La réserve faunique des Laurentides jouit d'une grande notoriété. On y récolte année après année quelque 400 000 truites mouchetées indigènes. L'équipe de l'aménagement de la faune de la réserve, en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles, assure le suivi de l'espèce par plan d'eau. Pour ce faire, elle procède à plusieurs travaux, dont le contrôle d'espèces indésirables ou la restauration de frayères.
Étape essentielle avant de planifier un aménagement, la caractérisation des cours d'eau vise à déterminer la qualité et l'étendue des habitats de reproduction de l'omble de fontaine et à fixer les normes d'exploitation (de 13 à 15 diagnoses par an).
Actuellement, plus de 50 lacs sont sous aménagements et plus de 100 frayères ont été restaurées. On distribue quelque 150 000 oeufs dans une centaine de boîtes d'incubation dans les frayères aménagées. Ce qui permet la production de quelque 135 000 alevins vésiculés d'omble de fontaine, soit un taux moyen d'éclosion de 90 %.
Le grand lac Jacques-Cartier bénéficie lui aussi d'efforts de conditionnement avec plus de 20 000 oeufs fécondés de touladi disposés dans 5 boîtes d'incubation en suspension sur 3 frayères aménagées en eau profonde.
Les efforts de capture d'omble de fontaine permettent de capturer environ 15 000 individus. Tous ces ombles de fontaine capturés sont relocalisés afin de répondre aux objectifs de qualité de pêche et de support de plans d'eau en restauration.
À la suite de la création d'un obstacle à la montaison d'espèces indésirables au lac Montagnais, nous effectuons tôt au printemps la capture d'un grand nombre d'individus durant la période de fraie du meunier noir. Ce qui nous permet d'améliorer significativement la pêche sportive de l'omble de fontaine.
La réserve faunique des Laurentides est l'hôte du Cégep de Saint-Félicien qui y tient, depuis plusieurs années, un stage de formation. Ces futurs techniciens (environ 20) participent aux travaux d'inventaire et diagnose, retrait massif d’espèces indésirables, capture et relocalisation (omble de fontaine) et d'aménagement de nouveaux sites de fraie.
La Sépaq souligne l’implication de la Fondation de la faune du Québec pour sa contribution financière à des projets majeurs qui ont été réalisés dans la réserve faunique des Laurentides. Sans cette participation, des projets comme la restauration de la frayère du lac Malbaie et plusieurs autres n'auraient pu être réalisés.
La forêt de la réserve faunique des Laurentides est exploitée par l'industrie forestière en vertu de contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) accordés par le ministère des Ressources naturelles du Québec. Dans le souci de mieux harmoniser les pratiques offertes dans la réserve, des discussions sont initiées par la Sépaq auprès de l’industrie pour que soient appliquées des mesures visant à minimiser les conflits d’usage et les impacts sur la biodiversité, le paysage et l’ambiance entourant les activités récréatives.
Aucun ensemencement n’est fait sur le territoire de la réserve faunique des Laurentides. Le poisson est donc indigène partout. La réserve s’assure toutefois de conserver une qualité de pêche en procédant à la relocalisation de truites et en réalisant des aménagements fauniques (restauration de frayères).
La station de biologie de la réserve faunique des Laurentides est un territoire comprenant 5 lacs qui sont exclus du plan de pêche. Ils ne servent qu’à la capture de géniteurs pour la laitance et les œufs, en vue de restaurer des frayères.
Créée en 1990, la réserve écologique Thomas-Fortin couvre une superficie de 124 ha à 50 km au nord-ouest de Baie-Saint-Paul et à 2 km à l'ouest du parc des Grands-Jardins, dans la réserve faunique des Laurentides. Elle a été créée dans le but de conserver une couverture végétale du domaine de la sapinière à bouleau blanc qui n'aurait pas été perturbée par le feu, ni par les épidémies d'insectes. Son nom rend hommage à Thomas Fortin (1858-1941), qui fut l’instigateur de la création du parc des Laurentides en 1895.