Réserve faunique de Matane

Histoires de truite, de saumon et d’ours noir

En collaboration avec Émile David, passionné de pêche.

La réserve faunique de Matane est reconnue pour bien des choses. En tant que chasseur, ce sont ses orignaux qui ont le plus marqué mon imaginaire au fil des ans. Pour plusieurs fanatiques de ski de randonnée et de raquette, c’est la fabuleuse chaîne des Chic-Chocs qui constitue un attrait inégalable. Une panoplie de randonneurs sillonnent également les grandes vallées de la réserve quelque part à travers les 650 km du Sentier international des Appalaches. Tant de belles choses qui nous mènent parfois à oublier que la réserve tient son nom du cours d’eau qui la traverse, une rivière à saumon prolifique.

Réserve faunique de Matane Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq

Le saumon

Géré par la Société de gestion de la rivière Matane (Sogerm), la rivière Matane prend source dans le lac Matane, au cœur de la réserve faunique, et se termine au centre-ville de Matane, après 80 km de fosses et de rapides propices à la capture du grand saumon de l’Atlantique. La dernière fosse homologuée de la rivière se trouve en face du chalet Rivière-Matane 3 de la Sépaq, où j’ai eu la chance de séjourner en juillet dernier en compagnie du réputé moucheur Alexis Pageau et de quelques amis de grande qualité.

J’avais compris, d’après le nom du chalet, qu’on serait quand même proche de la rivière à saumon. Mais je n’aurais pas parié que je pourrais faire mes premiers lancers depuis la pelouse. Dès notre arrivée, nous avons constaté à quel point les chalets Rivière-Matane sont stratégiquement positionnés pour pêcher le saumon. Le chalet #3 est à seulement quelques mètres de la fosse #79 « La truite ». Le chalet #2 est sur la fosse #78 « La cage »; de loin celle qui fut notre favorite du secteur 8 sur lequel nous avons eu des passes pour une journée. Ces unités d’hébergement sont également parfaitement positionnées pour pêcher le secteur non contingenté de la rivière, notamment la très populaire fosse #57 « La Cap Seize » où il est presque toujours possible d’observer du saumon.

Au premier matin, une exploration sommaire du secteur nous mène à la fosse 78 où nous apercevons un petit groupe de saumons immobilisés au milieu du courant. La fosse est grande et permet à plusieurs membres de notre groupe de pêcher en même temps. Alexis est le premier à voir de l’action alors qu’un saumon monte sur sa mouche sèche, un moment dont il parlera souvent au cours de la journée. Finalement, c’est Juliette qui sera la première à ferrer un poisson. Sa canne est secouée vigoureusement, mais pas assez pour signaler qu’il s’agit d’un grand saumon. Rapidement, nous constatons qu’une belle truite mouchetée se trouve au bout de la ligne. Après quelques heures de pêche sans action, nous roulons jusqu’au secteur non contingenté et tentons notre chance sur les saumons de la « Cap-Seize » pour terminer la journée.

Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq

Retour à la truite

Même si la journée de pêche au saumon n’avait rien eu d’ennuyant, nous décidons pour la deuxième journée de taquiner la truite mouchetée sur un lac offert en pêche quotidienne dans la réserve faunique. En arrivant sur les lieux au matin, nous croisons un couple d’heureux pêcheurs qui repartent, tout sourire, avec leur limite de prise. Quelques visages incrédules plus tard, nous nous élançons sur le lac avec une certaine confiance. La truite s’avère effectivement collaboratrice et nous capturons chacun notre butin de belles truites mouchetées. Vers la fin de l’après-midi, nous sortons du lac et prenons la direction du point de rencontre pour la dernière activité du séjour : l’observation de l’ours noir.

Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq
Réserve faunique de Matane
Réserve faunique de Matane Émile David | © Sépaq

Les ours!

Arrivés au lac Matane, nous faisons la rencontre de Derek, le guide animalier de la réserve, qui nous explique la marche à suivre. L’activité est offerte dans la réserve depuis plusieurs années et est bien rodée. Une fois sur le site, nous prenons place dans un abri alors que le guide place les appâts. Nous patientons ensuite durant plusieurs minutes dans un silence complet. Derek commence à nous expliquer le comportement social des ours quand apparaît tout aussi soudainement que brièvement une massive boule noire au fond d’une des lignes dégagées où sont placés les appâts. Un silence total et fébrile s’abat dans l’abri. Cela prend à nouveau plusieurs minutes avant que n’apparaisse finalement un ours de belle taille qui s’avance lourdement vers un des sites d’appâtage. Tous ont l’occasion d’observer la bête et de la prendre en photo. Une fois l’animal en confiance, notre guide reprend ses explications. Un vrai cours interactif comme seule la nature sait en dispenser. Sur le chemin de retour, nous croisons un veau orignal au milieu du chemin. L’expérience de la réserve faunique de Matane est complète.

Ne serait-ce que pour les paysages, la réserve faunique de Matane est une destination hallucinante, et ce, peu importe la saison. Pour les amateurs de pêche, les chalets Rivière-Matane sont des joyaux situés au cœur de l’action.

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