Créée en 1971, à la faveur de l'opération « Accessibilité » menée par le gouvernement d'alors pour démocratiser la pratique des activités de prélèvement faunique, la Réserve du Parc Mastigouche, qui deviendra plus tard la réserve faunique Mastigouche, permettra de récupérer des territoires occupés par des clubs de chasse et pêche à droit exclusif au bénéfice de la population du Québec. Parmi ces clubs, le Mastigouche, le Saint-Bernard et le Commodore occupent la majeure partie du territoire. Leurs membres sont majoritairement des Américains.
Au chapitre de l'héritage qu'ont pu laisser les clubs privés, il faut souligner la qualité du patrimoine bâti du club Commodore. Sur la berge du lac Shawinigan se dressent, depuis un siècle, plusieurs de ces grands chalets en bois rond. Situés sur un site exceptionnel et construits selon la technique de queues d'aronde, ils constituent le fleuron de cette réserve et sont offerts en forfait pêche ou vacances.
L'appellation Mastigouche provient de la désignation de l'ancien club privé de chasse et de pêche de Mastigouche, concédé en 1881 à Élisabeth Copeland de Berthier. Elle signifierait « là où le bois est petit » dans une langue amérindienne, probablement l'atikamekw.
En 1971, le territoire est établi en réserve de chasse et de pêche sous le nom de Réserve du Parc Mastigouche et sera, durant plusieurs années, mieux connu sous le nom de Parc Mastigouche. Sa consécration à titre de réserve faunique date de 1979.
Lors de votre séjour dans la réserve faunique Mastigouche, ne manquez pas ses principaux attraits :
Le lac Sorcier, l'un des plus populaires de la réserve faunique Mastigouche, tient son nom d'une vieille légende selon laquelle un sorcier hanterait son île empêchant les gens de dormir en faisant d'étranges bruits la nuit. D'où viennent donc les ouananiches du lac Sorcier? L'explication tient presque de la légende : ce seraient les membres de l'ancien club Saint-Bernard qui auraient ensemencé, vers 1920, les lacs Saint-Bernard, Sans-Bout et Sorcier avec des ouananiches provenant du lac Saint-Jean. Avec le temps, la ouananiche est disparue des lacs Saint-Bernard et Sans-Bout, mais demeure bien frétillante dans les eaux du lac Sorcier.
Grâce à une entreprise locale, Bio-Diesel Québec, la réserve faunique Mastigouche est désormais approvisionnée en biocarburant pour la propulsion de sa machinerie lourde. Ainsi, des niveleuses, des pelles hydrauliques, une débroussailleuse sur roues, un 10 roues et une génératrice carburent maintenant au biodiesel.
En plus de contribuer à la valorisation des matières résiduelles, ce choix permet de diminuer considérablement la consommation annuelle de pétrole de la réserve faunique. On prévoit que l'importance de l'économie d'essence ira en s'accroissant dans les prochaines années. L'utilisation du biodiesel diminue les émissions de gaz à effet de serre de 60 % à 85 % tout en augmentant la performance de la machinerie.
1565 km2
Plusieurs espèces, dont :
Une trentaine d'espèces de mammifères, dont :
Différents types d'érablières ainsi que des peuplements mélangés et résineux.