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Le réconfort culinaire selon Bob le Chef

Par Bob le Chef.

En ces temps incertains, même si nos déplacements sont limités et qu’on s’interdit de côtoyer nos proches, il demeure essentiel de trouver le moyen de passer du temps de qualité. Parce qu’avec notre train de vie effréné, on a parfois oublié ce que c’est que de prendre du temps pour soi. Alors, quoi de mieux que de se replonger dans nos souvenirs et recréer le doux confort qu’ils évoquent.

À l’approche de l’été, c’est dans cet esprit que je vous invite à faire ensemble une marche gourmande sur le boulevard de la nostalgie, tout en gardant évidemment deux mètres de distance.

Bob le Chef | © Sépaq

Les souvenirs de vacances estivales de ma jeunesse commencent immanquablement par la fin des classes. On a tous déjà ressenti cette euphorie au moment où la cloche retentit pour la dernière fois de l’année. Aux portes du long congé d’été, c’est un monde de possibilités qui s’ouvrait à nous. Le début d’une aventure remplie de péripéties, dont on allait ressortir changé. Seule ombre au tableau, certains de mes camarades de classe allaient me manquer, les filles surtout... Mais pas autant que les galettes de farine d’avoine de la cafétéria. Vous savez celles dont je parle n’est-ce pas? Combien coûtaient-elles à votre époque? Personnellement, pour un dollar, j'avais même un berlingot de lait avec.

Parmi les activités estivales, il y avait évidemment le pique-nique familial au parc Bellerive, dans l’est de Montréal. Au menu : sandwichs « pas de croûte » au jambon haché, trempette mayonnaise-ketchup et crudités, salade de fruits, et surtout, la salade de patate de ma mère. La simple réminiscence de cette fameuse salade dont l’appellation correcte, tel que j’allais l’apprendre à l’école de cuisine des années plus tard serait plutôt pomme de terre fermière, suffit à me donner envie de sortir la nappe carreautée. Bien que ce soit plus plaisant en bonne compagnie, pique-niquer seul peut être tout aussi agréable. Dans un panier, déposez une salade de patates grelots, champignons grillés et vinaigrette à l’huile de truffe. Accompagnez d’un petit vin blanc sec ou d’un rosé léger. Ajoutez un bon livre ou un podcast, puis laissez griller au soleil jusqu’à l’obtention de l’effet relaxant désiré.

Bob le Chef | © Sépaq
Bob le Chef | © Sépaq

Parmi mes souvenirs gastronomiques les plus chers, il y a aussi les virées dans le Maine avec mon père. Sur la route des plages ensoleillées, il y avait l’arrêt obligatoire pour une crème glacée chez Ben & Jerry’s au Vermont. Je savais que nous étions arrivés à destination une fois au lobster shack, pour y déguster une bonne guédille au homard.

En attendant de pouvoir voyager chez nos voisins du sud, ou d’avoir la chance d’en déguster une au comptoir de la cantine de la mer à Saint-Fabien dans le Bas-du-Fleuve, je vous propose ma recette de guédille d’été au crabe, fraise et avocat.

Au homard des îles, à la crevette de Matane, au saumon de l’Atlantique ou même aux œufs de la basse-cour, comme pour le sandwich, la guédille est une invention de génie, surtout si l'on a acheté 12 pains hot-dogs, mais que le paquet de saucisse n’en compte que dix… Oui, je sais, comme vous je suis outré par cette aberration. Mais évitons de se fâcher et revenons plutôt à nos moutons.

Au nombre des activités estivales populaires, figure évidemment la pêche. Ayant grandi en ville, j’ai découvert ce « sport » sur le tard à l’occasion d’un voyage dans la magnifique réserve faunique La Vérendrye. J’avais déjà entendu à maintes reprises les récits de mon coloc, allant du « taquinage » de la truite jusqu’à des batailles épiques contre des mastodontes des profondeurs. Mais ce qui m’a véritablement donné la piqûre après ma première partie de pêche, ce ne sont pas les moustiques, mais bien les repas qu’on s’est cuisinés durant notre séjour.
Il n’y a rien comme préparer le fameux « repas sur la rive » du pêcheur après une « dure » journée passée sur le lac. Heureusement, bien que moins enchanteur comme location, rien ne nous empêche de cuisiner poissons et fruits de mer du confort de notre balcon.

Bob le Chef | © Sépaq
Bob le Chef | © Sépaq
Bob le Chef | © Sépaq
Bob le Chef | © Sépaq

Par-dessus tout, et peut-être comme bon nombre d’entre vous, l’un des plus beaux souvenirs de vacances que je garderai toujours est la première fois que j’ai embrassé Marie-Ève au camp de jour du centre de loisirs de Pointe-aux-Trembles. Elle portait des shorts salopette en jeans et moi, mon t-shirt de Bon Jovi. Nous étions jeunes et innocents (insérer une musique romantique et des bruits d’oiseaux). C’était l’époque où l’on buvait du jus à 15 cents dans des petits sacs, de l’orange Julep à deux pailles dans le stationnement et des sucettes glacées à trois couleurs dans les balançoires du parc. Je repense à tout ça aujourd’hui en sirotant une sucette glacée maison à la crème de cognac et ça me rend tout émotif de réaliser que ce sera bientôt le tour de mon fils. Car, pendant que je rêvasse sur mon enfance, lui rêve de devenir grand.

Je me rends compte qu’inconsciemment, je revisite les classiques de ma propre enfance quand vient le temps de lui préparer ses repas. Parce que comme son père, il en mangerait matin, midi et soir, c’est sans difficulté que j’arrive à troquer un sandwich grillé au cheddar fort, bacon et champignon contre la manette du PlayStation. Ou encore, l'un de nos classiques, la banik Monte-Carlo, qui consiste en une tranche de pain ancestral amérindien, dont sa mère m’a fait découvrir la recette, garnie de bananes, bacon et beurre d’arachide, c'est-à-dire à la façon du roi du Rock n’ Roll, Elvis !

Et parce que j’essaie quand même d’être un père responsable et ne pas nourrir ma progéniture uniquement avec du bacon, je lui prépare une de mes collations d’enfance préférées, les carrés aux Rice Krispies, version céréales de quinoa, parce qu’on est en 2020...

En terminant, je vous dis la même chose qu’à lui. Reste prudent, mais n’aie pas peur de rêver. Et malgré tout, bon été!

Bob le Chef

À propos de Bob le Chef

Depuis 2005, Robert James Penny, alias Bob le Chef, sévit sur le Web avec L'Anarchie Culinaire. Son but : initier les jeunes à l'art culinaire. Sur un ton humoristique, parfois irrévérencieux, mais jamais prétentieux, il publie sur son blogue des recettes simples et économiques sous forme de capsules vidéo, ainsi que des nouvelles inusitées et insolites reliées à la cuisine.

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