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Blogue de conservation

Au secours des anoures

23 août 2016


Un projet de recherche sur les anoures se déroule actuellement dans le parc national d’Aiguebelle. Ce projet, réalisé par l’Université Laval, vise à déterminer l’effet des routes sur les populations qui vivent à proximité de celles-ci.

Pourquoi s’intéresser aux anoures?

Depuis les années 1970, les grenouilles, rainettes et crapauds voient leur habitat disparaître. Cette situation est principalement due à la destruction de leurs milieux de vie, tels les étangs, les marécages et les milieux humides. De plus, la division du territoire occasionnée par les routes éloigne les sites pour la rencontre des partenaires lors de la reproduction rendant celle-ci difficile, parfois même impossible.

Quels sont les rôles des grenouilles au Québec?

En se nourrissant, les grenouilles font un contrôle biologique des populations d’insectes, dont certains peuvent être vecteurs de maladie. De plus, elles sont de bons bio-indicateurs, c’est-à-dire des outils d'évaluation de la qualité de l'environnement. Puisque les anoures respirent à travers leur peau, elles ressentent facilement l’effet des polluants. Les contaminants compliquent l’échange avec le milieu et nuisent à leur vie. C’est pour cette raison que lorsqu’on retrouve une abondance de grenouilles dans un milieu, c’est un signe que celui-ci est en bonne santé.

Figure 1 Grenouille du Nord, Sabrina Gilbert

La recherche à Aiguebelle

L’étude vise principalement les étangs forestiers. Ceux-ci ont été choisis préalablement afin qu’ils soient à proximité d’autoroutes, de routes secondaires ou de routes forestières. Les chercheurs vont, entre 16 h et minuit, s’installer près des étangs pour écouter et noter les espèces présentes. Puisque leurs petites tailles les rendent difficiles à voir, c’est surtout grâce à leurs chants qu’elles sont identifiées et quantifiées. La recherche se déroule au parc national d’Aiguebelle, près des routes forestières, mais également à l’extérieur du parc, près des routes les plus achalandées d’Abitibi.

Résultats

Les suivis auditifs des populations d’anoures ont lieu dans le parc depuis 2014. Le projet se déroulera sur un total de 10 ans afin de pouvoir en ressortir des résultats concluants. De ce fait, il est difficile d’entrevoir l’effet des routes sur les populations d‘anoures jusqu’à présent. Cependant, selon des résultats préliminaires, il y aurait peu de mortalité sur les routes du parc puisque celles-ci sont généralement loin des étangs. Selon les chercheurs de l’Université Laval, les populations les plus affectées par la présence des routes, seront celles qui se retrouvent près des autoroutes.

Références

Découvrons et préservons les amphibiens du Parc, Parc Naturel Régional Oise - Pays de France.
Les amphibiens : Maintenir la biodiversité dans le Grand Lyon, ARTHOPOLOGIA en partenariat avec le Grand Lyon (2014).
Les amphibiens : indicateurs de l'état d'un écosystème, Centre de la biodiversité du Québec (2015).


Chloé Mathieu est stagiaire au parc national d’Aiguebelle.

Sabrina Gilbert est garde-parc naturaliste au parc national d’Aiguebelle.

Nicolas Boulé est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national d’Aiguebelle. boule.nicolas@sepaq.com

Photos du carrousel: Stéphane Poulin et Sabrina Gilbert


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