Parc national du Fjord-du-Saguenay

Portrait du parc

Histoire de la création du parc national du Fjord-du-Saguenay

Dès les années 1970, le gouvernement du Québec se porte acquéreur de terrains en vue de protéger les rives du fjord. À l'automne 1982 se tiennent les audiences publiques pour présenter la vocation, les limites, le zonage et le concept d'aménagement prévus pour le nouveau parc. À la suite de ces audiences, l'acquisition de terrains se poursuit afin de regrouper et de protéger sous un même statut, des sites d'intérêt national.

Enfin, le 8 juin 1983, le parc est créé et désigné parc de conservation, le quatrième de cette nature dans le réseau québécois. Une telle classification consacre la vocation particulière de ce territoire représentatif d'une région naturelle du Québec, dont le fjord constitue un élément exceptionnel sous cette latitude. Aujourd'hui, comme tous les parcs du réseau, le parc a délaissé le statut de parc de conservation et a acquis le statut de parc national.

En 1984, les gouvernements du Québec et de la France signent une entente de jumelage du parc national du Fjord-du-Saguenay et du parc national des Cévennes en France. Cette entente résulte du désir d'impliquer les administrateurs des parcs ainsi que les populations des collectivités environnantes dans des actions communes visant la sauvegarde des patrimoines naturel et culturel.


Le patrimoine naturel du parc

Le fjord : une vallée glaciaire envahie par la mer

Majestueusement encaissé au creux de deux massifs montagneux, le fjord du Saguenay s'écoule de St-Fulgence à Tadoussac. Cette vallée d'origine glaciaire est le résultat d'un effondrement survenu il y a plus de 175 millions d'années. Elle fut surcreusée et polie sous le passage des glaciers, puis, envahie d'eau de mer. Longue de 100 km, large de 2 à 3 km, cette unité géologique unique compte parmi les fjords les plus longs et les plus méridionaux du monde!

Un cocktail d'eaux douces et salées (Hydrologie)

Les eaux du fjord se caractérisent par la superposition de deux couches d'eau. En surface s'écoule l'eau douce, provenant principalement du lac Saint-Jean. L'eau salée du fleuve Saint-Laurent compose la couche d'eau profonde, qui constitue 93 % de la masse d'eau. Les marées, qui peuvent atteindre jusqu'à 6,5 m d'amplitude, se font sentir deux fois par jour. On dit alors qu'elles sont « semi-diurnes ».

La flore... dans tous ses états!

Au cœur de la sapinière à bouleau jaune, les conifères dominent les paysages du parc national du Fjord-du-Saguenay. Alors qu'une flore artique-alpine évolue sur les plus hauts sommets du parc, quelques peuplements de feuillus croissent au creux des vallées. Quelques espèces audacieuses parviennent même à s'enraciner dans le mince substrat  des falaises bordant le fjord! Décidément, la flore du parc n'a rien de banal!

Un territoire qui grouille de vie!

L'enchaînement des environnements forestiers et marins engendre une diversité biologique étonnante. Alors que les loups, ours noirs, lynx du Canada, castors et orignaux habitent les forêts du parc, les phoques communs, bélugas, petits rorquals et autres mammifères marins s'observent à partir des rives. À l'automne, alors que l'omble de fontaine anadrome revient des eaux salées pour frayer en eau douce, le territoire de Tadoussac s'anime d'une riche vie aviaire en déplacement migratoire.

Des espèces à protéger

Sur ce territoire où la vie prend forme de multiples façons se trouvent certaines espèces qui retiennent l'attention. Quelques couples de faucons pèlerins, l'emblème animalier du parc, nichent sur les parois adjacentes au fjord, où évoluent discrètement des fougères peu communes de même que des carex en situation précaire. Une orchidée sans chlorophylle, la corallorhize striée, compte aussi parmi les espèces végétales protégées. La nuit venue, le territoire est survolé par 7 espèces de chauves-souris, dont 4 font l'objet d'un statut de protection.


Le patrimoine culturel du parc

L'occupation amérindienne

Les vestiges retrouvés sur le territoire du parc témoignent d'une aventure humaine vieille de plusieurs milliers d'années. Avant même la venue des premiers grands explorateurs, ces populations autochtones entreront notamment en contact avec les Basques, venus d'Europe pour chasser la baleine. Pour les Amérindiens, le fjord portait le nom de PITCHITAOUITCHEZ, ce qui signifie « qui coule entre deux montagnes ».

Les premiers Européens

A son arrivée en 1535, Cartier rebaptisera le fjord de son nom actuel : « Saguenay ». En 1603, Champlain s'aventurera sur cette voie d'eau mythique. Il y conclura d'ailleurs un important traité avec les Amérindiens. Tadoussac s'inscrira rapidement comme carrefour d'échanges commerciaux. La traite des fourrures sera au cœur de l'économie de la région pendant de nombreuses années.

L'utilisation du territoire

À partir de 1838, le Saguenay s'ouvre à la colonisation. Chaque petite baie du fjord reçoit à un moment ou l'autre, entre 1840 et 1920, un moulin à scie. L'exploitation des ressources du Bas-Saguenay est intensive, mais l'occupation du territoire est éphémère. Le déclin de l'industrie du sciage, l'épuisement des forêts de pins et la topographie accidentée sont autant de facteurs qui ne favorisent en rien l'occupation du territoire. Cette conjoncture explique le maintien du caractère sauvage et naturel du territoire actuel.

Saviez-vous que...

Le parc en chiffres

Année de création : 1983
Superficie : 319 km2
Périmètre : 440 km
Fréquentation annuelle : 95 000 jours-visites


Liste des espèces

Amphibiens et reptiles

Espèces en péril

Mammifères

Oiseaux


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