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LE PSIE : un premier diagnostic sur la santé de nos parcs nationaux

12 septembre 2014


La Sépaq vient de rendre public le premier rapport du Programme de suivi de l’intégrité écologique (PSIE), un programme avant-gardiste permettant de juger de l’état de santé de l’ensemble de ses parcs nationaux. Fruit d’une réflexion entamée il y a plus de 10 ans, le rapport rassemble plus de 370 suivis réalisés entre 2003 et 2012 dans l’ensemble du réseau des parcs nationaux gérés par la Sépaq.

Qu’est-ce que le PSIE?

C’est un ensemble de mesures évaluant des paramètres écologiques et humains (indicateurs), dont le but est de suivre l’évolution du niveau d’intégrité écologique dans les parcs nationaux du Québec. Au quotidien, le défi des gestionnaires de parcs est d’assurer un juste équilibre entre la conservation et l’accessibilité. Le PSIE est ainsi le principal outil de vérification afin d’assurer l’atteinte de cet objectif. Concrètement, chacun des parcs mesure le changement du niveau d’intégrité écologique de son territoire à partir d’une vingtaine d’indicateurs (Tableau 1).

Tableau 1 Liste des indicateurs réseau

Les résultats à l’échelle du réseau

Globalement, le niveau d’intégrité écologique des parcs s’est maintenu ou amélioré dans l’ensemble du réseau. La figure ci-dessous compile les résultats de tous les parcs. Sur 22 parcs, 20 (91 %) ont globalement maintenu leur niveau d’intégrité écologique et 2 l’ont amélioré. Aucun parc n’affiche une détérioration globale de son niveau d’intégrité écologique. Ces résultats sont particulièrement satisfaisants dans le contexte où les parcs nationaux du Québec ont connu une période de développement et une hausse importante de leur fréquentation au cours de la dernière décennie. Les facteurs potentiels de stress sur le milieu naturel ont donc été bien gérés afin d’en limiter les impacts dans les parcs.

Figure 1 Niveau d’intégrité écologique global des parcs

Sur les 373 suivis réalisés dans le cadre de ce rapport, 209 (56 %) démontrent une stabilité du niveau d’intégrité écologique des parcs. Toutefois, comme l’indique la figure 2, d’autres suivis démontrent un changement soit positif (25 % des indicateurs), soit négatif (19 % des indicateurs).

Figure 2 Nombre d’indicateurs par niveau d’intégrité écologique

Changements marquants mesurés

Certains suivis réalisés dans le cadre du PSIE ont permis de faire ressortir des changements positifs du niveau d’intégrité écologique dans les parcs. Parmi ceux-ci, les indicateurs sur les amphibiens et les reptiles, celui sur la fragmentation du territoire et celui sur la végétation arctique-alpine affichent des résultats plus que satisfaisants. Ils témoignent de la grande qualité des habitats, d’une bonne gestion du territoire et du succès des efforts de sensibilisation.


Salamandre maculée (Ambystoma maculatum)

D’un autre côté, l’indicateur sur les chauves-souris, celui sur les oiseaux nicheurs et celui sur les espèces exotiques envahissantes présentent des baisses du niveau d’intégrité écologique. Quoique troublants, ces résultats concordent avec les tendances observées à l’échelle continentale.

De façon générale, la densité des infrastructures a augmenté dans les parcs. Les investissements majeurs voués à améliorer l’accessibilité aux territoires expliquent sans surprise cette densification. Toutefois, le choix des emplacements des nouvelles constructions joue un rôle de premier plan dans la préservation des espèces et le maintien de la connectivité des habitats. En effet, malgré l’implantation de ces infrastructures, la fragmentation globale des territoires n’a pas augmenté. Il en est ainsi, parce que, généralement, les nouvelles infrastructures ont été construites sur des sites déjà occupés ou perturbés, limitant les impacts négatifs sur les espèces et leurs habitats.

Nous vous invitons à poursuivre la lecture des résultats en prenant connaissance des résultats complets du Programme de suivi de l'intégrité écologique.


Bianca Breton est technicienne en milieu naturel à la vice-présidence Parcs Québec.

Patrick Graillon était coordonnateur à la conservation à la vice-présidence Parcs Québec lors de la rédaction de cet article. 

Pour informations, contactez René Charest.

Photos : Sépaq et Agathe Girard Tremblay, parc national d'Aiguebelle, Sépaq.


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