Le Martinet ramoneur : plus de 15 ans de présence au puits - Blogue de conservation - Parcs Québec - Sépaq

COVID-19 : nouvelles mesures préventives dans certains paliers d'alerte, guide du visiteur, ainsi qu'activités et services offerts


Vous avez des questions? Consultez les réponses aux questions fréquemment posées par nos clients.

Blogue de conservation

Le Martinet ramoneur : plus de 15 ans de présence au puits

3 novembre 2015


Souvent confondu avec l’hirondelle, cet oiseau passant la majeure partie de son temps en vol a l’habitude de nicher dans les anciennes cheminées en maçonnerie; c’est d’ailleurs de là qu’il tient son nom original. Phénomène plutôt inusité, au parc national du Mont-Mégantic, le couple nicheur utilise les parois d’un ancien puits en béton pour construire son nid.

Oiseaux fidèles

Chaque printemps, nous nous demandons si le couple de Martinets ramoneurs reviendra nicher au parc national du Mont-Mégantic. Nous ne devrions pourtant pas nous inquiéter, car les Martinets ramoneurs ont l’habitude de retourner au même site de nidification année après année. Depuis 1998, année où nous avons découvert leur site de nidification, les Martinets ramoneurs ne nous ont fait faux bond que 2 fois. Encore cette année, nous avons pu observer en plein vol les 4 juvéniles de la couvée 2015!

À la recherche d’un nouvel habitat

Avant l’arrivée des Européens, le Martinet ramoneur nichait en milieu forestier dans les cavités de gros arbres, et aussi sur les parois de grottes ou crevasses rocheuses. De nos jours, ces forêts se sont transformées en zone urbaine. C’est à ce moment que les cheminées en maçonnerie ont été utilisées par ce dernier pour pallier à la perte de leur site de nidification naturelle. Les nouvelles cheminées modernes dont l’intérieur est en tuyau métallique ne sont cependant pas utilisables et les Martinets peinent aujourd’hui à trouver des sites adéquats pour nicher. Au Québec, il ne resterait que quelques milliers de couples nicheurs et l’espèce est maintenant désignée menacée et est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. La perte d’habitat demeure probablement l’une des causes majeures de son déclin.

Des suivis partout au Québec

La protection et le suivi de chaque site de nidification sont donc importants. C’est pourquoi chaque année, depuis 1998, un suivi est effectué au puits. Les précieuses données recueillies au cours de la saison de nidification sont colligées et envoyées au programme de suivi des espèces en péril (SOS-POP), en collaboration avec le Service canadien de la faune d’Environnement Canada. Les personnes désirant participer à l’inventaire des Martinets ramoneurs près de chez eux peuvent se rendre à l’adresse suivante pour plus de détails :

http://www.quebecoiseaux.org/index.php/dossiers/conservation/695-inventaires-de-martinets-ramoneurs-dans-les-batiments-religieux

Références

Gauthier, J., M. Dionne, C. Maurice, J. Potvin, M. D. Cadman et D. Busby.2007. Situation du Martinet ramoneur (Chaetura pelagica) au Canada. Série rapports techniques No 477, Service canadien de la faune, environnement Canada, Québec, xiv + 119 pages

Perreault, Geneviève, Martinets ramoneurs cherchent cheminés, Québec oiseau, Volume 25, Numéro 4, Juin, Juillet, Août 2014


Hélène Philibert est garde-parc naturaliste au parc national du Mont-Mégantic.

Photos: Daniel Cadieux, parc national du Mont-Mégantic, Sépaq.


Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.

S'inscrire