Les parcs nationaux du Québec sont des laboratoires naturels privilégiés pour la recherche scientifique puisqu'ils préservent des écosystèmes de haut niveau d'intégrité écologique. Ils peuvent être utilisés comme sites de référence pour étudier des phénomènes que l'on n'observe que rarement ailleurs ou encore afin de mieux comprendre les impacts des activités humaines sur des territoires non protégés.
Les connaissances scientifiques sont à la base de la conservation dans les parcs. Les activités d'inventaires, de suivis et de recherche visent à améliorer notre compréhension du territoire afin d'éclairer nos processus décisionnels. Les résultats de ces études contribuent aussi au développement de programmes éducatifs pertinents et enrichissants pour les visiteurs.
Dans l'ensemble du réseau, plus de 200 projets ont lieu chaque année. Consultez notre bulletin de conservation annuel pour voir des exemples concrets.
Pour nous aider à mieux orienter ces projets et pour favoriser la communication entre les intervenants, nous avons aussi mis en place des tables scientifiques régionales dans toutes les régions du Québec où l'on retrouve des parcs nationaux.
Les besoins en recherche dans les parcs sont encore grands et l'expertise externe est toujours nécessaire pour la réalisation de ces projets. Nous souhaitons ainsi développer plus de partenariats de recherche avec la communauté scientifique. Réaliser un projet de recherche dans un parc est simple et peut présenter plusieurs avantages :
Si vous souhaitez entreprendre un projet de recherche scientifique dans un parc national, vous trouverez dans les documents ci-dessous toutes les informations nécessaires.
Si vous souhaitez mettre en place un projet dans un parc spécifique, visitez la section Recherche scientifique de ce parc.
Le Programme de suivi de l’intégrité écologique (PSIE), implanté en 2003, permet de vérifier l’évolution de l’état de l’intégrité écologique de l’ensemble des parcs nationaux du Québec. Puisque les indicateurs utilisés dans le PSIE ne possèdent pas la même capacité à fournir de l’information sur l’intégrité écologique, nous devions attribuer une importance relative (appelée puissance écologique) aux différents indicateurs. La technique du processus d’analyse hiérarchique a permis de regrouper les indicateurs en trois groupes de puissance écologique en se basant sur l’expertise et le jugement de 72 scientifiques. Parmi eux se retrouvaient des chercheurs de neuf universités ainsi que plusieurs professionnels d’organismes publics et privés.

L’état de la faune benthique et la fragmentation du territoire sont parmi les indicateurs ayant été jugés les plus révélateurs de la variation du niveau de l’intégrité écologique selon les scientifiques. En ayant attribué une importance relative aux indicateurs, la mise en commun de l'expertise et du jugement de ces experts nous permettra de porter un regard plus précis sur l’évolution de l’intégrité écologique des parcs nationaux québécois.