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Parc national des Grands-Jardins

Contexte écosystémique

Le parc national des Grands-Jardins a été créé pour protéger un caractère exceptionnel, soit la présence d'une harde de caribous forestiers et de la pessière à lichens, un écosystème forestier rare à cette latitude. En effet, la pessière à lichens qui se trouve dans le parc ne devrait se rencontrer qu'au nord du 52e parallèle, à 500 km plus au nord. Le parc est aussi l’une des aires centrales de la Réserve de la biosphère de Charlevoix.

Le parc couvre une partie de la chaîne de montagnes des Laurentides, qui s’est formée il y a près d’un milliard d’années. Son socle rocheux est composé de roches granitiques, ou roches ignées. Plusieurs formes liées à la dernière glaciation peuvent y être observées, dont des kames et des kettles.

Plus de 120 plans d’eau sont présents sur le territoire du parc. Ils représentent 3,6 % de sa superficie totale. Les deux plus importants bassins versants situés dans le parc sont ceux de la rivière Malbaie et de la rivière Sainte-Anne-du-Nord.

En raison de sa haute élévation, l’ensemble du massif des Laurentides constitue une enclave où les températures sont plus basses qu’ailleurs à cette latitude. Les hauts sommets à l’ouest du parc créent une barrière montagneuse expliquant la variabilité des précipitations sur l’ensemble du territoire. Les conditions climatiques difficiles, les sols pauvres et les différentes perturbations comme les feux et les épidémies d'insectes ont tous contribué à l'établissement d'un couvert forestier très ouvert, constitué essentiellement d'épinettes noires.

L’exploration et l’exploitation des ressources du territoire (coupe forestière, chasse, drave, surveillance des feux de forêt, etc.) dans le passé ont laissé un réseau de chemins forestiers et de sentiers qui enjambent les ruisseaux et bordent les lacs. Ces infrastructures vieillissantes ne répondent pas toujours aux normes d’aujourd’hui et créent dans certains cas de grandes pressions sur le milieu aquatique (ensablement des frayères et des habitats, modification des débits et des profils naturels des cours d’eau, etc.). Des travaux sont effectués chaque année afin de corriger cette situation et de rendre l’ensemble des infrastructures conformes aux normes actuelles.

Certaines des espèces qui habitent le parc ont un caractère particulier, notamment le caribou et l’omble chevalier, qui représentent bien le milieu boréal du parc. Ces espèces à statut particulier ou rare méritent qu’on leur porte une grande attention et que l’on fasse des efforts pour adapter les interventions sur le territoire et les modalités de gestion (offre d’activités, etc.) à leur condition.

Année de création Superficie Périmètre Carte
1981 307,1 km2 116,5 km Télécharger (pdf)
Activités principales Fréquentation en jours-visite
  • Randonnée pédestre (plus de 30 km)
  • Raquette (33 km)
  • Ski nordique (24 km)
  • Villégiature (dont 13 chalets)
  • Camping (72 emplacements)
  • Canot et kayak
  • Pêche (60 lacs et 1 rivière)  
  • Via ferrata