Parc national du Mont-Orford

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Les enjeux de conservation au parc national du Mont-Orford

Un parc national est créé pour protéger des milieux naturels représentatifs ou particuliers et des paysages d'une région. Ces territoires doivent aussi être mis en valeur par l'interprétation du patrimoine naturel et culturel et par des activités de plein air extensives. Les enjeux de conservation découlent alors de la recherche de l'équilibre entre la protection et l'accessibilité de ces aires protégées. Plus spécifiquement, la mission du parc national du Mont-Orford est de protéger un échantillon représentatif de la région naturelle des monts Sutton, qui constituent le prolongement des montagnes Vertes du Vermont.

Au parc national du Mont-Orford, trois facteurs nous préoccupent particulièrement :

  • Un parc très fréquenté
    Le parc est un des endroits les plus achalandés du réseau Parcs Québec. Conséquemment, une vigilance continuelle est nécessaire pour s'assurer de la qualité de nos aménagements et pour intervenir au besoin si l'on observe des risques d'impacts sur le milieu naturel.
  • Passé de récréation
    Historiquement, le développement du parc n'a pas toujours été fait avec la notion de conservation en priorité. Nous devons nous assurer que la gestion des équipements en place se fait le plus possible dans le respect de la mission des parcs.
  • Développement périphérique
    Au cœur d'une région touristique importante et juxtaposés à une zone urbaine en expansion, les territoires en périphérie du parc se développent rapidement et les écosystèmes du parc pourraient devenir de plus en plus isolés.

Les outils de gestion du parc

Pour faire face aux enjeux de conservation, la première étape est de bien connaître le territoire sous notre gestion. Toutes ces informations sont compilées dans la Synthèse des connaissances du parc qui compile l'ensemble de ce qui est connu sur le milieu naturel et sur l'histoire du territoire. Cette synthèse est mise à jour périodiquement afin d'y intégrer toutes les nouvelles données issues des activités d'acquisition de connaissances.

Pour réaliser des gestes concrets visant à enrichir nos connaissances et à gérer adéquatement le milieu, nous avons mis en place notre plan de conservation. Ce dernier identifie et priorise tous les enjeux de conservation du parc et  les actions à prendre pour faire face aux problématiques identifiées.

Finalement, le parc dispose d'un plan de protection qui définit et encadre les problématiques spécifiques à l'application réglementaire.

Saviez-vous que...

Un partenaire d’importance!

Le saviez-vous, le parc national du Mont-Orford s’est allié à un partenaire d’importance en Estrie pour travailler aux enjeux de conservation de la zone périphérique du parc? En effet, depuis 2014, nous comptons sur l’expertise de Corridor appalachien pour identifier les corridors naturels qui relient le parc aux grands noyaux de conservations avoisinants (Massifs forestiers suffisamment grands pour permettre la survie des espèces représentatives de la région naturelle des monts Sutton). Cet organisme de conservation sans but lucratif a pour mission de protéger les milieux naturels de la région des Appalaches.

En 2014, le Corridor appalachien s’est employé à valider sur le terrain les corridors naturels préalablement identifiés à l’aide de la géomatique entre le parc national du Mont-Orford et les massifs forestiers du sud du parc. Pour les sections longeant l’autoroute 10, les aspects physiques et biologiques (présence de milieux humides, cours d’eau, pente, crêtes, couvert forestier, éléments de fragmentation, etc.) ont été vérifiés selon un protocole élaboré en collaboration avec le Ministère des Transports du Québec. Ces corridors naturels ont par la suite été cartographiés. Des propriétaires situés dans les corridors ayant des enjeux de conservation (ex. : maintien de la connectivité entre les massifs forestiers) ont été rencontrés et sensibilisés afin de les accompagner dans une démarche visant la conservation à perpétuité de leur propriété.

En 2015, une deuxième phase du projet a eu lieu. Elle visait à identifier les zones prioritaires à conserver dans la zone périphérique au nord du parc (zone du lac Brompton) et à faire du démarchage auprès des propriétaires ciblés. Le territoire a été décrit de façon détaillée et les zones sensibles ont été identifiées (espèces en situation précaire, milieux humides, etc.).

Dans un contexte de développement croissant, il est important de s’attarder à la zone tampon autour du parc afin de minimiser les utilisations du sol qui sont en contradiction avec sa mission. Celle-ci étant entre autres de maintenir des habitats viables pour les populations animales et végétales, mais également de s’assurer que les espèces n’y sont pas confinées.

Zone périphérique
Crédit photo : Claudia Lascelles


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