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Historique

Ce secteur giboyeux du massif des Laurentides, fréquenté avant la fin du 19e siècle par les chasseurs montagnais, devient en 1890 le réputé club privé de chasse au caribou et de pêche de l'omble de fontaine : le Club La Roche, sous la direction de monsieur William Hume Blake. Ce club a été créé par quelques riches villégiateurs américains et ontariens installés à la Malbaie qui ont comparé les couleurs et les textures de la végétation nordique à la splendeur des jardins à l'anglaise. Ces occupants conservèrent leur privilège jusqu'en 1968.

Un chemin d'hiver achevé en 1850 et reliant Saint-Urbain à La Baie donne pour la première fois un accès direct par voie terrestre au secteur. Des abris construits le long du chemin servent d'étapes aux voyageurs et, parfois, aux postiers, aux chasseurs et aux pêcheurs. La route 381, qui traverse la partie est du parc, est construite sur le tracé d'une ancienne piste qui reliait Baie-Saint-Paul à La Baie. Aujourd'hui, la route du «petit parc», comme on l'appelle communément, constitue un lien entre la région du Saguenay et celle de Charlevoix.

En 1895, le parc national des Laurentides a été créé en y insérant le territoire du club; monsieur Thomas Fortin, coureur des bois de Saint-Urbain, a été désigné comme premier officier représentant le gouvernement et responsable de la délimitation du périmètre du parc.

En réalité, le «parc des Laurentides» était plutôt une réserve forestière qui, plus tard, est devenue une constituante du réseau des réserves fauniques que nous connaissons aujourd'hui.

C'est en 1981 que le gouvernement du Québec établit son premier réseau de parc de conservation et que les Grands-Jardins de Charlevoix se voient accorder ce statut.

En 1988, l'UNESCO enchâsse le parc national des Grands-Jardins au coeur de la réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix, consacrant ainsi sa vocation internationale comme élément essentiel à la conservation de la biodiversité de ce site exceptionnel.

Depuis ce temps, deux feux de forêts majeurs ont ravagé la forêt des Grands-Jardins, soit en 1991 et 1999. Ces événements dramatiques à première vue sont toutefois bénéfiques pour une multitude d'espèces fauniques. Contrairement à la pensée populaire, l'écosystème d'après feu est dynamique, ce qui donne au territoire du parc national des Grands-Jardins, une saveur bien particulière. Venez constater par vous-même cette forêt jeune et grouillante de vie.


 



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