Bien connaître les parcs pour mieux les conserver est le fondement qui justifie tous les efforts investis en inventaires, en suivis et en recherches scientifiques. Au parc national de la Yamaska, parmi les différents projets d'étude sur la faune et la flore, un des principaux objectifs consiste à « transformer » le réservoir Choinière en un laboratoire naturel pour mieux comprendre la dynamique des algues bleu-vert, aussi appelées cyanobactéries.
Les algues bleu-vert sont présentes dans tous les plans d'eau, même les plus sains. Depuis quelques années, le réservoir Choinière a connu des proliférations épisodiques d'algues bleu-vert. Les apports nutritifs, qui résultent des activités humaines dans le bassin versant sont la cause de ces phénomènes intermittents. Le parc ne peut pas agir directement sur ces sources de pollution. Cependant, il entend contribuer au développement des connaissances et à l'identification de solutions possibles en encourageant la recherche et les avancées scientifiques en ce domaine.
Des efforts sont déjà consentis à la recherche dans les parcs, mais les besoins demeurent quand même importants. La liste ci-dessous identifie les besoins et potentiels de recherche pour lesquels le parc souhaite développer des projets de recherche. Si vous êtes chercheur et désirez mettre en place un projet dans le parc, n'hésitez pas à communiquer avec le responsable du service la conservation et de l'éducation du parc.
Alain Mochon : 450 776-7183
mochon.alain@sepaq.com
Les documents ci-dessous vous guideront aussi sur les démarches à suivre, la logistique et les priorités et potentiels de recherche dans le parc.
Pour en savoir plus sur la recherche scientifique dans le réseau Parcs Québec
Un protocole exploratoire d’étude des toxines d’algues bleu-vert et des herbicides agricoles sur les moules sera mis à l’essai au cours de la saison estivale à trois stations d’échantillonnage dans le bassin de la rivière Yamaska, incluant le réservoir Choinière.

Dans le cadre d’un vaste projet de recherche sur l’impact des algues bleu-vert et des herbicides agricoles sur les organismes aquatiques, une équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Montréal, de l’Institut national de recherche scientifique (Institut Armand-Frappier) et d’Environnement Canada élaborera une nouvelle facette expérimentale utilisant une espèce commune de moules, l’elliptio de l’Est (Elliptio complanata), comme bio-indicateur.
Les moules représentent des organismes macrobenthiques qui pourraient être un lien possible d’accumulation et de transfert des cyanotoxines. L’objectif est d’évaluer leur état de santé après une immersion en cage pendant une dizaine de semaines à quelques sites du bassin de la rivière Yamaska, dont le réservoir Choinière au parc national de la Yamaska. Par la suite, l’approche expérimentale sera évaluée à l’aide de tests immunologiques et biochimiques sur l’hémolymphe des moules et d’analyses tissulaires des rétinoïdes et caroténoïdes.