Parc national de la Jacques-Cartier

Portrait du parc

Histoire de la création du parc national de la Jacques-Cartier

Vers la fin du 19e siècle, le mouvement de conservation de la nature, amorcé aux États-Unis, rejoint le Québec.  Le parc des Laurentides est créé en 1895 et il circonscrit la majeure partie des Laurentides au nord de Québec.  On le considère d'abord comme une réserve forestière au sens d'un territoire protégé de la colonisation, puis comme un endroit de chasse et de pêche, parc public et lieu de délassement pour les citoyens.

En 1972, Hydro-Québec annonce le projet Champigny.  Celui-ci consiste au harnachement de la rivière Jacques-Cartier par la construction d'une centrale à réserve pompée. Ce projet aurait eu pour effet de submerger une grande partie de la vallée de la Jacques-Cartier. Aussitôt, les environnementalistes y ont vu la destruction d'une des plus belles rivières du Québec.

Des gens du milieu se soulèvent et forment un comité afin de s'opposer vivement au projet Champigny. En quelques semaines, une pétition de plus de 20 000 noms est déposée.

Cette bataille amène l'abandon de ce projet et en 1977, le gouvernement du Québec sanctionne la Loi sur les Parcs et en 1981, il attribue le statut de parc de conservation à ce secteur des Laurentides, et lui donne l'appellation de parc de la Jacques-Cartier.


Le patrimoine naturel du parc

Le parc national de la Jacques-Cartier a été créé afin de protéger un échantillon représentatif de la région naturelle du massif des Laurentides. En effet, le parc permet aux visiteurs une incursion dans ce vaste plateau montagneux entrecoupé d'entailles profondes au fond desquelles serpentent des rivières aux eaux parfois calmes, parfois tumultueuses. Contrairement à la croyance populaire, les vallées étaient déjà bien présentes lors de la dernière glaciation et le passage des glaciers a alors adouci le relief.

Nous retrouvons 3 types de forêt au parc. Sur les plateaux, où le climat est plus rigoureux, la forêt boréale est reine! Les épinettes et les sapins baumiers sont omniprésents. Dans le fond des vallées, où on note la présence d'un climat plus clément, la forêt de feuillus domine. Bouleaux jaunes, érables à sucre et plantes herbacées colonisent ce milieu. Entre les deux, la forêt mixte s'est installée. Sapins baumiers, épinettes noires, bouleaux jaunes et blancs se côtoient.

Le parc abrite une faune riche et variée, notamment les 3 grands cervidés du Québec, soit le caribou, l'orignal et le cerf de Virginie. Les mammifères typiques de la forêt boréale s'y donnent également rendez-vous, tels que le loup gris, le renard roux, le lynx du Canada, l'ours noir, la loutre de rivière, le porc-épic et le castor du Canada. Plus de 169  espèces d'oiseaux sont présentes, dont les vedettes sont la chouette rayée et le balbuzard pêcheur.

Le parc compte plus de 216 lacs et plusieurs rivières dont la Jacques-Cartier, la Sautauriski et la Cachée. Dans les lacs, nous retrouvons exclusivement de l'omble de fontaine à l'exception de 2 lacs où l'on note la présence de l'omble chevalier, une espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable au Québec. Dans la rivière Jacques-Cartier, le saumon Atlantique retrouve une eau fraîche et bien oxygénée.


Le patrimoine culturel du parc

Depuis plusieurs siècles, le territoire du parc national de la Jacques-Cartier a été utilisé comme axe de circulation et de commerce et comme lieu privilégié de pêche et de piégeage des animaux à fourrure par les Montagnais et les Hurons. Ces derniers ont d'ailleurs servi de guides aux Jésuites, au 17e siècle, afin qu'ils puissent traverser le massif des Laurentides entre Québec et le lac Saint-Jean, sans emprunter le fleuve Saint-Laurent.

À partir du milieu du 19e siècle, le bois est devenu l'une des marchandises les plus convoitées. Les peuplements de résineux des hauts plateaux ont fait l'objet d'une exploitation systémique entre les années 1920 et 1981. Le transport du bois, entre les plateaux et le fleuve, s'effectuait par l'entremise de la rivière Jacques-Cartier, qui fut dravée jusqu'au moulin de Donnacona, et ce, jusqu'en 1975.

Saviez-vous que...

Le parc en chiffres

Année de création : 1981
Superficie : 670 km2
Périmètre : 134 km
Fréquentation annuelle : 220 000 jours-visites


Les listes des espèces

Amphibiens et reptiles

Espèces en péril

Mammifères

Oiseaux


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