Un aménagement paysager bien intégré! - Blogue de conservation - Parcs Québec - Sépaq

COVID-19 : mesures préventives, guide du visiteur, ainsi qu'activités et services offerts


Vous avez des questions? Consultez les réponses aux questions fréquemment posées par nos clients.

Blogue de conservation

Un aménagement paysager bien intégré!

20 janvier 2015


Le parc national des Grands-Jardins se prépare à ouvrir le nouveau centre de découvertes et de services du Lac Arthabaska. L’automne dernier, la touche finale a été donnée au projet avec les travaux d’aménagement paysager du site; une réalisation basée sur le principe de respect de l’intégrité écologique du milieu.

Utilisation de produits locaux!

La majorité des plantes utilisée pour l’aménagement a été récoltée à même le territoire du parc. Pour minimiser l’impact de ces prélèvements, les végétaux ont été recueillis aux abords de la route principale qui sera élargie pour faciliter l’accès au nouveau centre de services. Ce sont donc plusieurs centaines de plants qui ont été recueillis, transportés et replantés autour du bâtiment.

Dans un aménagement comme celui-ci, il est important de diminuer les risques d’implantation de plantes exotiques. Ainsi, aux emplacements où le sol est demeuré à nu, du paillis a été disposé afin de recouvrir ces espaces. Deux types de paillis ont été choisis, soit le bois raméal fragmenté et le lichen. Encore une fois, tout a été récolté sur place. Le paillis de bois raméal a été produit à partir de branches d’arbres provenant de travaux de débroussaillage tandis que le lichen a été ramassé dans les environs, lui aussi aux abords de la route qui sera élargie.

Figure 1 Plantes indigènes

Le lichen comme paillis?

Depuis quelques années, le parc collabore avec des chercheurs du Groupe de recherche en écologie des tourbières de l’Université Laval. L‘objectif des chercheurs est d’élaborer de nouvelles méthodes de végétalisation des sites perturbés qui soient mieux adaptées au milieu nordique. La méthode est basée sur l’utilisation de plantes pionnières indigènes, qui, en milieu nordique, sont, en autres, les mousses et les lichens. Leurs recherches ont été la source d’inspiration, elles nous ont donné l’idée d’utiliser le lichen comme paillis.

Joindre l’utile à l’éducation : un jardin de lichens à portée de main

Le projet d’aménagement paysager offrait une belle occasion de créer un nouvel outil d’éducation. Un jardin de lichens a été intégré dans l’aménagement à partir d’échantillons d’espèces variées prélevés dans le parc. Les gardes-parc/naturalistes auront maintenant à leur disposition plusieurs échantillons de lichens vivants à faire découvrir aux visiteurs.

À suivre…

Même si l’aménagement est terminé, notre travail ne l’est pas. L’an prochain, l’équipe du parc restera alerte à l’introduction de plantes non indigènes et suivra le succès de l’implantation du paillis de lichen.

Terminé avec les premières neiges, le nouvel aménagement doit maintenant passer au travers de son premier hiver. Nous sommes impatients de voir apparaître les coloris de l’été sur nos végétaux!


Adine Séguin est garde-parc technicienne au parc national des Grands-Jardins.

Annie Moisan est responsable par intérim du service de la conservation et de l'éducation parc national des Grands-Jardins.

Photos: Adine Séguin, parc national des Grands-Jardins, Sépaq.


Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.

S'inscrire