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6 randonnées secrètes de notre équipe (2e partie)

En collaboration avec Mélanie Pageau

Pour faire suite aux 9 coups de cœur de notre équipe dévoilant des trésors cachés méconnus du grand public, voici maintenant 6 randonnées « secrètes » d’automne, soigneusement recommandées par des gens de nos établissements.

Parc national du Mont-Tremblant Parc national du Mont-Tremblant
Parc national du Mont-Tremblant Mikaël Rondeau | © Sépaq

Parc national de Frontenac (Chaudière-Appalaches)

Sentier de la Tourbière (secteur Saint-Daniel)

Coup de cœur d’Esther, préposée à l’accueil.

Si la plage Saint-Daniel du parc national de Frontenac a bourdonné cet été, le sentier de la Tourbière apportera quant à lui la zénitude cet automne. Il pourrait aussi stimuler les esprits curieux ! Esther, préposée à l’accueil, le recommande chaudement et s’y rend souvent elle-même. « Je suis une grande adepte du parc, dit-elle ; j’irais à la tourbière toutes les semaines! »

Le sentier de 5 km est ouvert de la mi-mai à la mi-octobre et revêt des atours différents selon les saisons. Au printemps, le vert tendre est roi alors qu’à l’automne, on se remplit les yeux de jaune et de rouge, couleurs qui proviennent non pas des feuilles des arbres, mais de la mousse au sol! Et aussi des champignons, présents surtout en septembre.

La tourbière millénaire est en effet d’une grande beauté et bien conservée, nous dit Esther. « C’est impressionnant de voir la flore survivre dans cet environnement. » Les deux types de plantes carnivores et les nombreuses sortes d’orchidées indigènes présentes attisent particulièrement la curiosité des petits et des grands. « Les gens reviennent à l’accueil avec leurs photos et demandent ce que c’est », rapporte-t-elle. Une fois qu’ils ont découvert l’endroit, ils y reviennent.

Le sentier comporte d’ailleurs des affiches documentant bien la formation d’une tourbière, entre autres. « On y apprend beaucoup de choses », note Esther. Plat et en grande partie sur un trottoir de bois, ce sentier est facilement accessible. Deux points d’observation permettent de contempler la tourbière de haut.

Le lieu abrite également le tétras du Canada, un oiseau ressemblant à la perdrix, en moins farouche. Les petits explorateurs seront aussi heureux de croiser des crapauds et grenouilles!

Parc national de Frontenac
Parc national de Frontenac Paul Dussault | © Sépaq
Parc national de Frontenac
Parc national de Frontenac Paul Dussault | © Sépaq
Parc national de Frontenac
Parc national de Frontenac Paul Dussault | © Sépaq
Parc national de Frontenac
Parc national de Frontenac © Sépaq

Parc national du Mont-Tremblant (Laurentides)

Sentier Le Lac-Poisson

Coup de cœur d’Alexandre, coordonnateur de l’accueil des secteurs La Diable et La Cachée.

Avec ses quatre secteurs et son grand territoire de 1510 km2, le parc national du Mont-Tremblant offre de multiples possibilités de randonnées automnales. Alexandre, coordonnateur de l’accueil des secteurs La Diable et La Cachée, recommande le sentier Le Lac-Poisson. Ce petit joyau, bien dissimulé et situé en plein cœur du secteur La Diable, est un incontournable dans le secteur pour quiconque en quête de tranquillité.

Le sentier est accessible toute l’année, tant en randonnée pédestre qu’en course en sentier l’été ou l’automne, ou encore en ski de fond l’hiver. Il offre des niveaux de difficulté intéressants, notamment une succession d’eskers et de petites montées continues avec quelques faux plats afin de donner un répit aux poumons et aux mollets fatigués.

Deux options sont possibles : un aller-retour de 7,4 km de niveau intermédiaire à partir du centre de découverte en passant par le sentier La Roche ou une boucle de 13,6 km, avec le même départ, mais en partant vers Le Boulé (route de service 15), ce qui élève le niveau de difficulté. C’est cette boucle qui est décrite ci-après.

 « En début de saison ou lorsque la pluie se met de la partie, une succession de cascades éphémères font leur apparition pour le plus grand plaisir des admirateurs, relate Alexandre. Il est même possible de s’y baigner jusqu’au torse, assis bien sûr, lorsque la température le permet. »

Ensuite, on traverse une érablière à bouleaux jaunes, habitat de l’ours noir, jusqu’au refuge La Perdrière aux abords du Petit lac Poisson. Certains jours de pluie, on s’y croirait en pays étranger tant le paysage est à couper le souffle. Puis, on poursuit jusqu’au Grand lac Poisson qui offre aussi, en toute saison, des points de vue dignes des plus grands magazines de photographie d’aventure. De là, on longe le lac jusqu’à une dépression qui permet l’accès au Saint-Graal de ce secteur : le sentier des Cascades menant à un point de vue.

Pour y accéder, on longe une portion du lac Poisson sur sa largeur afin d’y découvrir une cascade longiligne toute en hauteur. On peut en faire l’ascension avant de prendre une pause bien méritée. Au retour, on traverse rapidement un milieu humide où les herbes hautes et les quelques arbres pétrifiés détonnent du reste du sentier. Rapidement, on atteint le sentier La Roche et on redescend tout doucement sur un pierrier jusqu’au départ du sentier où on peut conclure la journée sur les berges du lac Monroe en sirotant un breuvage chaud ou une bonne bière de la microbrasserie Saint-Arnould, en vente au centre de découverte.

Parc national du Mont-Tremblant
Parc national du Mont-Tremblant Mathieu Dupuis | © Sépaq
Parc national du Mont-Tremblant
Parc national du Mont-Tremblant © Sépaq

Parc national du Fjord-du-Saguenay (Saguenay‑Lac‑Saint‑Jean)

Sentier de la Pinède

Coup de cœur de Martin, garde-parc patrouilleur et assistant à la protection de la faune.

Morcelé en plusieurs secteurs de part et d’autre du majestueux fjord, le parc national du Fjord-du-Saguenay se découvre par petites bouchées, au fil de différentes visites. Le secteur Petit-Saguenay, sur la rive sud, figure parmi les plus confidentiels. Le sentier de la Pinède peut ainsi être qualifié de randonnée secrète!

Selon Martin, garde-parc patrouilleur et assistant à la protection de la faune, il s’agit d’un très beau sentier, assez varié. Il commence près de la plage de l’anse Saint-Étienne, traverse une plaine inondable à marée très haute (un autre sentier permet de contourner l’eau), puis longe le fjord et l’anse à la Goélette sur des roches pendant 1 km, avant de commencer à grimper vers la pinède.

Un beau pin blanc accueille les randonneurs à l’entrée de cette boucle de 1 km comportant plusieurs pins rouges et deux points de vue sur le fjord. Peu avant le premier point de vue, on peut observer des vestiges du feu de 1900. Le tronc d’un arbre conserve encore à l’intérieur des lames carbonisées. « C’est impressionnant », dit Martin.

Autre attrait de ce sentier totalisant 8 km (aller-retour) : les bélugas! « De là-haut, on peut les voir respirer à la surface et même quand ils sont sous l’eau, rapporte le garde-parc. Ils font beaucoup de déplacements entre Tadoussac et la baie Sainte-Marguerite. » À marée basse, on peut ensuite revenir sur le sable le long du littoral.

Classée intermédiaire, cette randonnée peut aussi convenir aux familles actives. Il faut prévoir environ 3 heures pour la compléter. Le sentier est accessible jusqu’à l’Action de grâce, à partir du stationnement du chemin Saint-Étienne.

Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay © Sépaq
Parc national du Fjord-du-Saguenay
Parc national du Fjord-du-Saguenay © Sépaq

Parc national de la Gaspésie (Gaspésie)

Sentiers Mont-Joseph-Fortin et Mont-Richardson

Coup de cœur de Raymonde, préposée à l’accueil.

Le parc national de la Gaspésie ne manque pas de hauts sommets, mais tous ne sont pas aussi connus que le mont Albert ou le mont Jacques-Cartier. Pour une randonnée plus secrète, Raymonde, préposée à l’accueil, propose le sentier Mont-Joseph-Fortin auquel les experts peuvent aussi ajouter le Mont-Richardson.

Le sentier Mont-Joseph-Fortin est une montée soutenue menant à un plateau aux allures de taïga. Une boucle ceinture le sommet culminant à 1080 m. Le belvédère Le Surplomb offre une vue sur le lac aux Américains et vers les montagnes environnantes, dont le sommet du mont Jacques-Cartier. Cette randonnée qualifiée de difficile totalise 11 km aller-retour et un dénivelé de 490 m. Il faut prévoir 5 heures de marche.

Le sentier Mont-Richardson a le même début que le sentier Mont-Joseph-Fortin (à partir du stationnement sur la route 160), mais monte plus haut jusqu’au sommet à 1180 m, soit un dénivelé de 705 m et une distance de 11,6 km pour une randonnée de niveau expert d’une durée de 6 heures. Le sentier offre une vue à 360 degrés sur les sommets environnants. « Quand on approche du sommet, il y a un petit lac qui est parfois gelé, observe Raymonde. Il y a aussi souvent du givre au sol et sur les arbustes qui sont de plus en plus petits en montant. »

Dans les deux cas, sur le sentier commun, le détour jusqu’au belvédère La Falaise est un incontournable. Raymonde affirme qu’il donne une vue incroyable sur le mont Albert.

Les plus motivés peuvent combiner les deux sentiers pour un total de 16,2 km et 7 heures de randonnée. Ils devront toutefois partir tôt (avant 9 h, recommande Raymonde) pour revenir avant le coucher du soleil, car les journées automnales sont plus courtes.

La préposée à l’accueil met toutefois les randonneurs en garde face au froid et même à la neige, qui peut arriver assez tôt dans les montagnes. « En octobre, il peut y avoir de la neige et des vents forts, souligne-t-elle. Il faut être bien préparés et équipés : vêtements d’hiver comme une doudoune, lunch dans un thermos, etc. Il faut aussi faire attention à la surface de marche qui peut être glissante. »

Bref, un beau défi!

Parc national de la Gaspésie
Parc national de la Gaspésie © Sépaq
© Sépaq

Station touristique Duchesnay (Capitale-Nationale)

Sentier Le Rocher

Coup de cœur de Pierre, responsable aux activités de plein air.

À la Station touristique Duchesnay, le sentier Le Rocher traverse une érablière à bouleau blanc ainsi que plusieurs pruches et cèdres matures. Selon Pierre, responsable aux activités de plein air, « c’est un sentier exceptionnel, accessible pour tous les âges et à proximité de l’Auberge. »

La randonnée de 1,7 km (30 minutes) offre un très joli parcours qui surplombe les abris sous roche à l’aide d’escaliers et de passerelles en bois. « Attention, les plateformes de bois sont très glissantes après la pluie », prévient Pierre. Deux points de vue intéressants permettent de voir d’abord le lac Saint-Joseph et ensuite le territoire forestier de la Station. Les chevreuils sont souvent observés dans ce sentier, en particulier près des petits érables.

Plusieurs activités peuvent être pratiquées ou observées dans ce sentier. On peut notamment y observer les participants du circuit Arbraska s’élancer dans plusieurs parcours. Il est aussi possible de participer au rallye des animaux, activité autonome pour tous dès l’âge de 5 ans. Il y a même une légende à propos d’un trésor de pirate au début de sentier… mais seul un guide de Duchesnay pourrait vous dévoiler la présence d’une carte secrète!

Pour ceux qui s’entraînent en course en sentier, le sentier fait le tour du « Rocher » et permet de cumuler des centaines de mètres rapidement, en faisant des allers-retours.

Selon Pierre, ce sentier de randonnée en met particulièrement plein la vue lors de lheure bleue, soit en fin de journée. Il est toutefois fermé l’hiver. 

Station touristique Duchesnay
Station touristique Duchesnay © Sépaq
Station touristique Duchesnay
Station touristique Duchesnay © Sépaq

Parc national du Lac-Témiscouata (Bas‑Saint‑Laurent)

Sentier Montagne-de-Chert

Coup de cœur de Michel, responsable du service de la conservation et de l’éducation.

Quel est le meilleur endroit pour admirer les couleurs automnales? Dans une érablière, bien sûr! C’est pourquoi Michel, responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national du Lac-Témiscouata, propose le sentier Montagne-de-Chert qu’il qualifie de magnifique à cette période de l’année.

Sillonnant une érablière ancienne, le sentier traverse une forêt âgée et peuplée de vieux érables. Le parterre est également couvert de jeunes érables d’un vert tendre. « On a le sentiment intense d’être dans l’intimité de la forêt, avec les odeurs, les couleurs, remarque Michel. Lors de journées chaudes, c’est aussi rafraichissant. »

La boucle de 5,5 km a un dénivelé de 100 m ; elle offre des points de vue sur les lacs Touladi et les collines environnantes. D’un niveau facile à intermédiaire, elle peut se faire en famille et se prête bien à la course en sentier, selon Michel.

Ce sentier encore méconnu est accessible jusqu’aux premières neiges, mais le paroxysme des couleurs a lieu à la fin septembre. La lumière y est particulièrement belle en fin de journée.

Histoire 101 : cette montagne a été fréquentée par les premiers humains ayant foulé le territoire. Un gisement de chert touladi (une pierre semblable au silex et exploitée durant des millénaires par les Premières Nations) a été découvert dans ses entrailles (mais non visible lors de la randonnée), d’où le nom du sentier. Une bière lancée l’été dernier par la microbrasserie Le Secret des Dieux de Pohénégamook rend d’ailleurs hommage aux peuples qui ont façonné le chert touladi pour assurer leur mode de vie.

Parc national du Lac-Témiscouata
Parc national du Lac-Témiscouata JC Lemay | © Sépaq
Parc national du Lac-Témiscouata
Parc national du Lac-Témiscouata © Sépaq

Mélanie Pageau

À propos de Mélanie Pageau

Maman de deux garçons et passionnée de plein air et d'aventures, Mélanie affectionne particulièrement le vélo de montagne, le fatbike (VPS – vélo à pneus surdimensionnés), le ski de fond, la longue randonnée, etc. Bref, bouger en nature! Ancienne journaliste maintenant conseillère en communication, Mélanie s’est jointe à la Sépaq pour marier ses passions à sa vie professionnelle.

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