Nos destinations coups de coeur pour l’observation des oiseaux

Avec l’arrivée du printemps et des températures plus clémentes, les mois d’avril et de mai sont des moments de choix pour observer les oiseaux. Plusieurs parcs nationaux du Québec permettent aux ornithologues amateurs, comme aux plus avancés, d’observer des merveilles à plumes du printemps à l’automne : Îles-de-Boucherville, Frontenac, Bic, Plaisance, Île-Bonaventure-et-du-Roché-Percé, Lac-Témiscouata et Fjord-du-Saguenay.

L’observation des oiseaux est très accessible, car elle demande peu de matériel et se pratique un peu partout. Laissez-vous charmer par le gazouillis des oiseaux et partez en excursion ornithologique dans l'une de nos destinations!

Parc national des Îles-de-Boucherville Parc national des Îles-de-Boucherville
Parc national des Îles-de-Boucherville © Sépaq

Activités ornithologiques

Pour plusieurs ornithologues, l’arrivée du mois de mai signifie l’arrivée du Grand Défi organisé par le Regroupement QuébecOiseaux. Cette activité saura combler tous les ornithologues. Cette année, le défi se déroule du 1er au 31 mai 2018. Chaque équipe de participants choisit une journée pendant laquelle ils devront observer le plus d’oiseaux possible. Deux formules d’observations s’offrent aux équipes : la formule stationnaire ou la formule mobile.

Parc national de Plaisance

Le parc national de Plaisance est un endroit de choix pour observer une grande variété d’oiseaux. Situé au cœur d’un important corridor de migration, c’est l’emplacement du parc qui en fait un lieu de choix pour les activités ornithologiques. Tôt au printemps et à l’automne, plusieurs espèces d’oiseaux s’arrêtent sur le territoire du parc qui leur sert de halte pendant la migration.

Parmi les 250 espèces d’oiseaux observables, près d’une centaine y nichent. Le parc national de Plaisance regroupe une grande diversité d’habitats qui hébergent des espèces d’oiseaux différentes permettant ainsi à l’ornithologue d’observer une grande variété d’oiseau en seulement quelques kilomètres de randonnée.

Les canards sont aussi très présents sur le territoire. La rive nord de la rivière des Outaouais, qui se situe à la lisière du parc, est l’un des meilleurs endroits en Amérique du Nord pour observer la sauvagine. Parmi les 25 espèces ayant été observées jusqu’à présent, une dizaine y nichent durant l’été.

Parc national des Îles-de-Boucherville

Pour de nombreux ornithologues, le parc national des Îles-de-Boucherville est un lieu de prédilection. C’est la grande diversité des habitats présents qui font de ce parc un lieu idéal pour plusieurs espèces. Des champs en friche, des zones aquatiques et des îlots forestiers sont quelques-uns des milieux présents sur le territoire du parc.

Certaines espèces d’oiseaux sont très présentes, alors que d’autres se font plus timides. La paruline jaune, le chardonneret jaune, le moqueur chat, le pic flamboyant et le tyran tritri font partie des espèces omniprésentes. Par contre, le petit blongios, lui, est le plus difficile à repérer.

Parc national de Frontenac

La diversité des habitats présents au parc national de Frontenac est impressionnante. Elle attire plus de 200 espèces d’oiseaux provenant de 42 familles différentes sur le territoire du parc et ses environs. Parmi ces espèces, on retrouve le grand héron, l’oiseau emblématique du parc en raison de son impressionnant site de nidification.

Les milieux accueillants les oiseaux terrestres sont diversifiés. En effet, à de nombreux endroits aux bordures du parc, on retrouve des terres agricoles. Ce type milieu est excellent pour l’observation des oiseaux de proie. De plus, la tourbière, située dans le secteur Saint-Daniel, serait un des seuls endroits où il est possible d’observer la paruline à couronne rousse en période de nidification.

Parmi les oiseaux aquatiques, le huard à collier fait partie des nicheurs biens connus du parc. Celui-ci arrive au printemps après la fonte des glaces et s’installe pour nidifier. D’autres vont seulement faire une halte avant de continuer leur trajet migratoire.

Consultez la fiche de connaissances de Parc Parcours pour en apprendre plus sur les espèces présentes au parc.

Parc national des Îles-de-Boucherville
Parc national des Îles-de-Boucherville © Sépaq
Parc national de Frontenac
Parc national de Frontenac © Sépaq
Parc national du Bic
Parc national du Bic © Sépaq
Parc national de Plaisance
Parc national de Plaisance © Sépaq
Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé + 3 photos
Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé © Sépaq
© Shutterstock
© Shutterstock

Parc national du Bic

Le parc national du Bic est un excellent endroit pour l’observation des rapaces. Au printemps, 16 espèces de rapaces sont rapportées régulièrement. Le belvédère Raoul-Roy est un lieu de choix pour les ornithologues, car il se situe tout près d’un corridor de migration. En effet, de la fin mars jusqu’au début du mois de juin, des milliers d’oiseaux de proie empruntent cette voie passant au-dessus du belvédère.

Le meilleur moment pour observer la quinzaine d’espèces présente est de 10 h à 14 h. Durant cette période, des rapaces comme l’aigle royal, le balbuzard pêcheur, la buse pattue, le faucon pèlerin et bien d’autres planent au-dessus du territoire du parc.

Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé

Étant le nid de 110 000 fous de Bassan, l’Île Bonaventure est une destination incontournable pour les ornithologues. La colonie s’est installée sur l’Île, un endroit de choix pour leur reproduction. De plus, étant sur une Île, la colonie d’oiseaux marins se protège de plusieurs prédateurs assurant ainsi sa survie et sa sécurité. La proximité du golfe du Saint-Laurent permet à cette espèce de s’alimenter sans problème. Les visiteurs peuvent admirer les fous de Bassan de très près du 21 mai au 8 octobre 2018.

Parc national du Lac-Témiscouata

Le symbole animalier du parc du Lac-Témiscouata est le pygargue à tête blanche, un des oiseaux qui fréquente le territoire du parc avec plus de 150 autres espèces. Les lacs Touladi et le lac Témiscouata sont des étendues d’eau où vous pourriez apercevoir le pygargue planer.

L’équipe du parc a installé une caméra au milieu du nid du territoire. Sans déranger le pygargue, cette caméra permet d’observer la vie de cet oiseau. Vous pouvez aller rencontrer le garde-parc qui pourra vous montrer des images et des vidéos captées par cette caméra afin de vous en apprendre davantage sur cette famille d’aigles.

Parc national du Fjord-du-Saguenay

L’automne est la saison idéale pour l’observation des oiseaux au parc national du Fjord-du-Saguenay. La période de migration automnale vaut un détour vers Tadoussac. L’Observatoire des oiseaux de Tadoussac (OOT), le partenaire scientifique du parc, relève les espèces présentes sur le territoire.

L’OOT fait aussi le suivi nocturne de la petite nyctale et de la nyctale de Tengmalm chaque automne depuis 1996. Les chouettes sont capturées dans un filet japonais, baguées et ensuite retournées à la nature. Les activités de l’OOT ont permis de découvrir un cycle d’abondance de cette espèce aux 4 ans.

Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.