|
|
|
1-800-665-6527
|
|
 |
|
|
Historique
On sait peu de choses sur l'occupation de la région du parc national du Mont-Orford avant l'arrivée des Européens en Amérique du Nord. Il faut attendre la guerre d'Indépendance américaine pour que s'amorce le peuplement de ce qui deviendra The Eastern Townships ou les Cantons-de-l'Est.
La proclamation de 1792 spécifie que le territoire à concéder dans le Bas-Canada sera divisé en cantons. Le territoire du parc national du Mont-Orford se retrouve surtout dans la partie appellé « canton d'Orford ». Ce nom rappelle le nom d'un village, du comté de Suffolk en Angleterre.
Pendant des années, le canton d'Orford est presque inhabité malgré la construction, en 1810, du Boston Road, chemin emprunté par les diligences pour se rendre de Québec à Boston. Le mouvement de colonisation se ranime un peu après 1820. Le gouvernement du Bas-Canada compte sur l'immigration britannique pour peupler la région des Cantons-de-l'Est. Pour organiser ce mouvement, il se fie à la British American Land Co., qui devient propriétaire de toutes les réserves de la Couronne, et au clergé de plusieurs comtés. Il
se fie également à son agent des terres pour la région, William Bowman Felton. Dès 1830, les rangs XVII et XVIII du canton d'Orford portent les noms de Maria, Mathilda et Octavia Felton. Ces demoiselles se retrouvent ainsi les premières propriétaires de l'étang aux Cerises et du mont Orford ! En 1848, la British American Land Co. acquiert à peu près tous les autres lots qui formeront le parc.
Ce n'est cependant qu'à la fin du 19e siècle que s'amorce une certaine occupation de ces lieux. Depuis déjà quelques années, un médecin de Magog se préoccupe grandement du développement de la région. À partir de 1920, le docteur G.A. Bowen tente d'intéresser différents intervenants au projet qui lui est cher : de créer un parc autour de cette montagne qui surplombe la ville de Magog. Toutefois les choses progressent très lentement. La création du parc national du Mont-Orford, le 8 avril 1938, est
l'aboutissement d'un effort collectif régional. En effet, 27 municipalités de la région se sont alors entendues pour acquérir et céder au gouvernement du Québec un territoire pour fin de création d'un parc.
Dès les toutes premières années de l'existence du parc, un terrain de golf et un chalet y sont construits, et la première remontée mécanique est installée sur la montagne. Le chalet pour les skieurs est inauguré en 1943.
Dans les années 50 viennent s'y installer les Jeunesses musicales du Canada, qui sont à l'origine du Centre d'Arts Orford.
En 1967, le ministère responsable des parcs inaugure la route d'accès et le terrain de camping situé sur les bords du lac Stukely. Il procède également à l'inventaire écologique du territoire, élabore un programme d'éducation afin de sensibiliser les usagers aux richesses naturelles du parc et met en place des sentiers d'interprétation. En 1975, le parc passe de 41 à 58 km² dans le but, notamment, de mieux protéger les cerfs de Virginie. C'est à ce moment que la base de plein air Jouvence est intégrée au parc.
En 1979, à la suite d'audiences publiques, le parc est officiellement consacré « parc de récréation », c'est-à-dire un territoire où la pratique d'activités de plein air et la protection du milieu naturel cohabitent harmonieusement.
L'histoire du parc national du Mont-Orford démontre que ce parc est original à plus d'un titre : d'abord, par sa petite taille qui lui a probablement évité toute forme d'exploitation forestière ou minière, puis surtout par la place prépondérante jouée par les partenaires du milieu régional depuis son origine.
|
|
|
|
| |
| | | | |
| | | | | | |
© 2008 La Sépaq, tous droits réservés.
|
|