des pistes. Plus puissante et plus performante, elle assurera un rendu de haut niveau pour les skieurs. Des investissements ont aussi été faits pour rehausser certains tronçons des sentiers de ski de fond. « Ça va surtout paraître en début de saison », précise Alexandre Simard, qui explique que les travaux visaient à améliorer le drainage. Une façon de permettre au sol de geler plus rapidement. « Le pas de patin sera ouvert dès le début de la saison, au lieu de deux à trois semaines plus tard. »

Engouement hivernal

À proximité du bâtiment, le stationnement a été revu et corrigé. Question de faciliter l’accès et la circulation, et aussi de pouvoir offrir près de 150 emplacements supplémentaires, pour un total de 400 véhicules. Le Camp Mercier sera ainsi mieux outillé pour faire face à l’achalandage.

Mais comme c’est réellement le nombre de véhicules qui demeure la limite pour l’accès à la populaire destination plein air — et non le nombre de personnes sur les pistes —, Alexandre Simard aime bien l’idée d’encourager le covoiturage ou encore l’utilisation des navettes organisées par les clubs et les boutiques spécialisées. Des façons de faire qui pourraient garantir un accès pour tous, même en période de pointe.

Car l’attrait pour le ski de fond ne se dément pas. Alexandre Simard l’attribue notamment à la popularité grandissante du plein air. Cet hiver ne fera pas exception. À preuve, les abonnements de saison pour le ski de fond sont déjà épuisés dans le réseau Sépaq. Il est heureusement possible de profiter de billets journaliers ainsi que des abonnements de saison 5 jours. 

Pour les familles notamment, le nouveau Camp Mercier sera encore plus attrayant. Le confort amélioré simplifiera le plaisir des sorties familiales. Près du feu ou sur le divan de la salle multifonctionnelle, attendre le retour de l’un ou l’autre des membres du clan n’aura jamais été aussi agréable! Sans compter que pour les 17 ans et moins, la gratuité est toujours mise de l’avant avec le programme Expérience famille de la Sépaq.

La location d’équipements sera autrement mieux organisée et plus rapide à faire. Même un séchoir intégré à l’imposant support pour les bottes a été acquis pour le confort des skieurs qui empruntent du matériel. La boutique avec les essentiels se trouve désormais à l’entrée des visiteurs.

Pour la patrouille, un nouveau local mieux adapté servira plus efficacement les sportifs qui devront passer par l’infirmerie. Un accès direct de l’extérieur permettra aux motoneiges et aux ambulances de s’approcher du local par un abri accolé, pour plus de rapidité et de discrétion.

Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq
Réserve faunique des Laurentides
Réserve faunique des Laurentides Alma Kismic | © Sépaq

Aire de restauration améliorée

La toute nouvelle aire de restauration style cafétéria en libre-service fera saliver. Sandwichs, viennoiseries et boissons chaudes seront notamment au menu. Sans oublier « la fameuse soupe aux pois du Camp Mercier », précise Alexandre Simard. À elle seule, elle vaudrait le déplacement!

Pour ceux qui ne pourraient plus s’en passer… ou qui voudraient simplement profiter davantage des sports d’hiver, il y a toujours l’offre d’hébergement à proximité. Au total, 19 chalets sont à louer avec ceux du Devlin, du Lac-à-Noël et du Pécan.

Quant à l’après-ski, il prendra une agréable tournure avec le nouveau permis d’alcool. Fruits de l’association avec la microbrasserie La Souche, une bière de circonstance, la Fondeur, et une bière du moment seront servies en cannettes. L’offre pourrait être éventuellement bonifiée, estime Alexandre Simard, qui n’est jamais en manque d’idées.

Malgré toutes les améliorations et les changements, la grande vedette du Camp Mercier restera cependant toujours sa légendaire neige. « Ici, la neige tombe plus tôt et elle reste plus tard. Elle est plus sèche », lance avec fierté le gérant de l’endroit. « Notre territoire est propice au ski de fond! »

Habituellement l’une des premières destinations skiables enneigées de la province, le Camp Mercier est maintenant prêt comme jamais à recevoir les sportifs en grand.

Il ne reste qu’à la neige à s’accumuler suffisamment pour que la fête commence. Et ça ne saurait tarder!

Jean-Sébastien Massicotte

À propos de Jean-Sébastien Massicotte

Journaliste de formation et sportif tout terrain, Jean-Sébastien ne rate jamais l’occasion de passer à l’action au bénéfice d’une bonne histoire. Chroniqueur, photographe et créateur de contenu d'aventure indépendant basé à Québec, l’Abitibien d’origine est reporter spécialisé plein air depuis 2011. Il collabore notamment au magazine Espaces.

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