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Historique

Une histoire marquée par le fleuve « Fin août 1535. Trois petits navires, arborant les armoiries du roi François 1 de France, remontent le fleuve Saint-Laurent au gré des brises de la fin de l'été. Dimanche 29 août, en vue d'un site d'une grande beauté, le capitaine ordonne de jeter l'ancre dans un havre naturel, entouré d'îlots et de promontoires, et véritable refuge contre les vents et les courants du fleuve. Fin observateur, le capitaine et navigateur malouin décrit minutieusement l'endroit dans son journal de bord et mercredi 1 septembre, la petite flottille lève l'ancre et hisse la grande voile. Jacques Cartier et ses équipages quittaient le Bic. » (M.L.C.P., Lemieux , Paul. C'est arrivé par chez-nous, 1986, p. 249) Bien avant la venue d'explorateurs européens, les Amérindiens ont fréquenté le territoire. Leur présence au Bic ne fait plus aucun doute. Les recherches archéologiques ont mis à jour de nombreux vestiges attestant la présence de campements autochtones dont certains remonteraient à quelque 8 000 ans.

Un point de repère et un lieu stratégique

À partir du 17e siècle, le Bic est le foyer de plusieurs épisodes de l'histoire venue du fleuve. Ainsi, la montagne haute de plus de 1 000 pieds que Champlain a ainsi décrite en 1603, devient le point de repère pour l'ensemble des navigateurs. À la vue du pic Champlain, ces derniers obliquent vers Tadoussac et poursuivent leur route sur le chenal nord.

Le site a aussi joué un rôle déterminant dans le plan de défense militaire de la Nouvelle-France. Il devient plus tard la station des pilotes du Saint-Laurent, car, à partir du Bic, la navigation sur le fleuve demande une connaissance approfondie de la route à suivre en raison des nombreux obstacles. En 1768, les premiers pilotes prennent feux et lieux à cap à l'Orignal ou sur la pointe du Vieux-Bic, mais la station de pilotage est située sur l'île du Bic.


Un décor de rêve pour villégiateurs

Si le site connaît une certaine activité portuaire jusqu'en 1930, c'est davantage son caractère enchanteur qui caractérise son entrée dans le 20e siècle : il devint un lieu de villégiature très prisé, accueillant des Américains et des Canadiens anglais très fortunés.

Depuis des décennies, le territoire est fréquenté par les amateurs de plein air, les ornithologues, les botanistes, les géologues, les plaisanciers, les peintres et les
                                                     photographes qui en ont venté les beautés.

Au début des années 60, il est question d'en faire un parc afin de rendre ce lieu exceptionnel accessible à l'ensemble des Québécois. Ce n'est cependant qu'en 1977 que le gouvernement adopte la Loi sur les parcs qui permet sa création, en 1984. D'une superficie de 33 km² dont plus de la moitié est marine, ce parc répond à la fois aux critères de représentativité d'une région naturelle du Québec et à celui du caractère exceptionnel de sa flore et de sa géomorphologie.

En 1988 , cinq activités font partie du programme de base dont la thématique est «Un paysage hérité de la mer». Dès 1992, le parc inaugure un centre de découverte et de services avec exposition permanente sur le parc et une salle de projection.

Aujourd'hui plusieurs milliers de visiteurs fréquentent chaque année ce territoire d'une rare beauté.


 



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