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Blogue de conservation

Un nouveau bébé pour Parcs Québec: le parc national d'Opémican

11 février 2014


Le 19 décembre 2013, le gouvernement du Québec annonçait la création du parc national d’Opémican, situé dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Il devient ainsi le 26e parc national du réseau Parcs Québec et le 24e géré par la Société des établissements de plein air du Québec.

Description du territoire

Établi dans le sud-ouest du Québec, le parc national d’Opémican, d’une superficie de 252,5 km2, assure la protection d’un échantillon de la région naturelle des Laurentides méridionales. Il épouse la frontière entre le Québec et l’Ontario à environ 35 km au sud de la ville de Ville-Marie et à 15 km au nord de celle de Témiscaming (voir la carte de localisation). Le territoire est divisé en quatre secteurs distincts : le secteur de la rivière Kipawa et des falaises du lac Témiscamingue, le secteur de la pointe Opémican, le secteur du lac White et, enfin, celui de l’île aux Fraises.

Caractéristiques écosystémiques

Sous l’effet du passage du dernier glacier, une ancienne chaîne de montagnes a été fortement érodée, formant alors l’assise du parc. Son paysage est caractérisé par un plateau de collines aux sommets aplatis, à travers lequel plusieurs parois découpent l’horizon, principalement le long du lac Témiscamingue. On y trouve une abondance de lacs et de milieux humides foisonnant de vie. Étant donné sa localisation, à cheval entre la forêt boréale et la forêt feuillue, il n’est pas étonnant d’y observer une grande biodiversité et des habitats riches qui abritent des espèces vulnérables, dont le faucon pèlerin. De plus, l’abondance de pinèdes sur le territoire lui vaut le titre du parc protégeant le plus grand nombre de pins rouges et de pins blancs. Les amateurs de géologie seront également ravis puisque la fameuse moraine Harricana, l’un des plus importants dépôts fluvioglaciaires de l’Amérique du Nord, traverse le territoire. Pour obtenir plus d’information sur les caractéristiques du parc, veuillez consulter le Plan directeur provisoire ou l’État des connaissances, élaboré par le Service des parcs du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.

Richesse historique

Le territoire compte neuf sites archéologiques connus, tous situés aux abords du lac Témiscamingue. Ce dernier est doté d’un fort potentiel archéologique puisqu’il a longtemps été la seule voie d’accès à la région. Il joua un rôle majeur, notamment dans la circulation des autochtones, l’exploration, puis la colonisation. D’ailleurs, le terme « Opimica » signifie « le long du chemin suivi par les Indiens ». Aussi, on retrouve en plein cœur du parc le site classé historique d’Opémican, protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, qui expose les traces d’un passé riche, ayant servi de dépôt forestier, de camp de drave et de chantier naval. Il présente un intérêt important pour tous ceux qui souhaitent en connaître davantage sur le développement du Témiscamingue et aussi pour ceux qui désirent observer des bâtiments historiques tels que l’auberge Jodoin, datant de 1883.

Les activités proposées

Les activités aquatiques seront mises à l’avant-plan. On pense, entre autres, aux nombreux parcours possibles de canot et de kayak entre les différents lacs et rivières du secteur. Un sentier multifonctionnel de 2 km permettra aux visiteurs de se déplacer à vélo entre les différents points d’intérêt du parc comme les terrains de camping et les bâtiments historiques, tandis qu’un réseau de sentiers pédestre sera mis en place pour les randonnées. En hiver, plusieurs de ces sentiers pourront être utilisés par les amateurs de raquette et de ski nordique. Quant à l’hébergement, une offre diversifiée comprenant campings aménagés et rustiques, refuges et abris sera mise en place.

Quand pourra-t-on visiter le nouveau parc national?

Si le parc est maintenant officiellement créé, il est prévu qu’il soit ouvert au public en 2017, lorsque les travaux visant son accessibilité et sa mise en valeur seront achevés. En bonifiant l’offre touristique de la région, le nouveau parc devrait agir comme un levier économique pour le Témiscamingue et les environs.

Références

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2012), Plan directeur provisoire, Projet de parc national d’Opémican, Direction du patrimoine écologique et des parcs, Service des parcs, Québec, 56 p.

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2011), État des connaissances, Projet de parc national d’Opémican, Direction du patrimoine écologique et des parcs, Service des parcs, Québec, 171 p.


Claire Ducharme est directrice de la conservation, de l’éducation et du développement à la vice-présidence des parcs. ducharme.claire@sepaq.com

Photos : Raymonde Pomerleau; Isabelle Tessier; Maryse Cloutier.


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