Deux nids plutôt qu’un pour le Grand-duc d’Amérique! - Blogue de conservation - Parcs Québec - Sépaq

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Blogue de conservation

Deux nids plutôt qu’un pour le Grand-duc d’Amérique!

28 juin 2016


Il est parfois difficile de confirmer la nidification du Grand-duc d’Amérique en raison de son mode de vie. Toutefois, cette année, au parc national des Îles-de-Boucherville nous avons pu valider cette nidification, et cela, deux fois plutôt qu’une!

Commun, mais pas abondant

Le Grand-duc d’Amérique est le plus répandu des hiboux en territoire québécois, étendant son aire de répartition jusqu’à la limite nord des arbres. Mais qui peut se vanter de l’avoir déjà observé? Étant un oiseau de proie nocturne, cela explique en partie pourquoi on ne le voit que rarement. Son vaste territoire de chasse limite aussi son abondance. Chaque année, au printemps, nous parcourons le parc à la recherche de nids d’oiseaux de proie. Certains individus trahissent leur présence en laissant des indices tels que des boulettes de régurgitation ou de grande quantité de fientes au sol ou sous un perchoir d’alimentation. Les Grands-ducs d’Amérique adultes ont un caractère très territorial. C’est d’ailleurs en tentant de nous intimider avec son ululement qu’une femelle nous a signalé sa présence, et a ainsi piqué notre curiosité !

Figure 1. Recherche de nids d’oiseaux de proie, Jessica Dubé

2 découvertes en 10 jours !

Le premier nid a été découvert tôt ce printemps lors d’une sortie de reconnaissance pour une activité de découverte en rabaska. C’est alors que nous avons observé un très grand nid de branchages, probablement un ancien nid de corneille, aménagé en hauteur sur une branche d’arbre. Nous nous sommes alors approchés et avons observé 2 jeunes hiboux Grands-ducs d’Amérique ! C’était une première nidification confirmée depuis 2010.

La semaine suivante, lors de notre planification d’inventaire de plantes rares dans un boisé du parc, nous avons entendu des ululements de Grand-duc d’Amérique. Une femelle essayait de détourner notre attention. Nous avons décidé de regarder de plus près les arbres du secteur. C’est en scrutant les troncs que nous avons découvert une grosse cavité dans un arbre à l’intérieur de laquelle 2 petits hiboux au duvet blanc nous observaient à leur tour ! Un second nid de grand-duc venait d’être confirmé.

Figure 2. Nid de Grand-Duc d’Amérique dans la cavité d’un arbre, Jessica Dubé

Observer sans déranger !

La présence au parc d’îlot boisé et de milieux ouverts crée des lisières où cet oiseau aime nicher. Le couvert forestier lui assure la protection nécessaire pour fonder une famille et les milieux ouverts facilitent ses efforts de chasse en lui permettant une meilleure visibilité. Pour mener à bien l’élevage des jeunes hiboux, il est important d’éviter les dérangements près de leur site de nidification et ainsi préserver leur quiétude.

Figure 3. Jeune Grand-duc d'Amérique à proximité de son nid, Jessica Dubé

Références

Gauthier, J. et Aubry, Y. (sous la direction de) 1995. Les Oiseaux nicheurs du Québec : Atlas des Oiseaux nicheurs du Québec méridional. Association québécoise des groupes d’ornithologues, Société québécoise de la protection des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement Canada, région du Québec, XVIII + 295 p.


Nathalie Rivard est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national des Îles-de-Boucherville. rivard.nathalie@sepaq.com

Jessica Dubé est garde-parc technicienne au parc national des Îles-de-Boucherville.

Photos du carrousel: Jessica Dubé et Mathieu Francoeur


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