Bien connaître les parcs pour mieux les conserver est le fondement qui justifie tous les efforts investis en inventaires, en suivis et en recherches scientifiques. Au parc national du Fjord-du-Saguenay, la recherche prend plusieurs directions, dont voici quelques exemples. Au secteur de La Baie-Ste-Marguerite, d'importants travaux d'archéologie s'effectuent chaque année pour mettre en lumière les vestiges d'une occupation humaine millénaire. L'automne venu, le secteur de la Baie-de-Tadoussac se transforme en véritable carrefour migratoire de la faune ailée. L'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac y étudie l'évolution démographique des espèces boréales depuis 1993. Quelque 15 000 rapaces et 290 000 oiseaux d'autres espèces y sont comptabilisés en moyenne chaque automne. Certaines études visent par ailleurs à documenter la situation d'espèces particulières. Par exemple, un suivi de population de corallorhize striée, une orchidée rare, s'effectue chaque année. Des pièges à poils visent par ailleurs à confirmer la présence du couguar.
Des efforts sont déjà consentis à la recherche dans les parcs mais les besoins demeurent quand même importants. La liste ci-dessous identifie les besoins et potentiels de recherche pour lesquels le parc souhaite développer des projets de recherche. Si vous êtes chercheur et que vous désirez mettre en place un projet dans le parc, n'hésitez pas à communiquer avec la responsable du service de la conservation et de l'éducation du parc.
Yana Desautels : 418 272-1509, poste 228
desautels.yana@sepaq.com
Les documents ci-dessous vous guideront aussi sur les démarches à suivre, la logistique et les priorités et potentiels de recherche dans le parc.
Pour en savoir plus sur la recherche scientifique dans le réseau Parcs Québec
Le secteur de La Baie-de-Tadoussac constitue un lieu stratégique pour mener un suivi de plus d'une quinzaine d'espèces d’oiseaux migrateurs nichant en forêt boréale. L'OOT (Observatoire d’oiseaux de Tadoussac) effectue un programme de surveillance à long terme de ces espèces peu étudiées au Québec.

Paruline du Canada
Globalement, l’OOT cherche à documenter la migration des passereaux néotropicaux. La Paruline du Canada (espèce menacée) sera particulièrement visée par cette étude.
Durant quatre semaines au printemps, l’OOT effectue un suivi standardisé via des relevés visuels et des activités de baguage. Pour les relevés visuels, le recenseur dénombrera les oiseaux en migration et identifiera le maximum d’individus possible en fonction de l’espèce ou de la famille.
Ces relevés visuels seront combinés à une station de baguage pilotée par deux bagueurs professionnels et une équipe de bénévoles et de stagiaires.