La tordeuse est de retour, surveillons-la! - Blogue de conservation - Parcs Québec - Sépaq

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Blogue de conservation

La tordeuse est de retour, surveillons-la!

12 janvier 2016


La tordeuse des bourgeons de l’épinette est en expansion au Québec et plus de 6 millions d’hectares de forêt ont été touchés en 2015. Plusieurs parcs nationaux participent à un projet de recherche sur les phénomènes de migration de cette espèce, mené par le Service canadien des forêts.

Une nouvelle épidémie

La tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) est un insecte indigène au Québec et sa présence est normale dans nos forêts. Son cycle de vie présente des périodes épidémiques cycliques qui sévissent à intervalle de 30 à 40 ans. La dernière infestation a atteint des sommets dans les années 1970 où 50 millions d’hectares de forêt ont été endommagés.  Depuis 2006, une nouvelle épidémie de TBE fait des ravages. Plusieurs régions du Québec sont touchées, et le nombre d’hectares de forêt affectée a augmenté d’environ 2 millions cette année. La propagation est rapide. Les ressources financières et humaines, ainsi que l’information sur la biologie de l’espèce ne suffisent pas pour bien comprendre les épidémies.

Figure 1 Tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE)

Participer pour mieux détecter

Le parc national des Grands-Jardins participe à un projet de recherche mené par le Service canadien des forêts. Il a pour objectif de mieux comprendre les phénomènes migratoires du papillon de la TBE. Ce projet de science citoyenne, impliquant la population, permet d’augmenter la quantité de données recueillies. Il consiste à installer des pièges à phéromone (signal odorant) pour capturer des papillons de TBE. Les données recueillies aideront à suivre l’apparition et la propagation de l’épidémie. Des analyses d’ADN seront aussi effectuées pour retracer la provenance des papillons migrants.

Figure 2 Piège à phéromone, libérant une sécrétion organique volatile pour attirer le papillon mâle.

Concrètement aux Grands-Jardins

Cette année, 4 pièges ont été installés au début juin entre le bâtiment Thomas-Fortin et le centre de découverte et de services Arthabaska. Un autre piège a été installé dans le sentier la Taïga afin de permettre aux gardes-parc naturalistes d’en faire l’interprétation lors d’une randonnée guidée.

Les visiteurs ont participé au décompte des papillons. Le maximum de papillons recueillis dans un piège fut d’environ 100 individus. Ce résultat est normal et non alarmant. Dans des secteurs épidémiques, certains pièges peuvent compter plus de 1000 individus.

La campagne 2015 a pris fin à la mi-août et sera reconduite l’année prochaine. Vous souhaitez participer au suivi? Inscrivez-vous aux Pisteurs de tordeuses.

Référence

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, 2015. Aires infestées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec en 2015 − Version 1.0, Québec gouvernement du Québec, Direction de la protection des forêts, 17 p.


Adine Séguin est garde-parc technicienne au parc national des Grands-Jardins.

Mireille Boulianne est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national des Grands-Jardins. boulianne.mireille@sepaq.com

Photos: Adine Séguin et Stéphane Bourassa.


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