COVID-19 : nouvelles mesures préventives dans certains paliers d'alerte, guide du visiteur, ainsi qu'activités et services offerts


Vous avez des questions? Consultez les réponses aux questions fréquemment posées par nos clients.

Vivre sa passion depuis son divan

En collaboration avec Émile David, passionné de pêche (et de plein air!)

Si vous êtes comme moi, en voyant les bancs de neige se transformer en rigoles, vous avez pensé aux rivières gonflées d’eau et aux grosses truites affamées qu’elles renferment. En voyant les plaques de glace devenir flaques, vous avez imaginé les gros achigans et dorés s’activant peu à peu au fond des lacs. Vous avez songé à comment, comme eux, vous aimeriez sortir tranquillement de la torpeur. Celle qui vous tire de plus en plus profond dans les coussins mous du canapé, qui vous enveloppe comme une grosse couverture en minou.

Sauf que nous voilà, vous et moi, assis sur le divan. Pas juste assis, mais bien confinés sur le divan. Alors quoi? Alors voici : les meilleurs moyens de vivre sa passion pour la pêche tout en respectant les mesures qui nous permettront de retourner sur l’eau le plus rapidement possible.

Nancy Guignard | © Sépaq

Se mettre dans l’ambiance

L’important, c’est de se garder dans l’ambiance. Remplacez le désormais traditionnel décompte matinal des décès et des personnes infectées par une lecture, un film, ou un magazine. Outre les classiques, je recommande le sublime livre « Contemplation » du photographe animalier Jean-Simon Bégin, le toujours très réfléchi magazine Beside, mon livre de top de toilette no 1 « Homme des bois » du guide Michel Therrien ainsi qu’un de mes favoris, le très pertinent «Traité du zen et de l’art de la pêche à la mouche».

En matière de cinéma, le moment est bien désigné pour voir ou revoir « La rivière du sixième jour ». Même si, personnellement, ça me donne surtout envie de pleurer comme film, ça demeure un grand classique. Familialement, le jeu de société Fishalo entre dans mes standards de divertissement pour tous les âges.

Apprendre à faire des mouches ou apprendre à moucher tout court

C’est beau la lecture, mais vous êtes plus du type « concret »? C’est correct. L'heure est arrivée, de toute façon. Je sais qu’on se gardait ça pour la retraite, mais, comme le dit le proverbe, aux grands maux les grands intermèdes. C’est donc l’heure d’apprendre à monter des mouches. « Oui, mais je ne pêche même pas à la mouche Émile, je fais quoi? Je ne vais pas monter des mouches pour le fun? » Facile! Voici une canne à mouche pour l’intérieur. Le chat va capoter et vous allez sortir de la crise avec une nouvelle passion : dire que vous pêchez à la mouche. Admettons que vous trouvez que la crise actuelle est un bon moment pour repenser nos modes de consommation en tant qu’espèce : une tige flexible de quelques pieds et un long bout de laine, ça fait aussi la job pour commencer à apprendre les gestes et le synchronisme nécessaires au lancer à la mouche.

Pour en revenir au montage de mouches, la compagnie québécoise Shor Fishing offre des ensembles de départ à prix très raisonnables, de même que des « kits » regroupant le matériel indispensable pour monter les modèles de mouches les plus populaires. Vous pouvez également suivre leur monteur professionnel Benoit Farcy qui, en temps de COVID-19, donne deux formations en direct par semaine via cette page Facebook. Benoit diffuse également d’excellents tutoriels chaque semaine sur sa chaîne YouTube.

Nancy Guignard | © Sépaq
Hooké | © Sépaq
Hooké | © Sépaq
Hooké | © Sépaq

Pratiquer ses nœuds

Chaque saison, j’ai un chum qui me montre un chic nouveau nœud de pêche, et chaque saison, j’oublie presque instantanément comment faire celui-ci. Pratiquer vos nœuds s’avère donc une autre excellente activité de remplacement à l’écoute compulsive de séries télé. Voici quelques nœuds dont j’aimerais vraiment me souvenir quand je vais pouvoir retourner sur l’eau.

  • Le nœud rapala, comme son nom l’indique, sert à attacher les poissons-nageurs en leur laissant une plus grande latitude de mouvement. J’aime m’en servir pour les mouches également. En bonus, vous avez un petit truc de Cyril, le mordu de la pêche, dans la vidéo en lien.
  • Le blood knot ou nœud de baril, qui est utile pour rabouter deux fils de tailles différentes, mais pas trop différentes. J’aime son profil très mince et propre. Il permet également d’ajouter une mouche, un leurre ou un hameçon qui s'écarte naturellement du brin principal.
  • Le nœud du chirurgien permet lui aussi de joindre deux fils différents. Il est plus simple et beaucoup plus rapide à faire que le nœud de baril. De mon expérience, il est très pratique quand la taille et la consistance des fils diffèrent.
  • Le nœud de tortue est l’archétype du nœud dont je ne me souviens jamais. Il est vraiment idéal pour attacher une belle mouche à saumon et s’assurer qu’elle se tient fièrement dans le courant.
  • La boucle, parfait pour faire la transition des lacets aux velcros. Il paraît.

Élever son jeu en cuisine

Une belle portion de l’activité de la pêche consiste à apprêter ses prises. À mes yeux, il n’y a pas meilleur moyen pour rendre hommage au poisson que de le cuisiner avec application. Par ailleurs, comme l’épicerie est un endroit à éviter, le moment est plutôt bien choisi pour finir les stocks de la saison dernière. À cet effet, je vous invite à lire l’article de Frédérique Naud sur ses recettes préférées pour le poisson et à regarder les productions de Bravejack sur leurs créations culinaires inspirées par les réserves fauniques de la Sépaq.

Émile David | © Sépaq
Hooké | © Sépaq
Nancy Guignard | © Sépaq
Émile David | © Sépaq

Partager le spirit

L’un des grands défis en cette période d’enfermement collectif, c’est de ressentir une connexion avec les autres humains. Le nombre de personnes qui ont appris à faire un Facetime dans le dernier mois doit être astronomique. Et c’est là un des beaux côtés de la pandémie : elle force la créativité humaine, cette denrée non périssable qu’on avait un peu oubliée sur les tablettes et beaucoup remplacée par l’achat compulsif de « patentes ». Pour ce qui est des pêcheurs, je lève ma casquette à Hooké, qui a su innover en organisant des 5 à 7 interactifs en direct sur Facebook. Tous les jeudis (parfois les dimanches aussi, des jours qui se ressemblent de toute façon), la page Facebook de Hooké s’anime avec le fondateur Fred Campbell derrière les platines d’épisodes thématiques mariant DJ set, vidéo et animation en direct. Le tout avec la participation de différents personnages du milieu.

Facebook semble ainsi retrouver son essence d’outil de partage et d’échange avec les différents défis photographiques nous rappelant les jours meilleurs. En ces temps de crise, c’est socialement correct de partager des chaînes de messages et autres défis. J’ai moi-même participé au #bigfishchallenge qui, comme son nom l’indique, consiste à partager une photo de gros poisson. Il y en a un paquet d’autres qui consiste à partager des souvenirs de pêche et des photos de gros poissons.

Pour rêver un peu

D'accord, vous avez par miracle réussi à tirer une grosse journée productive en travaillant depuis la maison? Vous êtes parmi les essentiels qui se battent chaque jour pour que le monde ne nous tombe pas sur la tête? Ou, comme moi, vous luttez simplement pour ne pas virer coucou complet quelque part dans votre valse circulaire entre la cuisine, le salon, le bureau et la toilette? Par Toutatis, reposez votre esprit guerrier. Devant la crise, plusieurs médias et festivals offrent accès gratuitement à leur programmation. C’est le cas de l’International Fly Fishing Film Festival (IF4) et de Outside Magazine. Asseyez-vous. Laissez votre esprit couler autour de ces productions léchées, rêvez à demain, dehors, sur l’eau.

C’est là que ma liste arrête, mais comme je l’ai dit plus tôt, la période actuelle en est une où la créativité humaine émerge et fleurit. Je suis certain que plusieurs d’entre vous ont trouvé des moyens innovants pour entretenir la flamme durant la crise. J’adorerais mettre à jour cet article en y ajoutant ceux-ci, alors n’hésitez pas à m’écrire par message privé sur Facebook. D’ici là, la bonne nouvelle, c’est qu’en tant que pêcheur, vous êtes supposé avoir toute la patience et la résilience nécessaire pour passer au travers de cet épisode de « rien faisage ». Sinon, c’est le moment parfait pour vous pratiquer.

Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.

S'inscrire