Portrait - Réserve faunique des Laurentides - Réserves fauniques - Sépaq

Réserve faunique des Laurentides

Ouverture reportée dans certains secteurs de pêche Détails

Portrait

Historique

Cette réserve tient son nom de l’imposant massif montagneux des Laurentides où elle se trouve parmi plusieurs sommets dépassant 1 000 m d'altitude.

Du parc à la réserve faunique

Le parc des Laurentides a été créé en 1895 dans le but de constituer une réserve forestière et un lieu de loisir pour la population. Sa superficie originale était de 6480 km2. Plus tard, le parc a pris de l’expansion jusqu’à atteindre 9663 km2. En 1981, la majeure partie de ce territoire (7861 km2) prend le statut de réserve faunique avec une vocation axée sur la faune, par le contrôle de la chasse et de la pêche, et sur l’exploitation forestière. Les parcs de la Jacques-Cartier et des Grands-Jardins sont notamment établis sur le reste du territoire.

L’Étape

La route qui relie Québec au Saguenay–Lac-Saint-Jean en passant par le centre de la réserve faunique suit sensiblement l’ancien sentier des Jésuites du XVIIe siècle et le  « chemin des Poteaux » du début du XXe siècle. À 95 km au nord de Québec sur la rive ouest du lac Jacques-Cartier, L’Étape est le dernier relais routier du genre à subsister sur cette route. Un premier relais avait été construit à cet endroit en 1869 : ce n’était qu’une cabane en bois rond et un four à pain. Avant 1870, la route était peu carrossable et souvent même dangereuse. Plusieurs abris, établis à la faveur de la construction de la route et de l’exploitation forestière, balisaient la route distants de 12 à 20 km les uns des autres pour accueillir les voyageurs qui circulaient généralement à pied. Plus tard, dans l'entre-deux-guerres, L'Étape est devenue le terminus de la route construite. À cette époque, un poste de protection des forêts y était en fonction. Avec le parachèvement du boulevard Talbot, en 1951, le gouvernement du Québec érige à cet endroit un complexe hôtelier comprenant, entre autres, l’hébergement, la restauration, une station-service ainsi que des services reliés à la chasse et à la pêche. Ces bâtiments sont aujourd’hui disparus, mais une station-service et un restaurant perpétuent la vocation du lieu.

Les Portes de l'Enfer

On remonte aussi loin qu’au XIVe siècle pour trouver l’origine du nom « porte » du latin « porta » qui désigne un passage étroit, une brèche, un défilé dans les montagnes. Dans la réserve faunique des Laurentides, la vallée des Portes de l’Enfer est celle où coule la rivière Pikauba, à 12 km au nord du lac Jacques-Cartier et à 4,5 km à l’ouest de la route 175. Elle est bordée de montagnes dont certains sommets atteignent plus de 1000 m d’altitude. En 1865, une voie de colonisation, praticable seulement en hiver, s’ouvre vers le Lac- Saint-Jean. C’est de la topographie des lieux combinée à l’action du climat que naîtra le nom « Portes de l’Enfer ». Les voyageurs devaient en effet y affronter la neige, la glace et le vent. L’enfer, en somme! N’est-il pas ironique que ce nom désigne aujourd’hui l’endroit le plus douillet de la réserve faunique : un pavillon chaleureux et d’agréables chalets où les pêcheurs et les chasseurs se délassent en plan américain dans un confort dont les voyageurs d’autrefois n’osaient pas rêver?


Attraits

Immense réserve d'eau douce, la réserve faunique des Laurentides est parsemée de centaines de nappes d'eau dont le lac Jacques-Cartier (12 km2) est la plus grande. Ce labyrinthe de collines et de vallées se draine par les grands tributaires du Saint-Laurent : le Saguenay recevant les eaux des rivières Métabetchouane, Chicoutimi, à Mars, tandis que les rivières Batiscan, Jacques-Cartier, Montmorency et Sainte-Anne se jettent directement dans le fleuve.

À ne pas manquer :

  • La qualité exceptionnelle de la pêche durant toute la saison
  • Les Portes-de-l'Enfer
  • Le Camp Giroux où a séjourné Winston Churchill
  • Le circuit de canot-camping de la Métabetchouane
  • Le grand lac Jacques-Cartier, source de la rivière du même nom

Fiche technique

Superficie

7861 km2


Nombre de plans d’eau

Plus de 2000 lacs et rivières


Faune aquatique

  • Omble chevalier
  • Omble de fontaine (truite mouchetée)
  • Touladi (truite grise)

Faune terrestre

Plusieurs espèces de mammifères, dont :

  • Caribou
  • Castor
  • Lièvre d’Amérique
  • Loup
  • Lynx
  • Orignal
  • Ours noir
  • Renard

Faune ailée

Une grande variété d’oiseaux nichent ou vivent aux abords des plans d’eau, dont :

  • Gélinotte huppée
  • Tétras du Canada
  • Huard à collier
  • Héron

Couvert forestier

Les sommets atteignent jusqu'à 1219 m et on trouve surtout des peuplements de résineux et des sapinières à bouleau blanc.


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