Portrait du parc - Parc national d'Aiguebelle - Parcs nationaux - Sépaq

Portrait du parc

Histoire de la création du parc national d'Aiguebelle

En 1945, le gouvernement du Québec constate que les espaces pour le maintien des ressources fauniques se font rares en Abitibi. En effet, la population de la faune sauvage a accusé une diminution très sensible surtout en ce qui concerne l'orignal et le castor. Cela s'explique par le défrichement à des fins agricoles et le développement minier qui prend de l'ampleur. Le canton d'Aiguebelle est toutefois épargné puisque les collines ne favorisent pas l'agriculture et rendent l'accès difficile.

Le 8 octobre 1945, ce territoire est choisi pour devenir la réserve de chasse et de pêche d'Aiguebelle : un territoire de 256 km2 à l'origine. En mars 1984, un plan directeur provisoire fut soumis à la consultation populaire afin de créer un parc de conservation. La tenue des audiences donna lieu à une sérieuse opposition provenant du monde minier qui dénonça la perte de territoire pouvant recéler un certain potentiel.

Malgré cela, le parc d'Aiguebelle voit le jour le 6 février 1985. En vertu de la Loi sur les parcs, on lui attribue la mission de protéger et de mettre en valeur un territoire à la fois représentatif et exceptionnel de la région naturelle, soit la ceinture argileuse de l'Abitibi.


Le patrimoine naturel du parc

La géologie

Le territoire du parc appartient au Bouclier canadien qui a amorcé sa formation il y a environ 3,8 milliards d'années. Il est formé de magma qui s'est épanché en couches successives sous l'océan. À partir de 2,79 milliards d'années, un nouveau fond prend ainsi forme recouvrant toute l'Abitibi-Témiscamingue. Issus de ce roc, plusieurs massifs rocheux de la région dont les collines Abijévis et des failles se formeront quelques millions d'années plus tard lors de grands bouleversements.

La géomorphologie

La dernière glaciation, celle du Wisconsin, qui a débuté il y a environ 100 000 ans est responsable de la forme actuelle du territoire. Ce glacier recouvrait tout le territoire de l'Abitibi et il a progressé jusqu'à l'état du Wisconsin. Des traces d'érosion ainsi que plusieurs formations témoignent de sa présence. On peut observer, par exemple, des stries glaciaires, créées par le frottement de matériaux transportés par le glacier et un réseau de marmites de géants situées dans le sentier Les marmites.

L'hydrologie 

La principale caractéristique hydrographique du territoire est le passage de la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Saint-Laurent et de la Baie James. Cette ligne passe entre les lacs La Haie et Sault. On y dénombre près de 80 lacs. Situés dans les collines, ils sont petits et leurs eaux sont claires, ce qui est exceptionnel au niveau régional. Localisés dans la plaine, ils sont typiques de l'Abitibi : grands, peu profonds et leurs eaux sont troubles et brunes.

La flore

Le couvert végétal du parc est la forêt boréale. Il est composé principalement de jeunes peuplements forestiers liés aux passages répétés de feux. Cela favorise la croissance d'espèces pionnières tels le peuplier faux-tremble et le pin gris. Des essences un peu plus rares pour la région comme le bouleau jaune et le frêne noir viennent s'ajouter au paysage. La morphologie particulière des lacs de faille a permis la création de petits habitats exceptionnels qui abritent des espèces très rares comme Gymnocarpium jessoense.

La faune

Les deux représentants fauniques de la forêt boréale sont l'orignal et le castor. Ils sont omniprésents dans le parc. La diversité du territoire au niveau de la géomorphologie, de l'hydrologie et de la flore contribue à l'abondance et à la diversité des espèces animales en offrant une grande variété d'habitats. Certaines espèces sont à la limite de leur aire de répartition tels la paruline à gorge grise et le tétras à queue fine. D'autres sont exceptionnelles pour la région comme le touladi.


Le patrimoine culturel du parc

L'occupation amérindienne

La découverte de sites localisés en bordure et au sein du parc permet de croire que le secteur était fréquenté par les Amérindiens. En effet, ce territoire était intéressant par la présence de la rivière Kinojévis, reconnue comme l'un des axes majeurs de déplacement utilisé par ces populations. Les lacs La Haie et Sault étaient des lieux de passage pour ceux qui souhaitaient traverser d'un bassin versant à l'autre. Enfin, la présence des castors et des cervidés en faisait un bon territoire de chasse.

Les premiers Européens

Les noms donnés à la grande majorité des cantons de l'Abitibi au début 1900 proviennent des noms des capitaines et officiers des régiments de l'armée de Montcalm. Ainsi Charles de Nevair d'Aiguebelle a donné son nom au canton qui comprend le parc. Les terres qui se trouvent près du lac Loïs ont connu une activité coloniale dès 1917 avec la construction d'un moulin à scie permettant ainsi l'ouverture de terres cultivables. La forêt, qui recèle une faune diversifiée, a aussi attiré les trappeurs d'animaux à fourrures.

Saviez-vous que...

Le parc en chiffres

Année de création : 1985
Superficie : 268 km
Périmètre : 87 km2
Fréquentation annuelle : 40 000 jours-visites


Les listes des espèces

Amphibiens et reptiles

Espèces en péril

Mammifères

Oiseaux


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