Un vestige de la drave fait peau neuve - Blogue de conservation - Parcs Québec - Sépaq

COVID-19: Preventive measures, visitor's guide, and limited activities and services


You have questions? Please read our customers’ most frequently asked questions.

Blogue de conservation

Un vestige de la drave fait peau neuve

27 October 2015


L’époque de la drave sur la rivière Malbaie a marqué le territoire et ses occupants. Récemment, un vestige de la drave, le barrage des Érables, a été remplacé par un seuil déversoir.

La drave dans les Hautes-Gorges

Les activités de drave ont commencé au début du 20e siècle pour se terminer en 1987. En 1958, le barrage fut construit pour hausser le niveau d’eau et faciliter les activités de flottage de bois. Il fut cependant reconnu que la drave avait des effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques, dont l’érosion des berges par les billes de bois et la pollution causée par l’apport important en matières organiques. Certaines espèces de poissons, comme le saumon, avaient déserté la rivière Malbaie. Suite à l’arrêt de la drave en 1987 et aux crues saisonnières et exceptionnelles, la rivière a recouvré son état initial et le saumon et l’omble de fontaine sont aujourd’hui de retour.

Une reconstruction majeure

Une reconstruction était devenue nécessaire puisque l’ancienne structure présentait un risque important pour la sécurité publique en cas de crues abondantes. D’octobre 2013 à juin 2015, un chantier dirigé par le Centre d’Expertise Hydrique du Québec (CEHQ) a permis la transformation du barrage des Érables en un seuil déversoir surplombé d’une passerelle piétonnière.

Pour réaliser les travaux, il a fallu détourner la rivière. Un canal de dérivation bloquant 75 % de la rivière a été créé. Les fondations de l’ouvrage ont ensuite été posées dans le lit de la rivière. Une fois la première partie du barrage terminée, une brèche fut effectuée afin d’y faire passer l’eau et compléter le reste de l’ouvrage. La dernière étape consistait à bétonner la brèche pour finaliser le barrage. Au total, plus de 6 000 m3 de béton ont été utilisés. C’est l’équivalent de 750 camions ou 2 piscines olympiques. Fait à noter, 2 particularités architecturales inusitées furent employées dans cet ouvrage; du béton de couleur et des doublures de coffrage pour créer une imitation de bois sur la surface de béton.

Figure 1 Travaux de reconstruction du barrage des Érables

Présent pour longtemps

Afin de conserver le patrimoine historique de l’ancien barrage des Érables et rappeler son importance pour les activités de flottage de bois, l’équipe du parc planifie restaurer l’exposition qui s’y trouvait. Nous vous invitons à venir redécouvrir le cœur même de ce territoire plus grand que nature.


Mireille Boulianne est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. boulianne.mireille@sepaq.com

Eve Murray est garde-parc technicienne au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.

Photos: Julie Michaud et Construction J. et R. Savard Ltée.


Articles liés

Aucun article lié.

Afficher tous les articles

Be Informed

Sign up for Sépaq emails to be the first to find out about our promotions, news and special offers.

Sign Up