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La pipérie d’Unalaska, une nouvelle espèce floristique au parc!

10 novembre 2015


Grâce à la vigilance de notre garde parc technicienne, une nouvelle espèce floristique a été recensée dans les limites du parc. Il s’agit de la pipérie d’Unalaska.

Une orchidée rarissime

La pipérie d’Unalaska est une orchidée de taille moyenne variant entre 10 cm et 60 cm de haut. Les fleurs sont très petites pour la dimension de la plante. Les feuilles qui sont situées à la base sont fugaces; elles se fanent très rapidement et disparaissent au mois d’août. C’est une espèce qui pousse en milieu calcaire dans les pessières noires ouvertes et les sapinières à épinette blanche. Cet habitat se retrouve surtout dans le secteur centre de l’île, qui a été le théâtre d’un immense feu de forêt en 1955. La superficie de la zone qui a brûlé à l’époque représente 780 km². De cette superficie, 115 km² se retrouve dans les limites du parc.

Il y a présentement 5 occurrences connues de cette espèce au Québec et 4 d’entres-elles sont situées sur l’île d’Anticosti, toutes en dehors des limites du parc. Parmi ces 4 occurrences, 2 sont historiques. Une a été localisée en 1980 et une autre, en 2007, par une équipe de Flora Québec à quelques kilomètres de celle de 1980. Une dizaine de plants avaient été observés en 2007.

Figure 1 Plant de pipérie d’Unalaska

Des travaux qui portent fruit

Depuis quelques années, nos connaissances sur les plantes rares de l’île se sont grandement améliorées. Tout en effectuant certaines tâches sur le terrain, l’équipe du parc a développé le réflexe de garder un œil ouvert sur les plantes lors de leur période de floraison. C’est ainsi que notre garde parc technicienne a localisé sur le terrain une plante que l’on ne connaissait pas. L’année dernière, elle avait observé cette plante à la fin de la période de floraison et n’avait pas réussi à l’identifier. Cette année, lorsqu’elle est retournée dans ce secteur, elle a revu cette plante en pleine floraison et elle a réussi à l’identifier. Pour être certaine de son identification, elle a validé sa découverte avec les plants qui avaient été localisés en 2007. Il s’agissait bien de la pipérie d’Unalaska.

Suite à cette découverte, en quelques jours, elle a recensé 2 autres occurrences dans les limites du parc à plus de 10 km de celle qu’elle avait trouvée. Afin de documenter ces nouvelles occurrences, un inventaire a été réalisé dans le secteur où elle avait recensé les premiers plants. En longeant le chemin pour se rendre à ce site d’inventaire, elle a eu la surprise d’observer la pipérie d’Unalaska sur plus de 6 kilomètres, dont les 4 derniers kilomètres étant situés dans les limites du parc. Au total, plus de 200 plants ont été dénombrés dans l’emprise de ce vieux chemin, autrefois utilisé pour la chasse avant la création du parc.

Au cours des prochaines années, nous allons continuer nos recherches sur ces plantes rares en espérant y faire d’autres fabuleuses découvertes.

Figure 2 Habitat de la pipérie d’Unalaska en bord de chemin


Eric Savard est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national d’Anticosti. savard.eric@sepaq.com

France Plamondon est garde-parc technicienne au parc national d’Anticosti.

Photos: France Plamondon


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