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Voir au delà du parc: La ceinture Verte de Yamaska

16 juillet 2013


La protection des milieux naturels présente un défi de taille dans les régions habitées. Dans la région du parc national de la Yamaska, comme dans les autres régions comparables, la superficie des massifs forestiers de qualité diminue au profit de l’agriculture et de l’étalement urbain. Il en résulte une mosaïque de milieux boisés morcelés, où certaines espèces animales et végétales tendent à disparaître au profil d’espèces plus communes. Dans cette perspective, l’idée de favoriser le maintien d’une ceinture verte autour du parc prend tout son sens.

Penser globalement et agir localement

L’Agence géomatique montérégienne GéoMont a identifié que la déforestation dans la seule MRC de La Haute-Yamaska, où se trouve le parc national de la Yamaska, a touché 2,6 % (19,8 km²) du territoire entre 1999 et 2009, soit une étendue faisant presque deux fois la superficie du parc. L’essentiel de ces pertes forestières s’est effectué à l’intérieur du zonage agricole. Ces changements d’affectations du sol contribuent à la fragmentation des habitats et potentiellement à la perte de biodiversité, de même qu’à la problématique d’érosion des sols et d’enrichissement des eaux de surface qui favorisent le développement des algues bleu-vert dans le bassin versant de la rivière Yamaska Nord. Dans une perspective à moyen terme, l’intégrité des milieux naturels contigus au parc est à risque.

Pour atténuer ce phénomène, la création de couloirs forestiers qui font le lien entre les aires naturelles peut assurer une relative intégrité des écosystèmes et favoriser la pérennité de notre patrimoine faunique et floristique.

Un projet de conservation en gestation

Le territoire à la périphérie du parc national de la Yamaska est entièrement de tenure privée. Cet espace présente encore de grands massifs forestiers qui participent à la richesse faunique et floristique du parc. Pour garantir l’intégrité écologique du parc, un grand projet de conservation visant à créer une « ceinture verte » est en gestation.

En partenariat avec Nature-Action Québec et la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (Fondation SÉTHY), le parc entend promouvoir le maintien de cette zone tampon en sensibilisant les propriétaires privés aux ressources particulières de leurs milieux naturels et aux bienfaits de leur connectivité avec le territoire protégé du parc. L’approche de conservation volontaire préconisée permettrait, à terme, d’associer et de faire participer ces propriétaires, de leur propre gré, à la préservation de la nature, tout en respectant leur volonté à occuper et à mettre en valeur leurs terres.

Ce projet de Ceinture Verte s’inscrit en droite ligne avec les objectifs du Plan stratégique 2012-2017 de la Société des établissements de plein air du Québec qui prend comme engagement d’agir comme intervenant de premier plan en matière de conservation de l’intégrité écologique en concertation avec les acteurs des zones périphériques aux parcs nationaux.


Vers l’ouest du parc national et de son plan d’eau, l’horizon révèle l’unicité de la plaine du fleuve Saint-Laurent. Les massifs forestiers s’y retrouvent de plus en plus rares et limités aux îlots de relief que sont les collines montérégiennes, comme le mont Yamaska à l'horizon.


Alain Mochon est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national de la Yamaska mochon.alain@sepaq.com

Photos: Mathieu Dupuis


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