Un parc national est créé pour protéger des milieux naturels représentatifs ou particuliers et des paysages d'une région. Ces territoires doivent aussi être mis en valeur par l'interprétation du patrimoine naturel et culturel et par des activités de plein air extensives. Les enjeux de conservation découlent alors de la recherche de l'équilibre entre la protection et l'accessibilité de ces aires protégées.
Au parc national de la Yamaska, ces enjeux particuliers sont en lien avec les pressions et activités périphériques qui découlent de changements dans les affectations du territoire. L'agriculture, les changements du couvert forestier, la qualité et la quantité des eaux de surface que draine le bassin versant du réservoir Choinière, sont des transformations pouvant avoir des répercussions importantes sur l'intégrité du parc. Les éléments suivants sont des témoins de ces changements :
Dans ce contexte évolutif, le parc contribue positivement, par ses actions de recherche et ses interventions éducatives, à promouvoir l'avènement d'une gestion durable du territoire.
Pour faire face à ces enjeux, la première étape est de bien connaître le territoire sous notre gestion. Toutes ces informations sont compilées dans la synthèse des connaissances du parc qui compile l'ensemble de ce qui est connu sur le milieu naturel et sur l'histoire du territoire. Cette synthèse est mise à jour périodiquement afin d'y intégrer toutes les nouvelles données issues des activités d'acquisition de connaissances.
Pour réaliser des gestes concrets visant à enrichir nos connaissances et à gérer adéquatement le milieu, nous sommes à mettre en place notre plan de conservation. Ce dernier identifie et priorise tous les enjeux de conservation du parc et les actions à prendre pour faire face aux problématiques identifiées.
Finalement, le parc dispose d'un plan de protection qui définit et encadre les problématiques spécifiques à l'application réglementaire.
Pour plusieurs fervents du plein air qui pratiquent le camping, finir la journée autour d’un feu de camp est un scénario commun qui s’inscrit dans la normalité des choses. Mais qu’en est-il de la qualité de l’air ambiant lorsque les campeurs brûlent tous en même temps du bois de chauffage, et que de surcroît, sous le couvert forestier, la brise se dissipe?

Le parc national de la Yamaska, la Direction du suivi de l’état de l’environnement et le Centre d’expertise en analyses environnementales du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, ainsi que l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie se sont associés pour réaliser une caractérisation préliminaire de l’air ambiant dans l’aire de séjour du camping. Une première au Québec.
Les 28 et 30 juillet, ainsi que les 3 et 5 août 2009, en plein coeur des vacances estivales, des mesures de la qualité de l’air ont été prises en continu à deux stations situées près des blocs sanitaires du camping. L’objectif était de quantifier les concentrations de différents composés organiques (particulaires et gazeux) et de suivre les tendances tout au cours des soirées d’investigation.
Les données confirment une augmentation progressive des contaminants en lien avec le nombre de feux de camp actifs. Afin de réduire l’impact des feux de camp sur la qualité de l’air, il est demandé de ne brûler que du bois propre et sec, de faire des petits feux vifs et surtout de ne jamais brûler de déchets, de bois teint, peint ou traité.