Portrait d'un site historique exceptionnel

En 1985, le gouvernement du Québec confia la gestion du Parc de la Chute-Montmorency à la Sépaq en lui donnant la mission de préserver et de mettre en valeur les richesses patrimoniales de ce lieu. Aujourd’hui, le site est devenu l’une des destinations touristiques les plus prisées de la région, attirant près d’un million de visiteurs chaque année.

Replongez dans le passé de la chute Montmorency grâce à cette série de capsules. Vous découvrirez ainsi les remarquables personnages ayant façonné l’histoire du site, tels que Sir Frederick Haldimand, le duc de Kent, Madame de Saint-Laurent, George Benson Hall, Mary Jane Patterson, Peter Patterson et bien sûr, la Dame Blanche. Une panoplie d’anecdotes méconnues sur le manoir, les ponts et les anciennes installations industrielles vous seront aussi dévoilées.

Parc de la Chute-Montmorency Parc de la Chute-Montmorency
Parc de la Chute-Montmorency © Sépaq

Frederick Haldimand

© Sépaq

Plus qu’une plage en Gaspésie!

La guerre de la Conquête (1756-1763) aura ravagé la colonie. Toutefois, la vie reprit son cours normal au cours des décennies suivantes. En 1778, Frederick Haldimand fut choisi par le gouvernement anglais pour succéder à Guy Carleton à titre de gouverneur général de la colonie. Haldimand s’éprit rapidement du caractère pittoresque de la chute Montmorency et acheta en 1780 les terrains situés au haut de la chute à l’ouest. Il fit construire une villa de style palladien, laquelle est réputée être le premier bâtiment de villégiature au Canada!

Haldimand fut baptisé sous le nom de François-Louis-Frédéric, un nom à connotation francophone. Le fait qu’un francophone soit nommé gouverneur d’une colonie nouvellement anglaise peut paraître étrange, mais il est intéressant de savoir que monsieur Haldimand n’était pas un Anglais, mais un Suisse francophone. Sa nomination a été motivée par sa loyauté envers la couronne d’Angleterre pendant la guerre de la Conquête, mais aussi par sa connaissance du territoire et des réalités socioculturelles de la nouvelle colonie.

En ce qui concerna la plage Haldimand, il s’agit d’une plage municipale située près de Gaspé, réputée pour être la plus belle au Québec. D’ailleurs, il est fort intéressant de savoir que le toponyme Haldimand est très présent en Gaspésie. Ainsi, une ancienne municipalité s’appelait Haldimand, tout comme plusieurs routes et chemins. Haldimand est donc synonyme de villégiature au Québec!

La bataille du 31 juillet

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Un espoir pour sauver la
Nouvelle-France

En 1759, l’Europe et ses colonies sont en guerre depuis déjà trois ans. Un des enjeux importants de cette guerre est la possession de la Nouvelle-France. Celle-ci est la porte d’entrée de la vallée du Saint-Laurent, ce qui permet d’accéder aux Grands Lacs et à l’intérieur de la partie septentrionale du continent.

Le prélude à la bataille des Plaines d’Abraham est celle de Montmorency, le 31 juillet 1759. Les Anglais s’avançaient dans la vallée du Saint-Laurent. Le 9 juillet, le général James Wolfe établit son camp et ses redoutes sur la rive à l'est de la rivière Montmorency, aujourd’hui Boischatel.

Wolfe décide le 31 juillet de mener un autre assaut, après une vaine tentative d’attaquer les positions françaises dirigées par le chevalier de Lévis et postées sur la rive à l'ouest de la rivière, aujourd’hui Québec. Sa stratégie : descendre la falaise à l’est, traverser le bras de rivière à gué et gravir la falaise à l’ouest. Ce plan audacieux sera toutefois un véritable échec. Premièrement, Wolfe n’a pas attendu les renforts qui devaient arriver. En plus, un orage éclata, rendant la falaise boueuse. Enfin, Wolfe battit en retraite en raison de la marée montante, qui aurait empêché les soldats anglais de retourner à leur campement. Un échec contre les Français qui laissa le général en soif de vengeance…

Le Manoir Montmorency

© Sépaq

Aux premières loges de l’histoire!

Nombreux sont les touristes et les locaux qui passent sur l’autoroute Dufferin-Montmorency, qui aperçoivent le majestueux Manoir Montmorency trônant fièrement sur la falaise, mais qui ignorent la riche histoire qui l’entoure. Le premier propriétaire du domaine remonte à Robert Giffard, premier seigneur de Beauport, qui concéda pour la première fois le lot correspondant à celui du Manoir à François Hébert en 1655. Les propriétaires s’enchaîneront par la suite. Dès 1658, François Hébert vend le lot à Charles Courtois, lequel revend la terre à Charles Cadieux, sieur de Courville.

Première villa de style palladien au Canada, cœur d’un empire commercial, puis luxueux hôtel prisé par l’aristocratie et aujourd’hui établissement touristique à vocation patrimoniale, le Manoir Montmorency regorge d’histoire et d’anecdotes méconnues du grand public qu'il sera possible de découvrir au fil des capsules.

Parmi les propriétaires et les locataires, certains marqueront plus particulièrement l’histoire du Québec, notamment Frederick Haldimand, le duc de Kent ainsi que la famille Patterson. Ils laisseront, à leur façon, leurs marques dans l’histoire du manoir.

Outre les personnages célèbres, le site du Parc de la Chute-Montmorency est le lieu d’événements marquants tels que la bataille de Montmorency le 31 juillet 1759 et l’électrification de la Ville de Québec à la fin du XIXe siècle.

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