Une diversité génétique régionale des grands canidés

Une étude de 2017 produite par le ministère des forêts, de la faune et des parcs du Québec sur plus de 400 échantillons de canidés du Québec vient apporter un regard nouveau sur le paysage génétique des loups de la région. Cette étude porte sur la diversité génétique des grands canidés et sur leurs répartitions au Québec. Comme aucun échantillon provenant du parc national ou de ces environs n’y a été analysé, elle ne peut permettre de conclure sur les canidés présents au parc. Néanmoins cette étude permet d’établir que, dans les environs du parc, les canidés seraient des loups de l’Est, des loups boréaux et des coyotes de l’Est tous hybridés à différents niveaux.

© Sépaq

Le loup de l’Est

Ce loup (Canis Lycaon), dont le statut d’espèce à part entière est reconnu par de plus en plus de spécialistes, est en évaluation auprès des instances responsables du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. Présent en Amérique du Nord depuis la nuit des temps, il occupait vraisemblablement l’Est de l’Amérique du Nord. On le retrouve généralement dans les habitats de forêts décidus. Il aurait un ancêtre commun avec le coyote de l’Ouest. L’avènement de l’agriculture, l’exploitation des animaux à fourrure, la gestion des prédateurs auraient entre autres, au fils des années, confiné cette espèce endémique de l’Amérique du Nord à une mince bande de territoire en Ontario et au Québec dans laquelle le parc national se trouve.

Le loup boréal

Le loup boréal serait le résultat d’une hybridation ancestrale entre le loup de l’Est et le loup gris. Le loup gris, le grand loup largement rependu sur l’ensemble de l’hémisphère nord du globe, serait arrivé en Amérique du Nord, en provenance d’Eurasie, il y a plus de 130 000 ans. Au fils des millénaires, il aurait formé un croisement avec le loup de l’Est. Bien qu’ancestral, le loup boréal, serait nouvellement reconnu au Québec grâce aux avancés des recherches en génétique.  Il serait généralement associé aux forêts boréales. Une autre hypothèse proposerait que le loup boréal serait plutôt le résultat de l’apparition de gène de coyote chez le loup gris.

Le coyote de l’Est

Le coyote de l’Est serait un nouveau résident endémique américain issue de l’arrivée des colons européens.  L’humanisation des habitats par les colons, aurait favorisé l’expansion du territoire du coyote de l’Ouest vers l’Est. Ce coyote est comme le loup de l’Est une espèce endémique de l’Amérique du Nord. La rencontre de ces deux canidés aurait créé une nouvelle hybridation, le coyote de l’Est. Ce nouveau canidé serait vraisemblablement apparu au Québec il y a moins de cent ans. Il serait dans la région des Laurentides depuis quelques décennies seulement.

L’hybride entre le loup boréal et le loup de l’Est

L’omniprésence du loup boréal et du loup de l’Est sur un même territoire, favorise l’hybridation entre ces animaux, comme ils ont des tailles similaires et semble occuper une niche écologique similaire.

Les hybrides entre loups et coyote

De la même façon que les loups s’hybrident entre eux, il y a de l’hybridation avec le coyote. Il y a donc des hybrides entre le loup boréal et le coyote de l’Est et d’autres entre le loup de l’Est et le coyote de l’Est. Sans parler des hybrides entre des hybrides de loups et le coyote ! Rappelons que le coyote de l’Est est lui-même un hybride entre le loup de l’Est et le coyote de l’Ouest.

Pour de plus amples informations :

Identification génétique et répartition spatiale des grands canidés sauvages au Québec (2017)

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