Un parc national est créé pour protéger des milieux naturels représentatifs ou particuliers et des paysages d'une région. Ces territoires doivent aussi être mis en valeur par l'interprétation du patrimoine naturel et culturel et par des activités de plein air extensives. Les enjeux de conservation découlent alors de la recherche de l'équilibre entre la protection et l'accessibilité de ces aires protégées.
Au parc national des Grands-Jardins, ces enjeux particuliers sont la protection des habitats aquatiques et la protection des sommets.
Les activités de pêche et de villégiature et les infrastructures en périphérie des lacs et des cours d'eau exercent inévitablement une pression sur le milieu aquatique. C'est pourquoi le parc assure un suivi rigoureux des quotas de pêche et des infrastructures, procède à l'identification des frayères et à la caractérisation des plans d'eau afin d'assurer le maintien à long terme des populations d'ombles de fontaine et d'ombles chevalier et de l'ensemble de l'écosystème aquatique dont elles dépendent.
Les randonneurs visant l'atteinte des sommets aux panoramas spectaculaires oublient qu'à leurs pieds se trouve un écosystème méconnu et fragile. Affrontant quotidiennement la sécheresse, le froid et les rayons ardents du soleil, ces plantes arctiques-alpines sont pourtant sensibles au piétinement. Des aménagements adaptés, une sensibilisation accrue des randonneurs et une meilleure connaissance des conditions de vie des plantes arctiques-alpines aideront à en assurer la protection permanente.
Pour faire face aux enjeux de conservation, la première étape est de bien connaître le territoire sous notre gestion. Toutes ces informations sont compilées dans la Synthèse des connaissances du parc qui compile l'ensemble de ce qui est connu sur le milieu naturel et sur l'histoire du territoire. Cette synthèse est mise à jour périodiquement afin d'y intégrer toutes les nouvelles données issues des activités d'acquisition de connaissances.
Pour réaliser des gestes concrets visant à enrichir nos connaissances et à gérer adéquatement le milieu, nous sommes à mettre en place notre plan de conservation. Ce dernier identifie et priorise tous les enjeux de conservation du parc et les actions à prendre pour faire face aux problématiques identifiées.
Finalement, le parc dispose d'un plan de protection qui identifie et encadre les problématiques spécifiques à l'application réglementaire.
Quoi de plus tentant qu’un arbre mort pour alimenter son feu de camp. Pourtant en agissant ainsi vous privez des centaines d’espèces d’une source importante de nourriture et d’abris. Merci de respecter le règlement, car pour la vie en forêt, un arbre mort vaut son pesant d’or.

Arbre mort
Les arbres morts sont aussi utiles que les arbres vivants. Mais qui est le locataire ici ?
Les feux et la tordeuse des bourgeons de l’épinette ont tué beaucoup d’arbres dans le parc national des Grands-Jardins. Mais ne vous fiez pas aux apparences, la vie foisonne ici !
Avant même que les arbres morts ne tombent au sol, ils sont utilisés comme logis par de nombreux oiseaux et mammifères. Les pics y creusent des trous profonds pour élever leurs familles. Les chauves-souris, écureuils roux, tamias et polatouches en font ensuite leur demeure. Le garrot à œil d’or et le grand harle en font de même.
Une fois couchés au sol, les arbres morts sont hôtes de nombreux insectes et champignons qui servent de nourriture aux amphibiens, aux petits rongeurs et même aux ours noirs.