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Chantier sous haute surveillance au parc national du Mont-Orford!

25 janvier 2016


Depuis le mois de septembre, un important chantier se déroule au parc national du Mont-Orford. Afin d’en limiter les impacts sur l’environnement, le parc ne lésine pas pour mettre en place les moyens nécessaires afin d’encadrer les travaux.

Le camping et la plage du lac Stukely renaîtront

Le camping et la plage du lac Stukely ont été construits à la fin des années 60. Ces aménagements datant d’une autre époque montraient des signes d’essoufflement et nécessitaient d’importantes interventions. Dans ce contexte, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a entrepris des travaux de réaménagement ayant pour objectif d’améliorer l’expérience des visiteurs et de mettre à niveau les infrastructures. À terme, tout le camping et le secteur de la plage seront reconstruits. Par la même occasion, un nouveau centre de services sera érigé à la plage et remplacera les bâtiments existants. Tout ce bouleversement nécessite une extrême vigilance et un suivi constant.

Une bonne préparation

Reconstruire le camping n’est pas une mince tâche. Il faut évaluer les aménagements existants et prendre en compte les particularités du milieu naturel. Des travaux d’une telle envergure commandent le plus grand soin. Dès le début du projet, une architecte du paysage s’est employée à redessiner complètement le camping. En parallèle, la caractérisation du secteur des travaux a été réalisée par l’équipe du service de la conservation et de l’éducation du parc. Un botaniste a aussi été mandaté pour inventorier les nouveaux secteurs développés afin de repérer les espèces floristiques sensibles. Par la suite, des recommandations ont été faites afin d’ajuster le projet et d’inclure au devis des mesures de mitigation.

Figure 1 Étude du terrain par l’architecte paysagiste où seront implantés les chalets EXP au camping Stukely.

Du dessin au terrain

Afin de s’assurer de la faisabilité du projet, chacun des 298 sites de camping projetés a été validé sur le terrain. Ainsi, les arbres à préserver ont été identifiés et les derniers ajustements ont été réalisés en fonction des particularités du terrain. À travers ce processus, certains sites ont été reconfigurés ou tout simplement abandonnés. Entre autres, la visite du botaniste a attiré notre attention sur une espèce d’orchidée peu commune en Estrie. Il s’agit de la goodyérie panachée. Celle-ci est associée étroitement aux sous-bois sombres en forêt résineuse, particulièrement les prucheraies d’un certain âge. Nous avons donc fait le choix de ne pas réaliser un des nouveaux sites prévus à l’endroit où se trouvait la principale concentration de plants (14 plants).

Figure 2 Goodyérie panachée mature en fructification.

Un roseau à contenir

Étant donné la présence importante dans le camping du roseau commun, aussi appelé phragmite, nous avons mis en place une série de mesure visant à limiter sa propagation. Tout d’abord, chaque colonie a été repérée et identifiée sur le terrain. Par la suite, nous avons procédé à la coupe des tiges au mois d’août pour éviter la propagation par la graine. De plus, une série de mesures ont été prévues au devis de l’entrepreneur pour diminuer les risques importants de dispersion (ex. : nettoyage de la machinerie, élimination des sols excavés dans les colonies et végétalisation des sols à nu).

Figure 3 Coupe du roseau commun dans la boucle Le Frêne.

Atténuer les impacts

Bien que situé dans une zone de services, il n’en demeure pas moins que les interventions réalisées au camping et à la plage peuvent avoir des impacts sur l’environnement. Les fortes pentes du secteur et la proximité avec le lac Stukely rendent les travaux délicats. Afin de gérer les eaux de ruissellement de façon adéquate, une firme de consultant en environnement a été engagée afin de fournir des recommandations et d’effectuer le suivi environnemental du chantier tout au long des travaux. De plus, 2 surveillants de chantier suivent l’entrepreneur en continu afin de s’assurer que tout est réalisé dans les règles de l’art. Rien n’a donc été laissé au hasard dans cette grande aventure.

Figure 4 Barrière de sédiments installée pour contenir les eaux de ruissellement.


Claudia Lascelles est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national du Mont-Orford. lascelles.claudia@sepaq.com

Photos: Claudia Lascelles, parc national du Mont-Orford, Sépaq.


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