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Parc national de Frontenac

Orientations

Les enjeux de conservation au parc national de Frontenac

Un parc national est créé pour protéger des milieux naturels représentatifs ou particuliers et des paysages d'une région. Ces territoires doivent aussi être mis en valeur par l'interprétation du patrimoine naturel et culturel et par des activités de plein air extensives. Les enjeux de conservation découlent alors de la recherche de l'équilibre entre la protection et l'accessibilité de ces aires protégées.

Au parc national de Frontenac, ces enjeux particuliers sont le contrôle et l’éradication ciblée des colonies de roseau commun dans la baie aux Rats-Musqués, l’impact de la navigation de plaisance dans la baie Sauvage et l’état de santé des populations de dorés jaunes du Grand lac Saint-François.

La présence d'espèces envahissantes est une problématique particulière au parc. Des espèces tel le roseau commun entraînent des pertes notables au niveau de la biodiversité et exigent une attention spécifique de notre part. En raison des de l’importance des habitats de la baie aux Rats-Musqués, un effort plus important sera consacré au contrôle du roseau commun dans cette baie d’ici 2022.

En termes de superficie et d’accessibilité, la baie Sauvage est le principal plan d’eau du parc. La baie étant incluse dans le Grand lac Saint-François, un lac public, elle demeure accessible à tout type de navigation de plaisance. Cette situation accentue considérablement les problématiques de cohabitation entre les plaisanciers, la faune et les usagers du parc.

Autrefois reconnu comme une destination de pêche pour le doré jaune, le Grand lac Saint-François a connu une détérioration de la qualité de pêche depuis la décennie 1980. La dégradation d’habitats et de sites de fraie, l’impact du marnage, l’introduction d’espèces compétitrices, la pression de pêche et la qualité de l’eau sont tous des hypothèses pouvant expliquer le déclin des populations de dorés jaunes au Grand lac Saint-François.

En collaboration avec les différents partenaires du milieu, principalement l’Association des pêcheurs du Grand lac Saint-François et les 2 directions régionales du Ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs du Québec, des actions seront mises en place : déterminer l’état de la population du doré jaune au Grand lac Saint-François, identifier les actions, suivis ou mesures correctives à mettre en place à l’intérieur d’un plan d’action, et finalement débuter la mise en œuvre. L’objectif est de s’assurer le maintien des populations de dorés jaunes au Grand lac Saint-François.


Les outils de gestion du parc

Pour faire face aux enjeux de conservation, la première étape est de bien connaître le territoire sous notre gestion. Toutes ces informations sont compilées dans la Synthèse des connaissances du parc qui compile l'ensemble de ce qui est connu sur le milieu naturel et sur l'histoire du territoire. Cette synthèse est mise à jour périodiquement afin d'y intégrer toutes les nouvelles données issues des activités d'acquisition de connaissances.

Pour réaliser des gestes concrets visant à enrichir nos connaissances et à gérer adéquatement le milieu, nous avons mis en place en place notre plan de conservation. Ce dernier identifie et priorise tous les enjeux de conservation du parc et  les actions à prendre pour faire face aux problématiques identifiées.

Finalement, le parc dispose d'un plan de protection qui identifie et encadre les problématiques spécifiques à l'application réglementaire. 

Saviez-vous que...

Plan d'intervention en développement durable au Grand lac Saint-François

En 2010, le Regroupement pour la protection du Grand lac Saint-François, à l’intérieur duquel le parc national de Frontenac est impliqué, déposait son plan d'intervention en développement durable. Ce plan régional visait à améliorer la qualité de l’eau et la santé du Grand lac Saint-François.

Conscient de la nécessité de travailler en collaboration, les principaux acteurs de la région (les municipalités, les associations de riverains, le CRECA, le COGESAF, le milieu agricole, les ministères concernés, les Conférences régionales des élus, les MRC et le parc) sont réunis afin d’unir leur effort vers un but commun : la santé d’un joyau régional.

Depuis, de nombreuses actions ont été réalisées à l’échelle du bassin versant afin de réduire les pressions humaines sur ce plan d’eau. Comme l’état du Grand lac Saint-François est au cœur des préoccupations du parc, plusieurs indicateurs du Programme de suivi des indicateurs environnementaux (PSIE) sont également en lien avec le plan d’action inclus dans le plan d'intervention en développement durable. La concentration en phosphore et en coliformes fécaux dans les principaux tributaires du lac, la transparence de l’eau, l’indice de qualité ichtyologique et la qualité des aménagements reliés aux berges en sont quelques exemples.


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