Portrait du parc - Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie - Parcs nationaux - Sépaq

Parc national des Hautes‑Gorges-
de-la-Rivière‑Malbaie

Portrait du parc

Histoire de la création du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Durant les années 60 et 70, des activités de plein air sont initiées dans les Hautes-Gorges. En 1985, l'Association de développement des Hautes-Gorges, qui avait pour objectif d'organiser des activités récréotouristiques diverses dans les gorges, voit le jour. Le parc régional des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie est officiellement créé le 13 septembre 1988. C'est le début des croisières en bateau-mouche. Plusieurs sentiers et des sites de camping sont ajoutés à ceux déjà existants.

En 1989, l'UNESCO consacre le site en tant qu'aire centrale de la Réserve de la biosphère de Charlevoix qui est créée officiellement.

En 1993, la Réserve écologique des Grands-Ormes est créée sur la montagne des Érables.

En 2000, le gouvernement crée officiellement le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui devient le 20e parc du réseau Parcs Québec. Ce dernier couvre aujourd'hui une superficie de 224,7 km2. Son taux d'achalandage annuel frise les 100 000 jours-visites.


Le patrimoine culturel du parc

Occupation amérindienne

On pourrait croire que la vallée a abondamment été fréquentée par les autochtones, que les Amérindiens venaient ici pour pêcher, chasser, cueillir de petits fruits et jouir du paysage.

Cependant, l'absence de sites archéologiques connus nous laisse dans l'incertitude quant à la fréquentation réelle du territoire par les autochtones avant la venue de l'homme blanc.

Premiers Européens

Dans la première moitié du 19e siècle, plusieurs explorateurs ont arpenté le territoire afin d'identifier le tracé d'éventuels chemins de colonisation. Dans leurs déplacements, les arpenteurs ont remarqué quelques vestiges d'anciens passages autochtones. C'est à l'arpenteur W.H. Davies, que l'on doit l'expression de gorge pour désigner ce tronçon de la rivière Malbaie.

Utilisation du territoire

Au début du 20e siècle, de riches touristes se sont intéressés à l'arrière-pays de Charlevoix. Parmi eux, l'écrivain et financier ontarien William Hume Blake. Ce dernier a su décrire, dans plusieurs livres, son amour pour les Hautes-Gorges. Plus tard, le développement des travaux forestiers nécessita l'utilisation des rivières pour le flottage du bois, aussi appelé  la drave. C'est cette période qui inspirera monseigneur Félix-Antoine Savard pour l'écriture de son roman, Menaud, maître draveur.


Le patrimoine naturel du parc

Géologie et géomorphologie

Site exceptionnel aux plans géomorphologique et écologique, les Hautes-Gorges témoignent des forces titanesques de la nature qui ont façonné son relief surprenant et majestueux. Deux importants phénomènes géologiques ont modelé le paysage : les mouvements de la croûte terrestre associés à la formation du Bouclier canadien et les grandes glaciations. Le parc renferme tout le cortège de formes typiques d'un milieu alpin ayant été affecté par les glaciers : auges glaciaires, vallées suspendues, cirques glaciaires, ombilics et verrous.

Hydrologie

Le territoire des Hautes-Gorges comprend également un bon nombre de chutes et de cascades qui dévalent le versant des vallées principales à des hauteurs souvent supérieures à 100 m. Elles sont alimentées par un réseau de lacs constitué d'une centaine de lacs dont la plupart se localisent à des altitudes comprises entre 600 et 900 m.

Flore et climatologie

Les fortes amplitudes du relief ont permis la mise en place d'une flore diversifiée qui se caractérise par un étagement remarquable de la végétation. Le climat étant beaucoup plus rigoureux en haute altitude, on ne s'étonne pas d'y observer une végétation rabougrie (pessière à krummholz) et typique de la toundra (flore arctique-alpine).

Inversement, le fond des vallées se caractérise par des conditions climatiques plus clémentes qui conviennent davantage aux feuillus. Bien que le parc se situe dans le domaine forestier de la sapinière à bouleau, certaines sections du parc sont sous l'effet d'un microclimat qui permet la croissance de peuplements d'érables à sucre, de frênes et d'ormes d'Amérique.

Étonnamment, le parc est un des seuls endroits où, sur une courte distance, le visiteur peut traverser plusieurs domaines de végétation du Québec. De la forêt feuillue typique de la plaine du Saint-Laurent, jusqu'à la toundra alpine en passant par la forêt mixte, puis boréale.

Faune

La forte amplitude altitudinale est une des principales caractéristiques des Hautes-Gorges. Une grande diversité faunique est associée à cette différence importante de relief. Par exemple, on y retrouve réunies les trois espèces de cervidés du Québec. Les bas reliefs abritent le cerf de Virginie, la forêt mixte ou boréale l'orignal alors que les froids sommets sont le domaine du caribou.

Les imposantes parois rocheuses sont fréquentées par l'aigle royal et le faucon pèlerin, deux rapaces plutôt rares au Québec. Au coeur de la vallée principale de la rivière Malbaie, le balbuzard-pêcheur est fréquemment observé. Avec un peu de chance, il est même possible d'assister à l'impressionnant piqué de celui qu'on surnomme également l'aigle pêcheur. Un spectacle unique et inoubliable.

Saviez-vous que...

Le parc en chiffres

Année de création : 2000
Superficie : 225 km2
Périmètre : 86 km
Fréquentation annuelle : 75 000 jours-visites


Les listes des espèces

Amphibiens et reptiles

Espèces en péril

Mammifères

Oiseaux


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